dimanche 28 mai 2017

LE CYGNE

Dans toute société, soit des animaux, soit des hommes, la violence fit les tyrans, la douce autorité fait les Rois : le lion et le tigre sur la terre, l’aigle et le vautour dans les airs, ne règnent que par la guerre, ne dominent que par l’abus de la force et par la cruauté ; au lieu que le cygne règne sur les eaux à tous les titres qui fondent un empire de paix, la grandeur, la majesté, la douceur ; avec des puissances, des forces, du courage et la volonté de n’en pas abuser, et de ne les employer que pour la défense : Il sait... [Lire la suite]

jeudi 18 mai 2017

UN COEUR QUI BAT

Merci Adélita mia   Lorsque le coeur éclot dans le berceau du temps, Comme une goutte d'eau jaillissant de la source, Un lever de soleil, des bourgeons éclatants, Sur la vie au long fleuve, un vaisseau prend sa course. Lorsque le coeur frémit sous le souffle du vent, Poussant tous les ruisseaux merveilleux de l'enfance, Au regard d'une mère, on voit briller souvent Une perle, une larme, au miroir d'espérance. Lorsque le coeur explose aux rayons de l'été, Ainsi qu'un soudain feu brûlant l'aube première, Rien ne peut... [Lire la suite]
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jeudi 18 mai 2017

UNE JOURNÉE BIEN REMPLIE... Extrait

Beauté, ce grand espace tout noirOù l’homme s’avance les yeux fermésUn bouquet de coquelicots jeté sur l’épauleCe mauvais air qu’on souffle sur les âmesLe bruit des songes qui épouvante le mondeJamais ne me feront oublier, Beauté,Ton regard trop brillant, ta gorge blanche, tes bras.La terre me retient d’une main tremblanteCar la mort est un dur voyage pour l’homme seulQuand Dieu se fait vieuxEt n’est plus fidèle aux rendez-vous qu’il donne.Déjà le radeau de la chance se soulèveLe vent de la chance tourneL’abîme me prend par le bras,... [Lire la suite]
mardi 16 mai 2017

SILENCE

Le silence est un lit pour le chant du monde. Il est rempli de sons (les amoureux et les solitaires le savent)  dans la ville comme à la campagne. Le silence, c’est avant tout se taire, un état d’esprit, un moment de l’en-soi, quand cesse la course et le contrôle. Le silence est vagabondage possible (mais non obligatoire !) de la pensée. J’ai besoin de silence. Tous, nous en avons besoin, même si certains ne le savent pas, même si certains ne le trouvent jamais, la faute aux conditions extérieures, intérieures, cela dépend... [Lire la suite]
mercredi 10 mai 2017

JOURNAL, LE 10 MAI DE 2017

Trois pierres. Une pour le ruisseau dolent. Une pour le vif-argent de l’intuition. Et la dernière qui veille sur le sommeil du sage. Trois ruisseaux dans la pente qui saisit nos vies furtives. Au pied de la lettre. Trois lettres. Une pour la bien-aimée. Une autre pour les amis du passé que la mémoire regroupe dans la pierre. Dans la vasque du jardin où le ciel est vaste comme un petit lutin. Trois lutins qui portent les nouvelles. Et dans la lettre du jour qui vient, le propos de la beauté s’épanche comme un baiser volé. A la pluie.... [Lire la suite]
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lundi 8 mai 2017

PATRICK CHEMIN...Extrait

Si tu es convié Au festin Par le petit vent d’iris De la naissance Si tu vas sur la terre Dans l’innocence De tout ce qui commence Puisses-tu illuminer De ta présence La marge étroite de la beauté Si tu es convié Au festin des années A la vérité de l’amour Qui naît à chaque fois Que tu te rencontres Dans un sentiment Plus grand que toi Si tu vas dans la pluie des corps L’argile mauve des apogées Puisses-tu apporter En présent La pierre précieuse De l’humilité Dans le jardin en marge De la beauté Si la vie te reprend La conscience Le... [Lire la suite]

vendredi 5 mai 2017

FAUTE DE MENEE

La question point au cœur de l’oiseau et il chante encore (opposé au silence, ne pouvant rester muet, de sa toute vibration au contraire, à tue-tête) la cantilène que les prophètes n’entendent pas, faute de trace en eux de ce qui est beau en ce monde. Pas davantage un seul instant il ne songe à l’exil bien que ce soit au cœur même du buisson qu’il habite, dût celui-ci flamber lui n’en sera pas aveuglé, ni son chant ne perdra sa capacité d’émergence dans le lent cataclysme de notre pandémonium. A l’aplomb, sous le sommet de son... [Lire la suite]
mardi 11 avril 2017

CARMEN PENN AR RUN...Extrait

Quand mon cœur un instant s’attarde aux lèvres d’une espérance qui consent aux sourires il se couche dans les brisants qu’aucune côte ne décourage et chaque îlot devient jardin que ma main fauve apprivoise   .   CARMEN PENN AR RUN   .   .
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samedi 8 avril 2017

JEAN LAVOUE...Extrait

Pour Christine Guenanten   La poésie sauve le monde à chaque pas, à chaque souffle, à chaque éveil, à chaque instant. Avec allégresse, elle ne cesse d’écrire à sa santé. A la tristesse, elle oppose le pain des jours, le miracle de la beauté, le fil d'or de la joie. Dès mon enfance, Sous le pommier Je promenais mon rêve, Je devenais printemps. On entre en son poème comme en un monastère de mousses et de fougères, d’eaux souterraines et de pluies de lumière qui n’en finissent pas de tapisser nos âmes, si, du moins, nous... [Lire la suite]
samedi 1 avril 2017

HISTOIRE DE MA VIE..Extrait

Merci à Marie-Paule F.   L'oiseau, je le soutiens, est l'être supérieur dans la création. Son organisation est admirable. Son vol le place matériellement au-dessus de l'homme, et lui crée une puissance vitale que notre génie n'a pu encore nous faire acquérir. Son bec et ses pattes possèdent une adresse inouïe. Il a des instincts d'amour conjugal, de prévision et d'industrie domestique ; son nid est un chef-d'œuvre d'habileté, de sollicitude et de luxe délicat. C'est la principale espèce où le mâle aide la femelle dans les... [Lire la suite]