mardi 17 juillet 2018

POESIE VII...Extrait

  Matin d’aurore fraîche lune des grandes fuites je m’éveillais le vent cachait le feu la table beige du bois luisant les herbes hautes dans le pré à jamais l’heure des joies un silence de roses l’escalier, l’évier, libre de son eau un ailleurs qui consume l’absence lente nous imaginons le monde à notre image vertiges des hasards croyons nous aux mêmes légendes, aux ombres rugueuses dans le livre des courbes bleues devant la source   .     PATRICK ASPE     . ... [Lire la suite]

dimanche 24 juin 2018

JE N'AI JAMAIS VOYAGE

À mes filles   Vous me lirez lorsque je serai mort et ce sera bien ainsiCar tout ce que j'ai écrit je l'ai écrit dans cette ombre paisibleJuste à côté de vous dans le silence heureuxOù les mots se laissent entendre dans une clartéQui n'existe que là Et lorsque vous me lirez ce sera comme si une voix glissaitDe l'autre côté des futaies et venait vous rappelerQu'il existe une autre manière de parler donc de vivreEt que le monde n'est pas cette fête triste qu'on en faitPour vous empêcher de vivre... [Lire la suite]
Posté par emmila à 08:41 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,
dimanche 25 mars 2018

AURORE INHUMABLE

Parfois grâce plus lente un pan de vie soufferte est là tremblant que tu ne rejoins plus. Dans ce relâchement du ciel désert le temps désespérant et pur explose à travers feux et pierres. Une mélancolie travaille en pourrissement le silence à l’aurore inhumable. Et toi ma très proche pensée de blancheur en ton parfum de lait durci au jour d’été poudre de chaux coquille concassée dans cette gorge quelle fatigue de quel amour m’es-tu ? Rien que seul et me taisant me dis-je Dieu jamais ne me retrouvera. Plus de terribles ferveurs et... [Lire la suite]
lundi 19 mars 2018

RUCHES...Extrait

Que la folie du monde se taiseQue la vie soit plus belle que la vieQue les anges vacillent dans la mouvance du désirQue le baiser de la jeune mariée donne au cielUne aurore de santal et de selQue dure sur la mer immenseEternelleLa traversée des innocences Que la noce des arbres en pollensDonne aux insectesLa déraison des sentimentsUn chemin de terre de pommes et de mielDans ces rues de marbre Villages et lumièresEnroulés autour des collinesPrintemps de Toscane S'il vous plaîtRefermez la chambre un moment     .   ... [Lire la suite]
mercredi 14 février 2018

ANNE DE SZCZYPIORSKI...Extrait

Un pays d'aurore, et les fleuves gonflés sont bleus et silencieux. Ce ne sont que de tièdes et longues bêtes vivantes, sans gratitude, qui ne savent ni donner l'amour, ni recevoir. Des miroirs bombés et ovales, cerclés de pâleur, coupés de hampes lumineuses tremblent, alertes et funèbres, torrides doigts durs et effarés. Ce sont aussi de longues fleurs orangées, enchantées de fontaines qui recueillent l'eau des fleurs qui se fanent et se réaniment changées, toutes changées et toutes pareilles, des fleurs lisses qui dansent, des... [Lire la suite]
Posté par emmila à 20:19 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,
dimanche 11 février 2018

L'ATMOSPHERE EST SACCAGEE

Je vis dans d’autres dimensions, je vis dans l’incroyable, ce que l’on ne voit pas, ce que l’on n’entend pas, ce que l’on ne sent pas et je ne veux pas atterrir Pour m’atteindre, il faut que le blues infuse des déchirures de vielle, de guitare, de saxo. Il faut perdre toute notion du réel et de l’irréel. Il faut que les voyelles éclatent de couleurs diaphanes et nébuleuses, sans pour cela s’appeler Rimbaud. Il faut des vents échevelés qui feutrent les chevelures, des brumes flottantes et grises pendant aux arbres comme des robes de... [Lire la suite]
Posté par emmila à 20:49 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , ,

jeudi 21 décembre 2017

RAYMOND FARINA...Extrait

...   Tu as au bout des doigts l'aurore& tout commence à leur contactDe chacun de tes motsde chacun de tes gestestu sors plus jeune qu'un désertsurpris par ton dernier visagedans l'instant percutantoù tu n'as plus qu'étoile en têteque fraîcheur en mémoire Possible que demain t'élèvetout ce qui t'avait aviliPossible que deviennentferment de force ta faiblesseferment de beauté ta démence& la mort occasion de naître       RAYMOND FARINA           Oeuvre Sarolta Ban... [Lire la suite]
vendredi 22 septembre 2017

L'OISEAU

Quand ton cœur de mésangePénétrait mon cœurJe te faisais patte blancheJ’arrondissais mes paumesSur ton rêveOù se cachaitL’oiseau abandonné Il volait dans ma têteL’oiseau du crépuscule doréSans jamais se blesser les ailesAux parois de mon crâneIl restait prisonnierJusqu’au petit matin Les trilles de l’auroreForçaient les nuagesJe me tenais deboutAu bord de l’oragePour le voir s’envolerJusqu’au retour de la nuitOù je l’attendais   .  JEAN  BOTQUIN   . Oeuvre Ade Adesina
Posté par emmila à 20:37 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,
mercredi 7 juin 2017

PETIT INVENTAIRE

Afin de tous vous remercier pour votre fidélité durant les dix années de l'existence de ce blog de poésies du monde, j'ai choisi ce joli cheminement poétique tout en délicatesse de Sylvie Méheut . . . . . La roselière La santoline Le quartz éolien de l’errance La note bleue qui s'illumine Entre l’azur et l’espérance L’allée couverte de Nohant Le guéridon sous la verrière Sur la villa des Églantiers La chrysalide de la mer Le front fiévreux de la Durance Mézières La Sorgue Et la Puisaye La timonerie de la... [Lire la suite]
dimanche 11 décembre 2016

GHYSLAINE LELOUP...Extrait

Voix envolée, cris d’hirondellesArc du corps, traduction des ailesVenant d’en bas les crisSilhouette furtive des futaiesMes élixirs guérissent, on me dit maléfiqueArrachée des forêts aux grandes fougèresIls me fouettent me fouaillent me forcent et m’étouffentMa robe est jaune pour le feu et son orgie de ténèbresToujours les crisMusique condamnée jusque dans les cagesLe glas de la prière tombe comme nos larmesTraquée dans un orient aux fontaines séchéesJe porte ma prison en un voile tissé lourdCiel obscurci sous les barreaux de mon... [Lire la suite]