mercredi 3 avril 2019

MON TRESOR

A mes petits-enfants Mila, Emma, Cesare, Loreleï       Mon fils cherche un trésor. Il va finir par le trouver, j'en sais quelque chose. Le trésor, lui dis-je, est à l'image de ce mois d'avril, il ne tient qu'à un fil. Tout ce que tu as à faire pour le saisir, c'est de devenir un peu plus subtil. Et puis il y a le songe des autres pour t'aider à accomplir ton rêve éveillé. La prescription de La Fontaine par exemple, qui mêle la joie à la peine. Pour lui, il n'y a pas de trésor, ou plutôt si, et ce trésor n'est... [Lire la suite]

vendredi 18 janvier 2019

MICHEL EKHARD ELIAL...Extrait

Parce qu'ici est peu et tropme reconnaîtras tusous le feuillagedes parolesau bord de l'existenceune tige uniquequand le bonheurtombe Ecrirepour laisser la lumière alluméeau dessus de l'ombredu chant le plus fidèlepoursuivreentreles séismes et les élans de joietant de ruines tant de rosesau cadastredes ciels et des ostouchent la prièreet l'incendied'où me vient la tendresse du mondequand je fleuris et me défeuillequand le poème brûlej'ai la ferveur d'aimer   .   MICHEL EKHARD ELIAL   . Oeuvre Odilon... [Lire la suite]
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jeudi 25 octobre 2018

TU PARLES DE CIVILISATION

  Tu parles de civilisation, tu dis qu’elle ne devrait pas être,ou qu’elle devrait être différente.Tu dis que tous les hommes souffrent, ou la majorité, avec les choses humaines disposées de cette manière.Tu dis que si elles étaient différentes, ils souffriraient moins.Tu dis que si elles étaient selon tes voeux, cela vaudrait mieux.J’écoute et je ne t’entends pas.Pourquoi donc voudrais-je t’entendre ?Si je t’entendais je n’en serais pas plus avancé.Si les choses étaient différentes, elles seraient différentes, voilà tout. Si... [Lire la suite]
dimanche 21 octobre 2018

LE TEMPS S'INCLINE

On entre au défaut de la forêt, plus haut que laines et faucheurs. Les genêts montent leurs cosses noires. Marche à la longue et le pas détrempé. Quel arbre fut jamais aussi vrai, venu des nœuds,de sondes et d'un seul jet, que cette lame rêche au plat de l'air? C'est qu'un profil ancien me double,un autre temps épaissit le regard: quand la joie déboulait du matin, entre ses toiles grèges, et l'eau prise à l'étau de sapins étourdissait la peau battante. La main, marcheuse des cœurs, était terriblement confiante. Je... [Lire la suite]
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mardi 4 septembre 2018

UN INSTANT A SAUZET...

La porte s'est ouverte , un rayon de soleil de fin d'hiver caressait les créations douces et artisanales accrochées au mur du petit couloir , une odeur de cannelle promettait une suite gourmande et sucrée . La parenthèse s'annonçait agréable. J'entrais dans la maison qui me donnait envie d'être vêtue d'organdis rose , de soie , de grand châle cachemire, de lin clair et de blanc monogrammé. Les fauteuils ,avides d'accueillir leurs hôtes, tendaient leurs bras pour un repos confortable . Une pivoine, en passant... [Lire la suite]
mardi 28 août 2018

LES PLUMES D'EROS...Incipit

Désormais, l’état lumineux a changé d’orientation : il est à présent isolé et n’ouvre que sur lui-même. Si j’essaie d’en préciser la nature, je n’aperçois que sa ressemblance avec l’espace qu’autour de moi ouvre le regard. Non, ce dernier est substantiellement le même que l’état ancien mais il n’est pas environné du même lieu. L’ancien est dans mon corps : c’est une poche lumineuse qui se dilate, qui envahit tout mon volume intérieur, et qui l’illumine en abolissant toute frontière entre dehors et dedans. Le bonheur est dans cette... [Lire la suite]

mardi 24 juillet 2018

LES FLEURS DU MAL...Extrait

Je sais l'art d'évoquer les minutes heureuses,Et revis mon passé blotti dans tes genoux.Car à quoi bon chercher tes beautés langoureusesAilleurs qu'en ton cher corps et qu'en ton cœur si doux ?Je sais l'art d'évoquer les minutes heureuses   .     CHARLES BAUDELAIRE     . Oeuvre August Macke
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lundi 9 juillet 2018

BRUNO ODILE...Extrait

Le temps n’existe pas, n’existe plus. Il est une matière souple et non déterminée. L’heure humaine exauce l’espace dans lequel chacun se compte par le contenu de son énergie. Une multiplication de l’infini s’ouvre au bout de nos langues et se referme sous nos pas. Ainsi, nous habitons, tour à tour, les hautes et lointaines étoiles où le cœur va, en une fraction de secondes, de la lune jusqu’à la lumière intersidérale. Et l’on passe son temps à essayer de réconcilier l’angélique regard de l’enfant à celui du vieillard aguerri de mille... [Lire la suite]
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dimanche 8 juillet 2018

LES VRILLES DE LA VIGNE...Extrait

"Moi, j'aime. J'aime tant tout ce que j'aime ! Si tu savais comme j'embellis tout ce que j'aime, et quel plaisir je me donne en aimant ! Si tu pouvais comprendre de quelle force et de quelle défaillance m'emplit ce que j'aime... C'est cela que je nomme le frôlement du bonheur. Le frôlement du bonheur... caresse impalpable... frisson mystérieux près de se fondre en larmes, angoisse légère que je cherche et qui m'atteint devant un cher paysage argenté de brouillard, devant un ciel où fleurit l'aube, sous le bois où l'automne souffle une... [Lire la suite]
Posté par emmila à 08:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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lundi 11 juin 2018

ENCRUCIJADA / CARREFOUR

¡ Oh, qué dolor el tenerversos en la lejaníade la pasión, y el cerebrotodo manchado de tinta !¡ Oh, qué dolor no tenerla fantástica camisadel hombre feliz : la piel,alfombra de sol, curtida !(Alrededor de mis ojosbandadas de letras giran.)¡ Oh, qué dolor el dolorantiguo de la poesía,este dolor pegajosotan lejos del agua limpia !¡ Oh dolor de lamentarsepor sorber la vena lírica !¡ Oh dolor de fuenteciega y molino sin harina !¡ Oh, qué dolor no tenerdolor y pasar la vidasobre la hierba incolorade la vereda indecisa !¡ Oh el más profundo... [Lire la suite]