samedi 25 janvier 2020

LA LETTRE DU SIXIEME SENS

Ma lettre portée par ellipse a demandé aux mots toutes voiles fermées de prendre le poids de l’oiseau en plein vol de rendre rapport d’écriture et de déraison de mélodie d’extravagance Même en me trompant de parcours mêlant la longue syncope des arcs-en-ciel aux phrases séquestrées des réverbères je n’ai toujours eu qu’un seul galop la phrase mutilée l’ordre des vertébrés Celui qui crie trop fort n’entend pas l’orage déchiré de ta bouche dans ma vie qui se défait et se refait comme une chevelure Celui qui ne crie pas... [Lire la suite]
Posté par emmila à 11:41 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,

mercredi 22 janvier 2020

LE BOIS D'EPAVE

Il y a des lieux qui nous mènent ailleurs, un arrêt sur image, une page arrachée, une tache blême sur un mur où il y avait un cadre, le sillage d’un bateau, les murs d’un village, une ornière de boue, le sourire d’une plage, la fadeur d’une fadaise, la hauteur d’une falaise, un mot d’auteur. Mon chant est trop petit pour les oreilles du monde. Mes pieds boitent comme un verbe éclopé qui se conjugue mal. Le même paysage accroche les regards. Chacun le voit à sa façon. Je n’ai rien demandé, mais le malheur rôde autour de moi. J’ai... [Lire la suite]
mercredi 13 février 2019

ERNEST PEPIN...EXTRAIT

Le beau songe qui s’éparpilleDans l’arc-en-ciel des ansA tire d’aile s’envole en reliant nos viesEt nous voilàArchet et violon d’un orchestre sublimeQu’on appelle l’amourQuand nous frôle la douceurDes souvenirs endormisSous nos paupières fragilesD’avoir pu exister et entrevoirCette lumière bénie par le tempsEt qui nous gratifie de blessures inconsoléesNous voilàEcorce des choses neuvesFiers d’offrir au jourSa part de tendresseCri muet d’un éclairQue le toujours du toujours foudroieAu point de chavirer nos chairs Ivresse des... [Lire la suite]
jeudi 13 décembre 2018

LES BLESSURES...

Que ferons-nous de ces blessures qui ne guérissent pas ? Apprendre à les aimer. Jour après jour, en prendre soin. Pleurer quand il le faut, Au pied d’un arbre Ou au bord d’un ruisseau : Dans les bras d’un amant. Et découvrir le chant discret Plein d’amour et de grâce, Qui s’élève avec douceur De tout ce qui est deuil en nous.         AEDAN       Oeuvre Montserrat Gudiol  
Posté par emmila à 13:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , ,
vendredi 28 septembre 2018

MIRAGES

  A petits pas qu'importe ! De l'autre côté le temps ne presse plus. De l'autre côté l'instant ne leurre plus. Le voyage ne finit pas de désarticuler qu'importe le pas. Marcheur immobile dans l'eau qui emporte malgré soi vers l'irrésistible.. Oeillade des feux nuits où les rêves prennent corps et nous écrasent de tendresse le marcheur loin des voies qui se dupliquent ne sait quoi butiner le temps qui se ramasse et reste dans l'angle mort le désir défiant le silence ou cet infime frémissement que... [Lire la suite]
vendredi 28 septembre 2018

CONTRE-JOUR

  Revenir    pieds nus dans les traces trop larges comme si on rentrait chez soi.   Glisser sur le sol se laisser écorcher par les échardes de la mémoire et rendre grâce à la source à la leçon de l’humus à l’éclatement végétal.   Il faut murmurer d’une voix profonde les rêves éteints la cendre lavée de tout l’ocre humain. Il faut dire à voix froissée ce qui hurle en soi avant de se taire.   Dire les chemins tortueux dans la terre lasse de nos migrations. Dire aussi l’adagio... [Lire la suite]
Posté par emmila à 08:53 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , , , , ,

mercredi 10 janvier 2018

LA TRISTESSE DU FIGUIER...Extrait

 Il y a tout au fond de la fatigue Tout ce qu’un homme a de plus beau à donner : Son courage peut-être,Sa sueur perlée, sa respiration difficileEt ses blessures déjà anciennes. Et au sommet de la colline,Près des myrtilles, des bruyères et de la pluie, Il y a aussi ce secret bien gardé Que seuleLa Nature est prête à partager avec lui.   ...   Un silenceQui ne se mesure pas au nombre de mètres qu’il faut pour l’enjamberEt passer dans l’histoire d’un autre silence, Un silenceQui est parfois rempli de pétales de... [Lire la suite]
Posté par emmila à 17:58 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , ,
jeudi 26 octobre 2017

LE TEMPS DE...

Le temps de... tant de rivières de rides de rifts Le temps de... tant de brisures de cicatrices de cris étouffés Le temps de... tant de battements de coeur de pas d'empreintes d'effacements Le temps de... tant de lettres serpentantes de mots errants de ratures à relire Le temps de... tant de souvenirs d'oublis en mémoire de silence sur le bout de la langue Le temps de... Tant de ... manque.   .   ANNE MARGUERITE MILLELIRI   .  
lundi 21 août 2017

MARCEL MIGOZZI

Restons visibles sous les draps même peurEt même désir entre disparaître etVieillir où les mots se déforment si viteNous sommes si même désir attachésÀ la même chair où les mots même peurNous portent au dénuement à l’invisibleDans les blancs entre les mots restons visiblesEntre fête et blessure visibles fuiteEt perpétuité mais qui sait ce qu’un êtreDésire de l’autre quand t’aimer est plusIncompréhensible que je vais mourir   .   MARCEL MIGOZZI   .
Posté par emmila à 16:59 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,
jeudi 9 mars 2017

LA BELLE SAISON

Je regarde d’ici les guerres fatiguées Les mots qui sont des mouches sur les vitres Prisonnières Le poids mort de la pesanteur sur la nuque et ce temps que l’on tue De peur De croiser son regard d’y voir le décompte A rebours et le va et vient qui finira Les mêmes boucles la même fin qui ramène le naufragé Toujours à la même vague quand le sol se dérobe Je pense à Diogène avec sa lampe qui cherchait un homme Quand j’écarte de mon chemin les humains en cherchant la lumière Pourquoi Est-il impossible d’être debout Sans retomber... [Lire la suite]