samedi 6 avril 2019

ANNA MARIA CARULINA CELLI....Extrait

Depuis les aquarelles du passé Assis et enchaînés à leurs chairs inertesIls nous regardent, les morts Ils ne nous jugent pas Les yeux largement étendusIls nous regardent passer Nous sommes leurs fantômes Leur illusion d’avoir autrefois existé sur le mur de la caverneLeurs reflets inconstants jouant à la surface d’un absurde miroirFeux follets égarés dans une nuit semblable au jourLeurs empreintes orphelines Ô mèresÔ pèresQui ont l’âge des pierresPourquoi nous avez-vous abandonnés ? Je porte un nom... [Lire la suite]

vendredi 28 septembre 2018

LE HEURT

  Tu marchais Parcourant la trace de la terreOù bruit l’obscur et l’incertaine qui repose VoiciL’herbe enclaveA cette pierre Ô fausse clarté de l’ascendanceDon lumineux des pierres agissantes Dans quel achèvementNe plus saisir Herbe franchieC’est un lieu de pierre nu Quelle trace y sais-tuOù les plaies sont larges dans la lueur Tu marchais La terre en perte rougeAttarde au dernier lieu sa dernière lueur Sur cette terre à gravirIvreImprobable Où tu riaisPar le gré incertain des sables     .     ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 10:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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dimanche 26 juin 2016

ASCENDANCE

Nos pères et mères sont notre premier patrimoine, celui, inquantifiable, de la mémoire tacite. Nous avons avec le passé inconnu de notre famille, un lien fort (fort inconfortable aussi!) que nous ne maîtrisons faute de connaissance. Jamais tout n'est dit. Comme un iceberg, nous avons un aperçu superficiel de la vie de ceux qui nous ont façonnés et si, parfois, on entrevoit des couloirs inconnus dans le dessous d'une histoire, ils se perdent souvent trop vite dans le silence ou le secret d'un ressenti jamais transmis. Il y a les... [Lire la suite]
jeudi 15 avril 2010

ÊTRE AU MONDE....Extrait

  Je fus ta Maison, mon fils. Je demeure ton chemin. Clarté où tu viens boire, où la nuit est sans âge et le jour sans regret. Je suis la porte et la fenêtre que ta joie ouvre à deux battants. Il n'entre en moi nul éclair. Cependant, il m'arrive encore d'héberger, en mon ventre, le souvenir de tes frissons et de tes fièvres.   A ton tour, maintenant, de me porter en toi, dans tes yeux, par ta voix, sous tes traits où se devine ton ascendance.   Elle ne sera jamais bien loin, cette maison qui fut la tienne.... [Lire la suite]