jeudi 21 décembre 2017

RAYMOND FARINA...Extrait

...   Tu as au bout des doigts l'aurore& tout commence à leur contactDe chacun de tes motsde chacun de tes gestestu sors plus jeune qu'un désertsurpris par ton dernier visagedans l'instant percutantoù tu n'as plus qu'étoile en têteque fraîcheur en mémoire Possible que demain t'élèvetout ce qui t'avait aviliPossible que deviennentferment de force ta faiblesseferment de beauté ta démence& la mort occasion de naître       RAYMOND FARINA           Oeuvre Sarolta Ban... [Lire la suite]

vendredi 22 septembre 2017

L'OISEAU

Quand ton cœur de mésangePénétrait mon cœurJe te faisais patte blancheJ’arrondissais mes paumesSur ton rêveOù se cachaitL’oiseau abandonné Il volait dans ma têteL’oiseau du crépuscule doréSans jamais se blesser les ailesAux parois de mon crâneIl restait prisonnierJusqu’au petit matin Les trilles de l’auroreForçaient les nuagesJe me tenais deboutAu bord de l’oragePour le voir s’envolerJusqu’au retour de la nuitOù je l’attendais   .  JEAN  BOTQUIN   . Oeuvre Ade Adesina
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mercredi 7 juin 2017

PETIT INVENTAIRE

Afin de tous vous remercier pour votre fidélité durant les dix années de l'existence de ce blog de poésies du monde, j'ai choisi ce joli cheminement poétique tout en délicatesse de Sylvie Méheut . . . . . La roselière La santoline Le quartz éolien de l’errance La note bleue qui s'illumine Entre l’azur et l’espérance L’allée couverte de Nohant Le guéridon sous la verrière Sur la villa des Églantiers La chrysalide de la mer Le front fiévreux de la Durance Mézières La Sorgue Et la Puisaye La timonerie de la... [Lire la suite]
dimanche 11 décembre 2016

GHYSLAINE LELOUP...Extrait

Voix envolée, cris d’hirondellesArc du corps, traduction des ailesVenant d’en bas les crisSilhouette furtive des futaiesMes élixirs guérissent, on me dit maléfiqueArrachée des forêts aux grandes fougèresIls me fouettent me fouaillent me forcent et m’étouffentMa robe est jaune pour le feu et son orgie de ténèbresToujours les crisMusique condamnée jusque dans les cagesLe glas de la prière tombe comme nos larmesTraquée dans un orient aux fontaines séchéesJe porte ma prison en un voile tissé lourdCiel obscurci sous les barreaux de mon... [Lire la suite]
jeudi 3 novembre 2016

REVE POUR L'ETE

La roselièreLa santolineLe quartz éolien de l'enfanceLa note bleue qui s'illumineEntre l’azur et l’espéranceL’allée couverte de NohantLe guéridon sous la verrièreSur la villa des ÉglantiersLa chrysalide de l'hiver Le front fiévreux de la DuranceMézièresLa SorgueEt la PuisayeLa timonerie de la chanceL'aigrette enlunée des étais La luxuriance des flanellesSous les lanternes de la nuitLe RhinLa LoireEt la MoselleLes clématites d’organdiEt les nacelles qui se penchentAux toits des quatre PérigordLe vinLa joieL’arborescenceLe... [Lire la suite]
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mardi 16 février 2016

SOUFFLES ET SONGES...Extrait

Surprise de l'aurore échappée de la nuit sauvage comme un filet d'eau clair qui délivre les joies possibles Le vent a chassé les nuages, balayé les mémoires Un étrange lumière invite au songe révélant la naissance du monde La vie n'est-elle qu'une escapade aux sources du soleil ?   .   COLETTE GIBELIN   .   Oeuvre Jean-Claude Barthel    

dimanche 29 septembre 2013

TOUT N'EST QUE ROUGE VISION

 Pas la peine il y a le vent et l’état de veille Samuel Beckett, Poèmes (1906-1989)   — Mon œil intérieur regarde l’invisible. Une lumière s’allume sur mes lèvres qui remuent. Un vent soufre* fait battre portes et fenêtres. — Pieds nus sur la terre tu marches. — Et vers moi tu viens. — Tu bouges tu es la terre noire et la terre pourpre. Tu remues et tu te retournes tu te soulèves. Ton odeur de musc affole l’aile de mes narines. Yeux fermés yeux ouverts — tes seins débordent de lait. Tes lunes tes melons la nuit... [Lire la suite]
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dimanche 16 juin 2013

LA PAROLE NECESSAIRE...Extrait

"J'ai vu dans les vergers tant de Juins sans hommes Qu'il importe à ma voix de proférer, entre les noms Célestes de la flore Celui qui par le son sache restituer L'Aurore La plus violente Quand elle éclate avec ses branches, qu'elle fait sienne La lumière qui invente encore Je veux un nom de fleur qui anime dans la mémoire Sans personne, total, Juin au verger sublime. Feuillage de l'été Amour, rumeur, verdeur, plénitude légère Oh, qui te donnerait Voix dans les feuilles, forme ailée, murmure de rivière Tout l'accord des blés !" ... [Lire la suite]
lundi 23 janvier 2012

L'AURORE DE NEW-YORK

L’aurore de New-York a quatre colonnes de fange et un ouragan de noires colombes qui barbotent dans les eaux pourries. . L’aurore de New-York gémit sur les escaliers sans fin, cherchant parmi les arêtes vives le jasmin d’une angoisse dessinée. . L’aurore vient et nul ne la prend dans sa bouche parce qu’ici il n’y a ni espoir ni lendemain possible. Parfois les pièces de monnaie en essaims furieux transpercent et dévorent des enfants abandonnés. . Ceux qui sortent les premiers comprennent dans leurs os qu’il n’y aura ni... [Lire la suite]
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samedi 15 mai 2010

DES CHEVRES NOIRES DANS UN CHAMPS DE NEIGE...Extrait

le jour naît justement de ce pilon familier, d'une meule dont j'ai souvenance qui marie le grain au chant.   l'eau et la femme se réveillent, dénouent un rire bleu qui rejoint l'oiseau jamais assoupi.   la conjugaison du cristal.   les jambes de l'enfant jaillissent dans un élan qui les grandit ; les bêtes harcèlent l'aube d'un métal intarissable. .. .TAHAR DJAOUT . . .
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