jeudi 8 juillet 2021

LEVEES D'EMPREINTES

  Inlassablement, et disant cela, on a beau détacher chaque syllabe afin de lui être présent, ce mot-là ou un autre, qu’importe, tous se ressemblent, on n’a pu faire un tri, on  recrée le bruit de ces blocs lorsqu’ils s’écroulent, un à un, des falaises, sans que l’on sache en différer la chute, la vague aussi avide en s’éloignant continue son travail de sape, continue de mêler silence, tumulte, on voit comme on entend, comme on respire, inlassablement donc, le resserrement de la gorge quand on se trouve ainsi... [Lire la suite]
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mardi 5 janvier 2021

LES 4 SAISONS....Extrait

Je conserve toujours Dans mes jarres de silences Le parfum des mots Je distille goutte à goutte Sur les blessures du temps Le dernier chant Espérant guérir mes rêves Et continuer Mes jeux d’enfant. . . . . . ©AHMED EL FAZAZI Collection «Les 4 saisons» Z4 éditions/Février 2020 . . . . Photo / Désert M'hamid El Ghizlane, juin 2019
samedi 22 août 2020

ABDLILAH JORIO

EtreLe regard tissé d’anciens étésOuvert sur écume et ciel sacrés,Suspendus, mes nuages blanchisD’instants d’hier bleuis.Ils connaissent tes fêlures,Apprivoisent mes blessures,Traversent, et s’enfuient. Manteau tricoté de mes vies antérieuresSagement posé sur l’instant,Ecran blanc de silence pesant,Protège aujourd’hui les amours de l’heure.Mystère, ailes de désirs et d’impuissance,Vertige à la recherche de sens,Tiens au fond de moi ce reste de vie,Ce souffle retenu à l’envie,Plus lourd, plus fort que le vide,Avant de t’envoler aux... [Lire la suite]
dimanche 9 août 2020

LA LETTRE DU SIXIEME SENS

  Ma lettre portée par ellipseai demandé aux motstoutes voiles ferméesde prendre le poids de l’oiseauen plein volde rendre rapport d’écritureet de déraisonde mélodie d’extravagance Même en me trompant de parcoursmêlant la longue syncope des arcs-en-cielaux phrases séquestrées des réverbèresje n’ai toujours eu qu’un seul galopla phrase mutiléel’ordre des vertébrés Celui qui crie trop fortn’entend pas l’orage déchiré de ta bouchedans ma vie qui se défait et se refaitcomme une chevelure   Celui qui ne crie pas... [Lire la suite]
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jeudi 25 juin 2020

ET SOIS CET OCEAN... Extrait

il y a longtemps que je ne vis plus icije ne prends plus le bras de la pluie pour sortiret que pourrais-je dire des étés invisibles où je sauvais la mort sur les restes du jour certains jours je mettais des années de côtéet mes yeux repoussaient à chaque démesureje donnais des oublis au fond des parcs sombreset j’ai su quelquefois ressembler à ma voix j’ai même accompagné les invasions secrèteset des blessures m’ont fait la peauquand on fêtait les guerresje me joignais aux grands défigurés je marchais dans ma chuteje ne... [Lire la suite]
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mercredi 10 juin 2020

SOUFFLE ERRANCE...Extrait

Que finissent les routesQue partent les blessuresQue disparaissent les fissuresQue des flux de lumières déroulent leurs lanièresSur les lieux, les choses et la merQue tout redevienne silence, absenceIl me faut juste un endroit à l écartUn instant qui me servira de rempartContre ce qui vous envahit puis repartUn mur de solitude pour le regarder et le garderM'y protéger contre cette chose qui désempare , sépareUn pan de solitude pour y installer du videDe la tristesse et des zestes de désertsDes mots qui fuient et des silences qui se... [Lire la suite]

samedi 25 janvier 2020

LA LETTRE DU SIXIEME SENS

Ma lettre portée par ellipse a demandé aux mots toutes voiles fermées de prendre le poids de l’oiseau en plein vol de rendre rapport d’écriture et de déraison de mélodie d’extravagance Même en me trompant de parcours mêlant la longue syncope des arcs-en-ciel aux phrases séquestrées des réverbères je n’ai toujours eu qu’un seul galop la phrase mutilée l’ordre des vertébrés Celui qui crie trop fort n’entend pas l’orage déchiré de ta bouche dans ma vie qui se défait et se refait comme une chevelure Celui qui ne crie pas... [Lire la suite]
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mercredi 22 janvier 2020

LE BOIS D'EPAVE

Il y a des lieux qui nous mènent ailleurs, un arrêt sur image, une page arrachée, une tache blême sur un mur où il y avait un cadre, le sillage d’un bateau, les murs d’un village, une ornière de boue, le sourire d’une plage, la fadeur d’une fadaise, la hauteur d’une falaise, un mot d’auteur. Mon chant est trop petit pour les oreilles du monde. Mes pieds boitent comme un verbe éclopé qui se conjugue mal. Le même paysage accroche les regards. Chacun le voit à sa façon. Je n’ai rien demandé, mais le malheur rôde autour de moi. J’ai... [Lire la suite]
mercredi 13 février 2019

ERNEST PEPIN...EXTRAIT

Le beau songe qui s’éparpilleDans l’arc-en-ciel des ansA tire d’aile s’envole en reliant nos viesEt nous voilàArchet et violon d’un orchestre sublimeQu’on appelle l’amourQuand nous frôle la douceurDes souvenirs endormisSous nos paupières fragilesD’avoir pu exister et entrevoirCette lumière bénie par le tempsEt qui nous gratifie de blessures inconsoléesNous voilàEcorce des choses neuvesFiers d’offrir au jourSa part de tendresseCri muet d’un éclairQue le toujours du toujours foudroieAu point de chavirer nos chairs Ivresse des... [Lire la suite]
jeudi 13 décembre 2018

LES BLESSURES...

Que ferons-nous de ces blessures qui ne guérissent pas ? Apprendre à les aimer. Jour après jour, en prendre soin. Pleurer quand il le faut, Au pied d’un arbre Ou au bord d’un ruisseau : Dans les bras d’un amant. Et découvrir le chant discret Plein d’amour et de grâce, Qui s’élève avec douceur De tout ce qui est deuil en nous.         AEDAN       Oeuvre Montserrat Gudiol  
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