mercredi 26 décembre 2012

CRI DE L'HOMME

Le radeau de soieDe la petite araignéeToujours à la dériveDans le remous des poussières,N’est pas plus fragileQue ma main perdueDans la houle des caresses.Mon cœur n’est qu’une aileQui bat de traversQui m’arrache le côtéEt me livre aux trous d’air.Mon sang, flot de la mer,M’anime et me soulèveComme le reflet de l’étoileMêlé aux brindilles blêmes.Ma chair et mes osChangés tous les sept ansSont des habits d’occasion.Un seul épi me transperce,Un vol d’oiseau me traverseL’horizon sillonné de voiles pointues(lame aux dents aigues)Me scie... [Lire la suite]
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vendredi 23 novembre 2012

RESTER HUMAIN...Extrait

(...) Chaque âge, chaque blessure ouvre un secret, révèle un pan invisible de nos vies. Ne juge pas. Écoute. Ne prétends pas savoir. Regarde. Ne te plie pas aux illusions partagées. Vois. Chaque âge a son ombre. Chaque blessure a son fantôme. Avance. Écoute le murmure derrière le cri, regarde le fantôme derrière le rire vois la chair devenir larme et vision et silence. Non, tu ne connaîtras pas la langue du monde. Non, tu ne sauras pas le secret du vivant. Pourtant ta chair parle la même histoire. Pourtant ton coeur... [Lire la suite]
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jeudi 22 novembre 2012

LE DEVOILEMENT ...Extraits

Ne plus voir que cette lumière, Mais toucher l'ombre douce qu'elle fait Sur la terre pour vivre. Ne plus entendre que le son Qui vibre entre les mains levées, Mais que les lèvres se posent sur l'instant Le plus fragile, le plus proche De la déchirure du son. Infime est ce jardin Donneur de roses, Ô plénitude Sur fond d'abîme. Douce à la solitude Est la maison étroite. Le rêve de l'été qui ne finissait pas S'abrite dans le silence de la pluie d'automne. Le lierre désiré a envahi le mur, Les raisins oubliés s'offrent À la... [Lire la suite]
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mercredi 3 octobre 2012

LE JOUEUR DE FLÛTE...Extrait

Je ne suis plus qu'une ombre Á la face du jourJe ne suis plus que la douleurEt la plainte du mondeJe ne suis plus qu'épinesEt cris d'entre les ruinesJe ne suis plus que la blessureOuverte de ce tempsJe ne suis plusQu'une flûte remplie de vent . ANNE PERRIER .    
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samedi 29 septembre 2012

SANS ARMURE

Si sensible Sans armes, sans armure De toutes les flèches, je suis la cible Homme de toutes vos blessures j'ai au coeur toutes les peurs Homme de toutes vos douleurs J’accueille en moi vos meurtrissures je suis homme sans armure.   .   FRANCIS PANIGADA   .   Oeuvre Tchoba  
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jeudi 27 septembre 2012

AGNES SCHNELL

une main trop tôt retirée ou l’usure de l’attente l’éclair d’un uppercut verbal tel du sel sur plaie vive juste une danse fauve... incantatoire une arabesque froissée une houle chaotique une brèche où la vie pénètre la nuit fœtale jusqu’à l’ultime porte juste assez pour nous meurtrir… . .    . AGNES SCHNELL .   .  . Oeuvre Jaya Suberg  
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vendredi 21 septembre 2012

LES ANNEES LUMIERE

Que sont devenues nos années lumière Nos années de braise et d'incandescence Ou la liberté était notre essence Et la transcendance ce que l'aube espère Nous étions fleuris jusque dans le cœur Puisant notre sève dans le sol ancien Ou l'homme se mélange avec le divin Ce rêve d'orient fut notre demeure D'acides musiques nous ouvraient les portes De la perception pour d'ultimes voyages. Nos lèvres baignées d'étranges breuvages Colorant d'azur l'espérance morte Pour nous conquérants sans armes, sans guerre Les pays s'ouvraient malgré... [Lire la suite]
mercredi 12 septembre 2012

CHANT I

Personne n’échappera à mon amour, au lys à la blancheur qui brûle, à la parole qui incendie ce qu’elle nomme. La tempête sortie d’une rose dont le silence creuse le précipice, creuse en toi jusqu’à la mer la mort, brise le château de lampes pour que la lumière se déverse à tes pieds.   Un aigle ouvre les ailes dans ta poitrine et une douleur bleue dans la mienne. Le coeur emporté par des vents contraires, la poitrine profonde et fermée comme un coup de tonnerre, l’oeil qui me manque me regardant du typhon qui approche, ... [Lire la suite]
samedi 1 septembre 2012

LES NUITS ARMEES

à Gaston Miron   à Paul-Marie Lapointe   les millions d'oiseaux rageurs traversent mon crâne millions d'ailes à battre dans mon sang le rappel des matins soldats où vivre épousera la mort transgressée millions de pas de frères déjà franchissent mes vertèbres et c'est moi cloué vif sur la crête des nuits buveuses du sang natal vibrent leurs pas dans mes neuronnes je suis atteint je luisje suis le veilleur et la lampe l'éclaboussure des sangs cadenassés nos premières foulées dans la reconquête des bases et de la... [Lire la suite]
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vendredi 29 juin 2012

ALEXIS ZORBA...Extrait

 " Se séparer lentement des êtres aimés, quelle amertume.          Je suis un homme c'est à dire un aveugle.          Moi mon fils j'agis comme si je devais jamais mourir. Et moi je lui répondis : j'agis          comme si je devais mourir à chaque instant.          Quand moi, je mourrai, tout mourra. Le monde Zorbesque tout entier coulera à... [Lire la suite]