vendredi 4 novembre 2011

CIMETIERE ETOILE DE LA MER- Versets 1995-2003

 Si je devais commencer à écrire, je commencerais par la blessure, la déchirure, je répèterais la blessure, la déchirure, éternellement, le retour à la mère, le retour à son ventre de plume et de limon, à son ventre de ciel.    Elle étend la main au-dessus des lions d’étoile, elle étend une main protectrice ou vengeresse au-dessus des lianes de silence, femme de filigranes ou d’empreintes, femme de traces, femme posée sur l’étroitesse tramée d’un sillon, travail d’un graveur sur le ventre veiné bleu de la pierre au... [Lire la suite]
Posté par emmila à 15:37 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

samedi 1 octobre 2011

RESTER HUMAIN...Extrait

La vie n'existe pas : tu cherches en vain à décrypter son secret. Le code n'existe pas tu cherches en vain à formuler son secret. Au fond de toi, l'enfant attend une réponse, mais sans voir le mensonge déformer le message. Le monde n'existe pas : tu crois en vain remonter son histoire. Le savoir n'existe pas tu crois en vain utiliser sa lumière. Ta vision n'est qu'une strate ton regard n'est qu'une étape du monde qui te constitue et te perd à la fois. Ton écoute n'est qu'un fragment l'audition n'est qu'une forme du... [Lire la suite]
Posté par emmila à 18:59 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
lundi 15 août 2011

DOUBLE POEME DU LAC EDEM...Extrait

[...]  Je veux pleurer parce que j’en ai envie  comme pleurent les enfants du dernier banc,   parce que je ne suis homme, poète ni feuille,   mais pulsation blessée qui sonde les choses de l’autre côté.    Je veux pleurer en disant mon nom,  rose, enfant et sapin au bord de ce lac,  pour dire ma vérité d’homme de sang  en tuant en moi la raillerie et la suggestion du mot.   [...]  . FEDERICO GARCIA LORCA .
Posté par emmila à 15:04 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
samedi 25 juin 2011

RENVERSE DU SOUFFLE...Extrait

Tenir debout, dans l'ombredu stigmate des blessures en l'air.Tenir-debout-pour-personne-et-pour-rien.Non-reconnu,pour toiseul.Avec tout ce qui a ici de l'espace,et même sansparole. . . . . . PAUL CELAN . . . . .
Posté par emmila à 15:22 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
lundi 18 avril 2011

BOIS D'EBENE...Extraits

Si l'été est pluvieux et morne si le ciel voile l'étang d'une paupière de  nuage si la palme se dénoue en haillons si les arbres sont d'orgueil et noirs dans le vent et la brume si le vent rabat vers la savane un lambeau de chant funèbre si l'ombre s'accroupit autour du foyer éteint si une voilure d'ailes sauvages emporte l'île vers les naufrages si le crépuscule noie l'envol déchiré d'un dernier mouchoir et si le cri blesse l'oiseau  (....) tu partiras abandonnant ton village sa langue et ses raisiniers amers la trace de... [Lire la suite]
Posté par emmila à 18:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
lundi 4 avril 2011

BLANCHE OU L'OUBLI

« Je voudrais décrire l’oubli par tous les mots oubliés. Par les alvéoles qu’ont laissées les mots disparus dans ma bouche. Par l’ombre absente des objets absents. Cette porte qu’on ne peut ni fermer ni ouvrir. Cette fenêtre feinte à la vie ou à la mort suivant ma disposition d’esprit. L’irréparable blessure du temps, la discontinuité de l’âme, ce trou dans la poche, l’oubli. » . LOUIS ARAGON . Oeuvre Joaquin Sorolla  
Posté par emmila à 12:48 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

vendredi 25 février 2011

BLANC SUR BLANC...Extrait

Maintenant j'habite plus près du soleil, les amis ne connaissent pas le chemin : c'est bond'être ainsi, à personne,dans les plus hautes branches, frèredu chant exempt de l'oiseaude passage, reflet d'un reflet,contemporainde n'importe quel regard de surprise,seulement ce va-et-vient des marées,ardeur faite d'oubli,douce poussière à fleur de l'écume,et seulement cela. (....) Tu appuies ton visage sur la mélancolie et tu n'entendsmême pas le rossignol. Ou est-ce l'alouette ?Tu peux à peine supporter l'air, partagéentre la fidélité que... [Lire la suite]
lundi 28 juin 2010

RENE CHAR

Toute vie qui doit poindre Achève un blessé. Voici l’arme, Rien, Vous, moi, réversiblement Ce livre, Et l’énigme Qu’à votre tour vous deviendrez Dans le caprice amer des sables. . RENE  CHAR .
Posté par emmila à 09:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
vendredi 16 avril 2010

BOIS D'EBENE...Extrait

« Afrique j'ai gardé ta mémoire Afrique tu es en moi - Comme l'écharde dans la blessure comme un fétiche tutélaire au centre du village fais de moi la pierre de ta fronde de ma bouche les lèvres de ta plaie mes genoux les colonnes brisées de ton abaisse- ment . JACQUES  ROUMAIN . Oeuvre de Rigaud Benoît
Posté par emmila à 14:13 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
samedi 10 avril 2010

FRÊLE

Un rien te frêle.   Racine qui tord la rive    et se repent de n’être que branche   à toutes ces arrachées de cris.   Elans de vent qui gisent ailleurs   à la frontière qui tient la feuille   et qui s’éteignent dans l’asphyxie du sens…     Un rien te gèle   à la fenêtre désarçonnée   qui grille dans la rouilleur de tes échardes.   Tu traînes tes élancements à vif   à la découpe centenaire du... [Lire la suite]
Posté par emmila à 23:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,