samedi 10 octobre 2015

POURTANT JE M'ELEVE

Vous pouvez me citer dans l'histoire Avec vos mensonges amères et tordus,  Vous pouvez m’enfoncer dans la boue Mais, comme la poussière, je m’élèverai. Mon arrogance vous perturbe-t-elle?  Pourquoi sombrer dans la tristesse? Parce que je marche comme si j'avais des puits  Pompant leur pétrole dans mon salon. Tout comme les lunes et les soleils,  Avec la certitude des marées, Tout comme les espoirs toujours vivaces,  Je vais encore m’élever. Désirez-vous me voir brisée? Tête inclinée,... [Lire la suite]

dimanche 4 octobre 2015

FREDERIC LENOIR

Il aimait surtout s'étendre dans l'herbe, à une courte distance de la rivière, fermer les yeux et écouter le chant de la nature. L'écoulement de l'eau formait une sorte de grondement continu sur lequel venaient danser une multitude de voix les plus variées : le cri aigu du pinson, le sifflement du vent dans le feuillage des peupliers, le piaillement des mésanges, le frêle grésillement d'une sauterelle. Il lui arrivait d'être si intensément présent à cette symphonie pastorale qu'il se sentait fondre dans cet univers de sons jusqu'à... [Lire la suite]
Posté par emmila à 20:39 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,
dimanche 4 octobre 2015

SONA JOBARTEH AFRICA FESTIVAL

  À la naissance de Sona Jobarteh (à Londres), la kora était encore aux mains des hommes. Seulement voilà, la petite fille avait pour cousin le fameux korafolà Tunde Jegende, et très vite elle brille sur cette harpe-luth mandingue. Aujourd’hui, elle est la plus célèbre des virtuoses africaines. Elle apprend aussi le violoncelle, le piano et la harpe au Royal College of Music de Londres. Elle participe à divers projets orchestraux, joue notamment avec l’Irish Chamber Orchestra et le Royal Philharmonic Orchestra. Elle est... [Lire la suite]
Posté par emmila à 09:25 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
mercredi 30 septembre 2015

PETITS POEMES EN PROSE...Extrait

Que les fins de journées d’automne sont pénétrantes ! Ah ! pénétrantes jusqu’à la douleur ! car il est de certaines sensations délicieuses dont le vague n’exclut pas l’intensité ; et il n’est pas de pointe plus acérée que celle de l’Infini. Grand délice que celui de noyer son regard dans l’immensité du ciel et de la mer ! Solitude, silence, incomparable chasteté de l’azur ! une petite voile frissonnante à l’horizon, et qui par sa petitesse et son isolement imite mon irrémédiable existence, mélodie monotone de la houle, toutes ces... [Lire la suite]
Posté par emmila à 20:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,
mardi 22 septembre 2015

OSTINATO...Extrait

Se forcer à ne voir du monde que la beauté est une imposture où tombent jusqu'aux plus clairvoyants, et à qui la faute sinon au monde lui-même dont ce siècle finissant aura révélé par une somme inouïe de forfaits qu'à moins de fermer les yeux on ne peut désormais le souffrir qu'aux dépens de la rectitude du jugement ni le regarder de face qu'en limitant à l'extrême son angle de vision. C'est qu'au vu ou au su de tant d'atrocités commises et qui se perpétuent de toute parts comme les stigmates d'un mal absolu, le simple fait de vivre... [Lire la suite]
lundi 14 septembre 2015

MUSIQUE...

O musique, écho d'un autre monde, soupir d'un ange qui réside en nous, lorsque la parole est sans puissance, lorsque tous les sentiments sont muets dans nos cœurs, toi seule est la voix par laquelle les hommes s'appellent du fond de leur prison, c'est toi qui fais cesser leur isolement et réunis les soupirs qu'ils poussent dans la solitude. .   JOHANN PAUL FRIEDRICH RICHTER   .  
Posté par emmila à 11:04 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

mercredi 26 août 2015

MEMOIRE DU SILENCE...Extrait

Texte inachevétricot mal nouébarque mal arriméetout se défaitau fil de laine de la phraseFeuillets vite fanésespoir  pourtantqu'un autre regard___ plus tarddéchiffre les syllabesdécouvre pour lui seulla musique attenduetrouve un sens ou l'invente .   PIERRE ETIENNE   .        
Posté par emmila à 20:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
samedi 8 août 2015

DIGNITE DU CREPUSCULE

Le silence s’efface lentement sur la terre où nous passons. Il reste l’indulgence et la compassion des forêts. Il reste un arbre tout en haut de cette colline de pardon. Et si nous prions, c’est pour des dieux de terre mais la prière est précaire. Il nous reste l’imaginaire des anges. Cet amour végétal, au plus profond de nous-mêmes, qui pose sa tête sur l’épaule des solitudes. Le silence magnifie les branches et le texte de l’écorce. C’est ta vie que tu versifies dans la pluie traversière. Tu te dois de lui donner la musique la plus... [Lire la suite]
vendredi 3 juillet 2015

DESERT

Le silence du désertcette nudité du direm’intriguegraines de silencegrains de sablequi crissent sous la dentqui dans l’espace et le tempsvoyagentà la vitesse des ventsgrains de mots légersne pourrais-tu me direcommentles dunes déplacentdes tonnes de sableremodelant le paysagecomment elles traînentcette mouvanced’une histoire millénairele goutte à goutte de l’oasisperdu dans l’indifférencen’est guère éloquentaussi la rose des sablesou le sirocco ou le fennecmurés dans le silencecette graine du silencequi toujours reste muette nourritla... [Lire la suite]
Posté par emmila à 21:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,
dimanche 14 juin 2015

VIVRE A LA HACHE XLVI

Le ciel, les vagues, le vent dans les branches,les signes plus couchés que des chiens mortsscandent le même pointPoint cardinal fixé par le sangpour sacrifier ce dernier bastion traître à sa vitesse :la beauté comme un os lâché aux rapacesle point exact où s’érige invincibledans sa gloire incendiairela volée de ferraillesaux YEUX PLANTÉSpour lâcher un regardd’horizon basculéd’énorme trébuchetinverseur de vapeuroù l’homme esclave de la pertetrouve la bouche de gouffreà évacuer le désert infiltréfrisson d’anneaux viscérauxconspiration... [Lire la suite]
Posté par emmila à 21:59 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,