vendredi 23 décembre 2016

LES YEUX FERMES

J’ai grandi dans la beauté fugitive de matins bleus. Rien ne bougeait pourtant que le scintillement de l’eau. Tout tremblait en moi comme la liqueur des rêves. J’étais un animal marin entre les étoiles dormantes au fond des chenaux, la cabriole sur les algues et l’ombre des goélands. J’ai dormi dans des chambres tièdes où me visitaient des corps silencieux. J’étais fait de départs et d’ombres blanches sur la mer, en habit de feuillage, entre les violons du vent et les hautbois de l’automne. Je me souviens d’habits légers de femmes... [Lire la suite]
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mardi 20 décembre 2016

MICHELE MORGAN - Hommage

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vendredi 18 novembre 2016

APPRENTISSAGE

Merci Nedjma...   Après quelque temps, Tu apprendras la différence entre tendre la main et secourir une âme. Et tu apprendras qu'aimer ne signifie pas se coucher, et que compagnie ne signifie pas toujours sécurité.Tu commences à comprendre. Tu commenceras à apprendre que les baisers ne sont pas des contrats, ni des cadeaux, ni des promesses… Tu commenceras à accepter tes échecs la tête haute, comme un adulte, et non avec la tristesse d’un enfant. Et tu apprendras à construire aujourd’hui tes chemins, parce que le terrain de... [Lire la suite]
samedi 5 novembre 2016

GNIA...Extrait

- Audace!        ce qui gronde au fond de mon âme        n'est pas le tumulte de mon sang        en moi la sève de l'exil a banni        dans son flot        la beauté des mots de la quiétude        - Mauvais arbre        aux ramures couleur de mon sang       ... [Lire la suite]
vendredi 4 novembre 2016

COLOMBES DANS LA LUMIERE...Extrait

Merci Marie-Paule et Raymond   Où te garderpetite fiancée qui fais du bruitdans la lumière de mon cœurbeauté qui éparpillesun vol d’anges dans ma nuit.Une main veille toujourssur mon sommeiltu souris aux replis tendres de ma libertétu te penches sur mon oreillerpour que je rêvede petits jardins et de colombes blanches.   .     GEORGES STOÏANNIDIS Traduit du grec par André Kedros   .  
vendredi 21 octobre 2016

LE DERACINE...Extraits

Rien n'est beau comme ta nuitEclairée d'un sourireLe peu de temps pour la mortTu te pares fragile si belleD'un corps au solstice du rêveVentre premierEt le figement de la vague sur l'étoffeDans l'étreinte de ce lieu perdu que tu saisLa vigueur exige la patience de l'amourL'urgence du souffleLa plus juste faiblesse ... Tu reprends voix dans la révolteTu reprends vieTu reprends criPoussé le premier motArraché du sang véritableLe poème t'avoue dans un autre lieuMoment propice d'une irruption de vivred'une éclosion de souffleTon seul... [Lire la suite]

vendredi 21 octobre 2016

DINARD

Si tout se vitrifiaitEn un sursaut mauresque CézembreLa contrescarpe Les villas pittoresques Le casino ramier Et ses chausses d’opale L’hôtel incandescent Le Printania Les voiles Les arêtes du vent   Si tout se confondait Panoramiquement Sous l’arceau simplifié Du temps qui se repose Emargeant tendrement Le bréviaire des roses Et le parapet fou Où veillent les amants   Si tout se mausolait Océaniquement Sous la croupe ivoirine D’un sanglot exemplaire Il me viendrait tes mots Encorneillant la mer Sous l’aplasie... [Lire la suite]
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mardi 18 octobre 2016

SOUDAIN TRAVERSE UN JARDIN

Soudain traverse un jardin Au bord de tes lèvres. Eden Mon coeur te plaque sous le porche Adossée au froid bleu des fresques Tu es là. Délice Le tremblé d’un rose la pierre d’iris T’ai arraché pull jupe et bikini Ai mangé d’emblée le blé De ton sexe d’or, et ma bouche L’a pénétré à moins Que ce ne soit ton corps Qui ait fondu dans ma bohème. Ma main. Je ne sais plus qui est le monde Dans ce moment-là Mais le jardin fut de chair un verger Et de l’esprit qui rit Sous le porche ton cri chant Le plus beau que j’entendis Sous le dôme... [Lire la suite]
jeudi 6 octobre 2016

EFFLEUREE PAR L'OISEAU DE L'INSTANT

« devant vous je me dénude/doigt/par doigt/ongle par ongle/peau »Maram al-Masri .J’ai connu la beauté jusqu’au saisissement, tenté de dire l’affleurement des choses, leurs muettes émergences, sans savoir où allait le vent. Quelle vérité de la chose nue ? L’émotion exige de trouver séjour, d’avoir lieu. Les mots, bien sûr, affluent, mais écrêtés, affadis ou prescrits. Il faudrait laisser advenir leur déflagration par l’orifice jusqu’aux lèvres, lave pure, sécrétion rouge ardent avec glaise et lichens, marais spumeux où fermentent les... [Lire la suite]
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samedi 1 octobre 2016

CELINE RENOUX ...Extrait

La vie se bat pour exister pendant que le réel cogne. Parfois jusqu’à se rompre. Alors ce tissu et la trame qu’il en reste, aussi mince soit-elle, il faut l’aimer, la caresser et chaque jour la consolider, lui rendre ses couleurs et quelque chose de sa beauté d’origine. Celle du petit matin, maladroite et irrésolue mais qui s’élance pour que rien ne blesse. Je veux garder cette capacité à me décoller du réel pour sentir à quel point la vie me manque et mieux y revenir. J’écris et j’entends la pluie à nouveau, l’automne va bientôt... [Lire la suite]