mercredi 7 décembre 2016

ATTENDEZ...

Attendez, je n’ai pas dit mon dernier mot ni déchiré tous mes livres, il me reste un cœur fugitif qui chevauche une langue inespérée, un verbe escaladé au petit jour, des secousses d’images dans ma nuit végétale. Attendez, je n’ai pas salué tous les hiboux silencieux de mes forêts, ni bu le sang bleui de mes vampires, l’or de ma mémoire scintillant sur la lande endormie. Non je n’ai pas épuisé toutes mes barques du désir ni bu l’alcool de chaque vigne, je n’ai pas exploré toute l’exactitude des heures ni relevé tous les axes du... [Lire la suite]

jeudi 17 novembre 2016

ECUME DES JOURS

Dans le ciel un oiseau  une tache blanche  pétale à l’horizon    étoile première  les dents du ciel mordent l’air  et récurent les griffures  solitudes   os blanchis  chair des jours nouveaux  au commencement  la fin du monde et l’autre encore  le blanc    le noir et la couture de l’histoire  écume des jours  silence blond  ronde des fleurs  la pluie ruisselle sur le visage  de la marelle  roulis et danse du grand fleuve  ... [Lire la suite]
jeudi 27 octobre 2016

AU COEUR DU CRI...Extrait

Maudite soit l’Apocalypse et ses putains fiévreuses ses émirs aux bouches emplies de diamants ses adorateurs dépositaires des crimes universels ses rabbins furieux semblables au feu noir de l’enfer ses cohortes de prêtres sanguinaires au service des tyrans La lune pleure au commencement cardinal du jour j’ai vu les armées en route vers Ninive les conquistadors brûler les villages de peaux bariolées j’ai vu les Croisés prier et trembler aux portes de Damas Tandis que fleurissait une rose blanche sur le front de la reine de Saba j’ai... [Lire la suite]
mercredi 21 septembre 2016

QUELQUE CHOSE COMME LA CLÉ DE L'AMOUR

Dès que la lumière a lavé la nuit, farigoules, romarins et lavandes en bordure d'allée se dédient aux insectes. Recommence avec eux, et les merles peu avant, la rumeur de vivre. Au retour du soleil, finis, le torrent panique, la tétanie du refus. Respirer ne consterne plus.Sur le banc du jardin, nous trouvons réconfort, enlacés dans la fraîcheur de l'aube. Une mésange, bec alerte, s'abreuve de rosée dans la corolle d'un iris. Nous partageons cette faveur, dont les mailles ombre-lumière tamisent nos ressouvenirs.Puis les reliefs se... [Lire la suite]
lundi 15 août 2016

COLETTE GIBELIN...Extrait

L’aube n’est pas l’envol, ni l’éveil Elle est errance et brûlure Désillusion L’aube, je ne veux pas la dire Et pourtant je pourrais, je pourrais Mais il faudrait ne pas se laisser traverser par le silence des étoiles Et surtout, il faudrait apprivoiser la foudre, patiemment, dans l’espoir insensé que toute parole recommence le monde   .   COLETTE GIBELIN   .      
mardi 5 juillet 2016

UNE COLOMBE UNE AUTRE...Extrait

... Vous migrateurs que l’aube esquisse dans les pressentiments d’hiver sûrs d’épouser le pur tracer de l’infaillible main de l’air visible songe sagittal vecteur d’un ouvrage majeur sur le souffle secret des dieux pilotes calmes & lucides parmi ces méandres célestes ces labyrinthes cristallins où des vents furieux désespèrent élan dont la cadence va soudain s’amplifier comme sensible à l’impatience d’un berger abyssin ou d’une aube de Casamance vous n’êtes pas l’Exode d’une bible invisible ni le dernier symbole d’un... [Lire la suite]

jeudi 16 juin 2016

UN SI LONG PARCOURS...Extrait

....         A la fin il y aurait la mer, visage déchirant, comme un grand désert violet, lente, très blanche, et musicale, peut-être un peu blessée, mais si remuée de soleil. Et au-delà, cette matière nue, ce sel de désirs. Toi, ma désarmée d’avant saison, mon indécis parmi les ronces, nous avançons dans les rires gonflés de questions, avec l’entêtement absurde des hublots. Paupières battantes, la joie. Toi, mon grand délire d’extrême raison, ma déchirée solaire, ô dites moi... [Lire la suite]
Posté par emmila à 16:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,
lundi 16 mai 2016

DE L'AURORE...Extrait

Plus encore que le silence des ténèbres l'aube est annoncée par un silence spécifique, un silence révélateur que l'inquiétude de celui qui attend ou espère ressent comme une imminence: "Elle vient , elle est en train de venir". Le condamné, non à mort, mais à mourir, le ressentira d'une manière impossible à transcrire, même si il lui est donné de continuer à vivre . Mais si l'on n'espère ni ne craint, alors arrive la révélation de ce silence par lui même, sans promesse aucune. La promesse voile si souvent la présence réelle, la... [Lire la suite]
samedi 7 mai 2016

FRANCIS ROYO...Extrait

... nous n’attendions que l’aubequ’un blé entre nos bras devienneune paroletu disaistu seras la meret nous entendions des îlesl’invisible murmurel’oeil noir dans la nuitqui s’attardel’absinthe de nos jours .   FRANCIS ROYO   .    
Posté par emmila à 20:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
mardi 12 avril 2016

LOIN DE TOUS RIVAGES...Extrait

"Fabuleuse parole qui rend aux champs la profondeur chaude des labours, au ruisseau sa source fertile et la mer aux salines qui engendrent l'aube.C'est dans cet espace non fréquenté du Temps qu'il est encore seulement possible de s'instruire " car tout est encore à dire et rien n'est entendu ". .   JEAN-CLAUDE IZZO   .   Oeuvre Serge Fiorio sergefiorio.canalblog.com        
Posté par emmila à 22:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,