dimanche 3 juin 2018

SI HAUT LE SUD, CHANT A L'ARGENTINE

  Si haut le Sud !Aiguille, œil de pampa, pierre sans cils,silence au fil tranchant, clarté, diamant,solitude, stature qui se cambre de la terre aux étoiles,à cette équerre en croix de la constellationoù les épaules envieuses des Andes mesurent leur désir.Dédaignez ce que vous voyez, la barbe de l'aïeul éteint*,et regardez comme il se dresse, les pieds en pleurs dans cette neigequi fond, comme la force qui pétrit et qui libère des cascades,et tout son corps, et tout son corps bombant son grand thorax,son immense thorax... [Lire la suite]

jeudi 4 octobre 2012

SOUS LA PLUIE ETRANGERE...Extrait

Je ne vais pas avoir honte de mes tristesses, de mes nostalgies. Je regrette la petite rue où on a tué mon chien, et j’ai pleuré près de sa mort, et je suis collé au pavé sanglant où mon chien est mort, j’existe toujours à partir de ça, j’existe de ça, je suis ça, je ne demanderai la permission à personne d’avoir la nostalgie de ça.    Suis-je autre chose, peut-être ? Des dictatures militaires sont venues, des gouvernements civils et de nouvelles dictatures militaires, ils m’ont privé de mes livres, de mon pain, de mon... [Lire la suite]
Posté par emmila à 19:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
vendredi 23 mars 2012

DEBARCADERES...Extrait

(…) Nous sommes là tous deux comme devant la mer sous l’avance saline des souvenirs. De ton chapeau aérien à tes talons presque pointus tu es légère et parcouruecomme si les oiseaux striés par la lumière de ta patrie remontaient le courant de tes rêves.Tu voudrais jeter des ponts de soleil entre des pays que séparent des océans et des climats, et qui s’ignorent toujours.Les soirs de Montevideo ne seront pas couronnées de célestes roses pyrénéennes,Les monts de Janeiro toujours brûlants et jamais consumés ne pâliront point sous les... [Lire la suite]
Posté par emmila à 16:46 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
jeudi 1 décembre 2011

CANTOS ARGENTINOS

Tiempo hueco barato parte donde guitarras blanda se enredan en las piernas y mujeres sin rostro sin senos ni pestañas con el vientre de piedra lloran en los caminos. Ah giro de los vientos sin pájaros sin hojas los perros boca arriba olfatean en vano un material desnudo de fragancia y contento un aire sin perdices sin tiempo sin amigos una vida sin patria un silencio de látigo que ni siquiera azota II El río baja por las costas con su alternada indiferencia y la ciudad lo considera como una perra perezosa. Ni amor, ni espera,... [Lire la suite]
dimanche 26 juillet 2009

TU ES DES MILLIERS

Les militaires me disaient : « Tu n’es pas un bon chrétien, sinon tu serais riche, tu aurais beaucoup de pouvoir, tu ne vivrais pas de façon austère, en consacrant ton temps à la merde de la société, les ouvriers et les paysans. C’est pourquoi nous allons détruire en toi toute capacité de jouer et de sourire, et tu ne seras plus l’homme que tu es. »     Je n’ai jamais vu le visage de ces gens-là. J’avais une cagoule avec du coton sur les yeux, et j’étais pieds et poings liés, mais derrière ma cagoule je me souviens que... [Lire la suite]
jeudi 9 octobre 2008

FIN DE LA ZAFRA

Por caminos tucumanos,Hacia el monte en que nacieron,Tierra de soles ardientes,Perfumada de polen, Por caminos tucumanos,Vino, vidala y silencio,Se van los hombres del surco,Tan pobres como vinieron. Ha terminado la zafra,Dura labor de invierno.La tierra quedó cansada,Cansada como el obrero. Ya no se ven en la huellaPesados carros cañeros.Ya no se siente el zumbidoDe los trapiches moliendo. Y en la noche de los campos,Como un adiós del silencio,Donde antes hubieron cañasQueda la maloja ardiendo. ... [Lire la suite]
jeudi 9 octobre 2008

LA FIN DE LA RECOLTE

Par des chemins de Tucumán,Vers la montagne sur laquelle ils sont nés,Terre de soleils brûlants,Parfumée de pollen, Par des chemins de Tucumán,Vin, vidala* et silence,Les hommes du sillon s'en vont,Aussi pauvres qu'ils sont venus. La récolte s'est terminée,Dure labeur d'hiver.La terre en est sortie fatiguée,Fatiguée comme l'ouvrier. Déjà on ne voit plus sur la pisteDe lourds chariots à canne.Déjà on ne sent plus le bourdonnementDes broyeurs en train de broyer. Et dans la nuits des champs,Comme un adíos de la part du... [Lire la suite]