mercredi 31 juillet 2019

L'ETE....Extrait

     Depuis cinq jours que la pluie coulait sans trêve sur Alger, elle avait fini par mouiller la mer elle-même. Du haut d'un ciel qui semblait inépuisable, d'incessantes averses, visqueuses à force d'épaisseur, s'abattaient sur le golfe. Grise et molle comme une grande éponge, la mer se boursouflait dans la baie sans contours. Mais la surface des eaux semblait presque immobile sous la pluie fixe. De loin en loin seulement, un imperceptible et large mouvement soulevait au-dessus de la mer une vapeur trouble qui venait... [Lire la suite]
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jeudi 15 juin 2017

MA VALISE

À mon ami, Aziz Farès . . J'ai dans ma valise des souvenirs Une broche kabyle de ma mère Le henné qui fleurait sa main Et le souak de ses lèvres embaumées J'ai aussi une pierre muette Des ruelles discrètes de la Casbah Criblées des traces de mes rires Et de mes chroniques d'enfant J'ai dans ma valise des larmes De la pluie qui tombe sur Alger Et celles des justes râlants Sur la hampe d'un drapeau brûlé Dans le dessous de ma valise S’étend l’injuste addition de l’exil Que je règle de mes pleurs d’apatride À l’émotivité... [Lire la suite]
mercredi 29 mars 2017

CASBAH LUMIERE...Extrait

Comme un cygne paré de sa blancheur laiteuse, La Casbah s'apprête à recevoir le soleil arqué à l'horizon. Paraissant immobile, le soleil avance, et la Casbah en révérence ailée, le salue. Et toi, baie d'el Djazaïr, comme une vierge de Botticelli qui attend tout de l'amour tu drapes ta nudité en baissant pudiquement les paupières.   C'est la grâce de son sillage qui rend le cygne attirant, C'est la rondeur de la terre qui rend le soleil heureux, C'est aussi le sourire des étoiles qui rend les terrasses joyeuses.  ... [Lire la suite]
mardi 27 septembre 2016

ALGER

Dans ma larme s’étend l’injuste addition que m’impose l’éloignement et que je règle de mes pleurs d’apatride à l’émotivité déchue. Ma larme renferme la broche kabyle de ma mère, le henné qui fleurait sa main et une pierre de ma maison criblée des traces de mes rires et de mes chroniques d’enfant cédées à la confiance close de mon pacte avec de tristes avantages. J’ai dans ma larme quelques gouttes de la pluie qui tombe sur Alger et un peu des soupirs des justes râlants sur la hampe de son drapeau brûlé. J’ouvre ma larme comme on ouvre... [Lire la suite]
samedi 7 juillet 2012

LETTRE A L'ENFANT QUI DORT ( OU L'ENFANCE ALGERIENNE )...Extrait

 Je viens d’un monde ailleurs   Ici on dit treize heures.....mais là-bas.......   Connais-tu cette chaleur brûlante d'une heure ? Quand l'ombre de l'église et des platanes se fait si petite que tu prends ton souffle avant de traverser la rue pour vite aller te tapir dans une autre ombre ?   Même les bruits s'y font différents, secs, brefs et mats. Tiens, je me souviens... Même la cloche de l'église retenait son souffle pour pousser son plus petit cri de la journée. A cette heure, la place, le kiosque, les... [Lire la suite]