mardi 4 septembre 2018

LA POESIE

Il faut de l'amour et de la poésie pour sauver l’espoir et vice-versa. De l’espoir, de l’amour et surtout de la poésie avec des poings d’acier pour riposter convenablement aux sociétés de courtage administrées par des puissants, tel Jules Ferry, qui s’adressent aux peuples brocantés par l’oubli comme se dédicaçait Zeus aux divinités mineures. Il faut de la poésie face à la réplicabilité violente des hâbleurs qui sèment la brouille dans les cœurs afin de les fermer à double tour après les avoir détroussés des Si qu’ils gardent en... [Lire la suite]

mardi 21 août 2018

JE SUIS CET HOMME

  Je suis cet homme inconsolé de t’avoir tant aiméeQui croyait être né pour être ton hérosCet homme à bout de souffleA force d’avoir couru après tes étoilesQui croyait que la nuit se couvrait de ta peauJe suis cet homme inconsolé de t’avoir tant aiméeQui croyait que l’enfance ressemblait à tes seinsCet homme à bout de soifA force d’avoir creusé l’ambre de tes yeuxQui croyait être né pour être ton sorcierJe suis cet hommeFeu de joieFeu de pailleQui croyait que les flammes chantaient l’éternitéJe suis cet homme qui refusait le... [Lire la suite]
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samedi 14 juillet 2018

A LA FIANCEE DU VENT

Et ce n’était rien la pluie. Sinon la touche du vent, la cillée des nuages, les mains aux nœuds défaits, légères à pétrir le ciel de leurs doigts de fontaine. Rien sinon ce qui échappe. Et s’abandonne à l’air. Rien sinon ma danseuse d’automne. Suspendue. Flottante. En devenir dans le tourbillon de son âme déchirée. Rien sinon votre chair qu’aucun mot n’habille. Votre feu qu’aucun regard n’éteint. Votre sang et vos larmes qu’aucune bouche jamais ne parviendra à sécher. Ma danseuse, tout feu, tout... [Lire la suite]
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samedi 27 janvier 2018

LE RETOUR DE WALLADA...Extrait

J’habite ta demeure moi qui n’ai pas de demeureMoi qui depuis mon départvagabonde dans les ruelles de la mémoireErrant comme une bergèrequi perdit son troupeau Moi qui pour patrie n’ai plusQue les mots et le papierMoi qui pour lit n’ai plusQue le trottoir de l’espoirJe reviens à toiAfin que tu me consoleset me fasses renaîtreaprès l’immense chagrin ...   .   MARAM AM MASRI   .   Oeuvre Zuhair Hassib, Syrie
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jeudi 7 septembre 2017

IMAGINE

imagine l’immense,mer ou plainede grands vaisseaux isolésou des arbres que traverse le ventimagine la cruela crue d’un fleuve ou d’une âmeet cette eau qui bouillonneet ce vent qui la froisseimagine des êtres passanthélant les autres ou la poésiecrevant de chagrinpour des rendez-vous manquésimagine des passages ouvertspuis sans issue soudainet partout des guetteursde l’effondrementimagine un ciel renversél’ombre des maréesles mots grattés à vifpour les réduire au silenceimagine la transparence…Tes songes alors t’arrachentet... [Lire la suite]
mercredi 30 août 2017

BRUNO ODILE...Extrait

Souverain, l’échange naît dans la déchirure de soi, là où dans un renfoncement de l’esprit, le neuf et l’ancien font orage.   Les phrases transportent des fagots aux allures martiales. Un escadron de mots traverse le brouillard des plaines matinales avant de glisser sur des plaies mal refermées. Je sens la matière proche et pénétrable. Des centaines de serments demeurent attachés les uns aux autres dans l’attente d’une libération providentielle.   Il m’aura fallu sarcler, puis labourer encore et encore pour extraire de... [Lire la suite]

jeudi 3 août 2017

IL Y A DES MATINS

Il y a des matins en ruineOù les mots trébuchentOù les clefs se dérobentOù le chagrin voudrait s’afficherDes joursOù l’on se suspendraitAu cou du premier passantPour le pain d’une parolePour le son d’un baiserDes soirsOù le cœur s’ensableOù l’espoir se verrouilleFace aux barrières d’un regardDes nuitsOù le rêve buteContre les murailles de l’ombreDes heuresOù les terrassesSont toutesHors de portée.   .     ANDREE CHEDID in « Par-delà les mots ».   .     Photographie Katia Chausheva
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mercredi 19 avril 2017

PASSAGERE DE LA DUREE...Extrait

Ce temps composé de fragments d'éternité lorsque tu implosais en mille rayons de fruits ce temps mitoyen et distant pareil aux grilles du désert où l'on attache les chevaux de l'eau aux pieds en flamme.   Ce temps de presque rien où tu vivais de fines embrasures d'un brin de matin d'un souffle de feuillage fraîche vocalise dan la gorge.   Ce temps de nul temps sans repères ni boussole où tu mourrais de morsures de fleur en plein poumon du chagrin de l'abeille d'une griffure d'oiseau de sel à même la... [Lire la suite]
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jeudi 16 février 2017

QUESTIONS DE POESIE

Dans ta patrie de neige, Quête muette des mots depuis toujours, jusqu'à l'ultime frontière. Viens boire à l’arc-en-ciel de la beauté Au grand passage Au lien à la terre Point de paroles vaines pour l’enfance absente des mots Natale est la lumière Silencieuse la pierre du retour Au peuple du poème. Qui se réduit à l'isolement ? Qui va vivre en exil intérieur ? Quelle étoile est la plus triste ? Natale est la lumière Désenchantée et écartelée entre rêve et néant. Qui veut franchir le grand passage ? Qui porte le chant ? Qui porte le... [Lire la suite]
samedi 11 février 2017

TRANSPARENCES

Un matin bruissant froissé de bruits sourds de voix contenues un matin chagrin s’il n’y avait cette ferveur inavouée récurrente ce chant au loin palpitant. Le nom imprononçable s’est replié avec la nuit comme une carapace vide une cuirasse d’insecte craquant sous nos pas. Le nom s’est pulvérisé sur nos lèvres impatientes. Reste le souffle l’élan qui nous porta. Aller au plus saillant de notre légende aller jusqu’à l’ardeur blessante et chercher chercher ranimer l’éparpillé aller au-delà de la voix aimée dans l’absence marquetée... [Lire la suite]