lundi 13 février 2012

ETAT DES LIEUX

Ô rides de l’aridité Visage cent fois dévasté Par des batailles clandestines Et le coup de dent des ruines.  L’aube fait son état des lieux, Nous sommes nus sous ses grands yeux Et voilà qu’elle nous assume Est-ce ainsi qu’on devient posthume ? Autrefois en nous attendant L’avenir était un géant. Quand il tournait vers nous sa face L’espace emplissait nos terrasses. Pressé de devenir passé, Moitié sombre moitié glacé, Plus maigre d’aurore en... [Lire la suite]
Posté par emmila à 15:53 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

vendredi 13 janvier 2012

ETAT DES LIEUX

Je vois des grands Tchernobyl en puissance Je vois des animaux clonés Des millions de tonnes de pétrole en souffrance Et des supertankers rouillés Tout en régressant on sait qu’on avance On accélère on tourne en rond Les superproductions font la tendance Mais c’est toujours la même chanson Cassés de l’Est, stressés de l’ouest Rusés du Nord, cassés du sud, Vers quelle certitude vers quelle latitude Vers quelle lassitude vers quelle certitude allez vous Je vois l’énorme appétit de matière Cette montagne de déchets Des... [Lire la suite]
Posté par emmila à 18:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
vendredi 3 juin 2011

NORIA...Extrait

Étonnement parmi les paradis cassés de la chaleur, une rosée lustrant la main en partance des feuilles. Levée de rideau, c’est l’impossible ! Allons, voyons, tout recommencer !…Quel avenir est sans sursis ? La scène est à ce point où prend la tige et je m’avance – naissance involontaire – si proche le carré de grès bleu d’une mer privée d’herbes, qui ne dit mot . GABRIELLE ALTHEN .    
Posté par emmila à 20:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
mardi 31 mai 2011

RIEN QU'UN CRI

Rien qu'un cri différé qui perce sous le coeur Et je réveille en moi des êtres endormis. Un à un, comme dans un dortoir sans limites, Tous, dans leurs sentiments d'âges antérieurs, Frêles, mais décidés à me prêter main forte Je vais, je viens, je les appelle et les exhorte, Les hommes, les enfants, les vieillards et les femmes, La foule entière et sans bigarrures de l'âme Qui tire sa couleur de l'iris de nos yeux Et n'a droit de regard qu'à travers nos pupilles. Oh ! population de gens qui vont et viennent, Habitants... [Lire la suite]
Posté par emmila à 18:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
samedi 28 mai 2011

JE NE PARLE PAS

Je ne parle pas pour moi,Je ne parle pas en mon nom,Ce n’est pas de moi qu’il s’agitJe ne suis rienQu’un peu de vie, beaucoup d’orgueilJe parle pour tout ce qui est,Au nom de tout ce qui a une forme et pas de formeIl s’agit de tout ce qui pèse,De tout ce qui n’a pas de poidsJe sais que tout a volonté, autour de moi,D’aller plus loin, de vivre plus,De mieux mourir aussi longtempsQu’il faut mourir.Ne croyez pas entendre en vousLes mots, la voix de GuillevicC’est la voix du présent allant vers l’avenirQui vient de lui sous votre peau . ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 16:13 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
vendredi 15 avril 2011

LETTRE OUVERTE D'ERNEST PEPIN

Comme de nombreux Guadeloupéens, je suis fasciné par cet homme qui a réussi à faire entrer un noir à la maison blanche. Les commentaires élogieux pleuvent de partout. C’est l’état de grâce bien mérité. Pourtant une petite voix me souffle : et nous ?Et nous guadeloupéens qu’avons-nous fait ? Que faisons-nous ? Que ferons-nous ?Passé les brûlures de l’esclavage, passé les interminables débats sur l’identité, passés négritude et créolité, comment devons-nous aborder le XXIe siècle dans une perspective qui soit la notre.Je ne renie aucune... [Lire la suite]
Posté par emmila à 12:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

mercredi 10 novembre 2010

DEMEURES DU SOUFFLE...Extrait

Rejoindre ce point d'or qui perdure avant le passé  après l'avenir ce lieu où le temps n'a plus prise son noyau de vide émerveillé comme le franchissement d'un porche mystérieux qu'ouvrent les caresses donnant sur l'infini..FRANCESCA YVONNE CAROUTCH.Oeuvre Didier Delamonica
Posté par emmila à 22:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
dimanche 26 septembre 2010

FRESQUE PEINTE SUR UN MUR OBSCUR....Extrait

Ainsi se décide l'impossiblecomme une caresseEntre le monde et l'amourle lien est d'eau qui trembleTes mains sont un fruitautant que la rondeur de l'étéEt la révolution et les désastressont l'œuvre d'un regardou d'un baiser demeuré videTout désir est une enfance revécueau bord d'un ruisseauToute vaillance dans le pasest nouée au sommeil le plus chaudAinsi l'avenircet ordinaire du pauvreest la trace indécised'une main sur ta peau.JEAN-PIERRE  SIMEON.Fresque de Pompeï
Posté par emmila à 20:59 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
mardi 24 août 2010

GARCIA LORCA ET LA CULTURE

  "Quand quelqu'un va au théâtre, à un concert ou à une fête quelle qu'elle soit, si le spectacle lui plaît il évoque tout de suite ses proches absents et s'en désole: "Comme cela plairait à ma sœur, à mon père !" pensera-t-il et il ne profitera dès lors du spectacle qu'avec une légère mélancolie. C'est cette mélancolie que je ressens, non pour les membres de ma famille, ce qui serait mesquin, mais pour tous les êtres qui, par manque de moyens et à cause de leur propre malheur ne profitent pas du suprême bien qu'est la beauté,... [Lire la suite]
Posté par emmila à 13:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
samedi 29 mai 2010

FEUILLES D'HERBE...Extrait

  "Poètes à venir! Tribuns, chanteurs, musiciens à venir! Je ne demande pas au Présent ma raison d'être. Le Présent ignore pourquoi je suis. Mais vous, nouvelle couvée, couvée insulaire, athlétique, cosmopolite, plus grande que toutes, Levez-vous! Avancez et grandissez! Je n'écris que deux ou trois mots indicateurs de l'avenir; Je suis celui qui n'accomplit que quelques pas et se retire dans ses ténèbres originelles; Je suis l'homme qui va sur la route, sans fléchir, jette un regard léger vers vous, et vous retire son... [Lire la suite]
Posté par emmila à 15:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,