jeudi 24 janvier 2013

POESIE NOMADE ...Extrait

N'aie pas peur de la nostalgiene lui ferme jamais ta portelaisse-la venir en amielaisse en sa présence couleur tes larmesOn t'a dit et redit encore"le bonheur a changé de caple passé est mort sans retour"laisse-les dire et maudire à leur guiseAu plus profond tu sais que ton passéen ses brefs moments d'extasefut doux et bon et substantielNe te rejette pas au loingarde-le comme un sacrementde la beauté répandue sur la terre   .   PIERRE ETIENNE   .      
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jeudi 24 janvier 2013

PLAIDOYER

Le coquelicot, en voisin du blé ou du colza, s’il sait s’aventurer parmi eux, préfère leur marge ; peut-être est-ce juste qu’il ne se sent pas désiré, n’étant pas plus agoraphobe, pas moins grégaire. De toutes parts, des indigènes il se sait mal vu. On le repère pourtant aisément dans un ensemble. Ses pétales ondulant aux vents comme des drapeaux inspirent sans doute moins la rigueur que la souplesse, la mesure de la production que la fantaisie, les supputations ou escomptes, que les jeux de chance, les naufrages de la... [Lire la suite]
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dimanche 9 décembre 2012

QU'UN UNANIME ALCOOL NOUS RESTITUE LA LEGENDE

 Je demande cette lumière. J’implore la mer. J’invoque le lit nuptial de la paix, l’œuvre ouverte de la mer tenace, l’épi obscur et gai, les visages véritables de la fortune, le printemps soprano, lancinant.   Anges du XVIIIe que Venise vienne un jour à me sauver, qu’un unanime alcool nous restitue la légende intransmissible, l’onde végétale qui invite à tant de choses.   Je demande maintenant la ballade, le palais ouvert ; revenir de l’éclaircie de ce cosmos, la biographie des doux : paix de... [Lire la suite]
jeudi 6 décembre 2012

L'ECORCE DES COEURS...Extrait

 Vos vies sont menacées par les trains de banlieue Et vos histoires de gloire si dérisoire A ne pas se regarder dans un miroir N’essayez plus de me faire croire que vous appelez cela être heureux Vous avez voulu me voler et me prendre Mes seuls biens mes oiseaux mes pays Jusqu’au bleu tendre de mes nuits Sans avoir frères humains ce qui nous unit Et même mes raisons de vous comprendre Mais je marche encore par des allées éternelles Vers les banlieues perdues de l’univers Je saute à pieds joints vos barrières Vos cœurs sont... [Lire la suite]
mercredi 5 décembre 2012

L'IMPROBABLE...Extrait

Toute beauté brûle à petit feu, et se défait avec tendresse, lentement, comme l’aster, gloire de l’automne, et l’iris si fragile qu’il faut le transporter dans ses langes. Les chatoyantes ainsi se changent, se déguisent en leurs couleurs aux odeurs de délices. Certaines ne s’ouvrent que la nuit On les dirait pressées de disparaître, de s’effacer. La créature belle, la grâce, la pensée, ne peut jamais s’appartenir, elle consume son éclat pour tout remettre à qui s’en vient vers elle. Peut-on posséder un regard ? un baiser ? Et celui... [Lire la suite]
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vendredi 23 novembre 2012

INTRODUCTION AU LARGE

«Hors de ce qui meurt, je ne puis voir de beauté, mais que peut-elle être sinon l'intuition chancelante, renaissante, que le jour ne s'achève pas avec ce qui l'achève ?». (...) "... l'essor ou le plein vent, l'essor ou notre part d'enfance, lucide, aussi frais que la neige ou le lilas, éveille la poussière en s'adressant à ce qui passe pour l'invisible et les paroles sont les siennes quand se dénoue l'orgueil de nous prétendre seuls, de dire adieu." (...) .   PIERRE DHAINAUT . Oeuvre Mohamed Jaamati  
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vendredi 16 novembre 2012

UN CHAMP D'ÎLES

Savoir ce qui dans vos yeux berce Une baie de ciel un oiseau La mer, une caresse dévolue Le soleil ici revenu Beauté de l'espace ou otage De l'avenir tentaculaire Toute parole s'y confond Avec le silence des Eaux Beauté des temps pour un mirage Le temps qui demeure est d'attente Le temps qui vole est un cyclone Où c'est la route éparpillée L'après-midi s'est voilé De lianes d'emphase et fureur Glacée, de volcans amenés Par la main à côté des sables Le soir à son tour germera Dans le pays de la douleur Une main qui fuse le Soir À... [Lire la suite]
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samedi 10 novembre 2012

DE MOMENT EN MOMENT

Pourquoi ce chemin plutôt que cet autre ? Où mène-t-il pour nous solliciter si fort ? Quels arbres et quels amis sont vivants derrière l’horizon de ses pierres, dans le lointain miracle de la chaleur ? Nous sommes venus jusqu’ici car là où nous étions ce n’était plus possible. On nous tourmentait et on allait nous asservir. Le monde, de nos jours, est hostile aux Transparents. Une fois de plus il a fallu partir… Et ce chemin, qui ressemblait à un long squelette, nous a conduits à un pays qui n’avait que son souffle pour escalader... [Lire la suite]
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jeudi 1 novembre 2012

LA BEAUTE

Je l'ai trouvée à l'aube, un matin de clarté Frêle et pale dans une robe cousue de nudité Les yeux clairs grand ouverts, elle semblait effrayée Comme exilée sur terre, comme un oiseau blessé Je l'ai pris par la main, elle m'a accompagné Ensemble sur les chemins, nous avons voyagé Dans l'univers serein au pas d'éternité Sans peur du lendemain, sans mémoire du passé Dessous ses pas légers, des champs de fleurs naissaient Le langage des forêts nous était familier D'un geste de la paume, toutes étoiles scintillaient Et dans sa voix ,... [Lire la suite]
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dimanche 21 octobre 2012

GASTON BACHELARD

La flamme est un monde pour l'homme seul. Alors, si le rêveur de flamme parle à la flamme, il parle à soi-même, le voici poète. En agrandissant le monde, le destin du monde, en méditant sur le destin de la flamme, le rêveur agrandit le langage puisqu'il exprime une beauté du monde. Par une telle expression pancalisante, le psychisme lui-même s'agrandit, s'élève. La méditation de la flamme a donné au psychisme du rêveur une nourriture de verticalité, un aliment verticalisant. Une nourriture aérienne, allant à l'opposé de toutes les «... [Lire la suite]
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