vendredi 3 novembre 2017

UNE CARTE POSTALE

Tu m’enverras une carte postale,De la douceur des eaux,De la chaleur des lumières !Ici,Le SoleilFera place à la Lune,La LuneAu nuage,Le nuageÀ la nuit,Envoie-moi une carte postale !Tu m’enverras cette lumière des nuits,Des profonds cratères des Vésuves !Tu m’enverras ce diamant des ténèbres,De la froideur des Igloos !Ici,Le SoleilFera place à la Lune,La LuneAu nuage,Le nuageÀ la nuit,Envoie-moi une carte postale !   .     FREDERIC PACERE TITINGARefrains sous le SahelÉditions L’Harmattan, 1976     . ... [Lire la suite]
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dimanche 9 juillet 2017

ECLAT D'UNE POETIQUE DE L'INACCOMPLI, LIVRE 5...Extrait

No siempre se puede tocar el alma profunda. — Robarte de tus labios un beso abrasador. * S.V. . Nous avons traversé des orages, des tempêtes, les hautes solitudes, les profondes douleurs. Ne fût-ce que cela la vie ? La mort, n'était-ce que cela. — Vers l'haut-delà ? Des joies, — l'éclair, du bonheur, — l'éblouissement. — Or, j'avance somnambule, entre rêve et réel. Et j'ai outrepassé le visible, — le cap vers l'inconnu, — l'invisible. Nous serions donc passés, comme des fantômes pressés. Pourquoi ce brouillard, ce perpétuel... [Lire la suite]
samedi 8 juillet 2017

ALBERT AYGUESPARSE...Extrait

La lumière de midi fait éclater les fronts.Elle peint de résine les masques insensésQue les puissants ont pris pour traverser la villeOù les bûchers croulants grillent le ciel géant.Elle bouge avec l’ombre décapitée des mursEt recouvre de chaux les cris des premiers morts.Ses doigts d’encre ont tracé les couloirs de la peur,Ne me demande pas ce que font ces fantômes.Ils arrachent le coeur des colombes blesséesEt vendent des colliers d’amulettes sonoresPour conjurer la foudre et sauver les damnés,Mais l’enfer n’entend pas ce doux bruit... [Lire la suite]
dimanche 11 juin 2017

POESIES 1943-1970...Extrait

Déjà brûlant, le soleil neuf chauffe les crépis, la poussière – et gaine les plantes d’ardent et tranquille éblouissement. Elles s’éveillent dans la lumière qui supprimant le vert leur donne une autre forme dans la violente clarté, dans le tiède silence qui précède la vieille touffeur – et cette lumière qui les vêt semble être leur existence même, une vie identique à la vie humaine, mais combien plus heureuse dans sa fraîche extase de soleil. J’attends que parlent les plantes – prises par le profond sourire qui s’exhale de la terre... [Lire la suite]
mardi 16 mai 2017

BRUN

Brun est fasciste mais brunes sont les femmes du sud, ocre est convivialité et marron a la douceur vernie des fruits du marronnier qui déformaient mes poches dans mon enfance. L’histoire a chevillé dans nos mémoires une idée de morosité à la couleur de la terre, peut-être parce qu’on y ensevelit nos morts. Les obsèques ont pour armoiries le gris et le noir, teintés de la terre en hiver – c’est toujours une forme d’hiver que mettre en terre le corps de ceux qui furent. La nudité, le froid, les arbres dénués de leur parure après... [Lire la suite]
dimanche 7 mai 2017

L'AMITIE

Beaucoup de mes amis sont venus des nuages Avec soleil et pluie comme simples bagages Ils ont fait la saison des amitiés sincères La plus belle saison des quatre de la terre Ils ont cette douceur des plus beaux paysages Et la fidélité des oiseaux de passage Dans leurs cœurs est gravée une infinie tendresse Mais parfois dans leurs yeux se glisse la tristesse Alors, ils viennent se chauffer chez moi Et toi aussi tu viendras Tu pourras repartir au fin fond des nuages Et de nouveau sourire à bien d'autres visages Donner autour de toi un... [Lire la suite]
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dimanche 16 avril 2017

RIEN QUE CETTE LUMIERE

Rien que cette lumière que sèment tes mains Rien que cette flamme et tes yeux Ces champs cette moisson sur ta peau Rien que cette chaleur de ta voix Rien que cet incendie Rien que toi Car tu es l’eau qui rêve Et qui persévère L’eau qui creuse et qui éclaire L’eau douce comme l’air L’eau qui chante Celle de tes larmes et de ta joie Solitaire que les chansons poursuivent Heureux du ciel et de la terre Forte et secrète vivante Ressuscitée Voici enfin ton heur   .   PHILIPPE SOUPAULT   .
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lundi 26 décembre 2016

LA GARRIGUE

Sur la colline où s’enfièvrentMille milliers de grillonsMûrit le profond genièvreDans ses brasiers d’aiguillonsCroquant la rocaille en flamme,Sauge, aspic et lavandinForment un craquant jardinQui ne fournit que de l’âmeJ’y vais, la chaleur tombée,Faire des fagots subtilsPour inspirer mes flambésSous la broche et sous le grilJ’y cueille le thym brûlantEt des fleurs qui se surviventPour enchanter mes lessivesEt les nuits de nos draps blancsÀ moi fille des pâturesQuel vieux parentage grecA légué le goût du secEt des plantes à la dure?À... [Lire la suite]
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vendredi 26 août 2016

CHANTS DE L'AUTRE RIVE...Extrait

        Heure bénie parmi les heures, celle où la clameur du             large consent au silence son royaume,         Celle où l'enfant cède à contrecœur au fil du sommeil,          Où l'on n'entend plus qu'un grillon solitaire et le             grincement indécis d'une persienne mi-close.   ... [Lire la suite]
samedi 2 avril 2016

LOIN DE TOUS RIVAGES...Extrait

Pour Josiane Là.Des ruines se lamentent dans un langage déjà d'autrefois." Païs. "Là, et les pierres, face au ciel, depuis hier, depuis toujours.Présence, absence.Entre le tremblement de terre et la pétrification, l'aveugle éboulis des murs se répand sur nos mémoires.Là.Pierres à jamais...Colonnes brisées, vestiges...Pierres de boue recouvertes, livrées à l'oubli, aux " fadarellos " qui peuplent désormais la campagne.Là, et les heures accumulées.Et le silence.Et le silence en feu aux abords de midi.Blanches, les heures révèlent sur... [Lire la suite]