samedi 22 juin 2019

MICHEL ECKHARD ELIAL...Extrait

Toute terre nue est un seuild’un si faible poidsque le chant l’élèvequand elle n’accède plusà l’air et au ciel. Un jour, c’est l’indicible pareilquand sur les griffes étroitesd’une poignée de terresi grand est le désirqu’il se retire derrière l’astredu visible amour. De toutes les vagues du cœurdu versant de l’êtreà ouvrir et comprendrele choryphée du visageannoncecomme l’ange du voyageou la vigie de l’obscur traverséque le temps est pleinde notre rencontre.   .   MICHEL ECKHARD ELIAL   .   ... [Lire la suite]
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vendredi 26 avril 2019

JE VOUDRAIS QUE MON CRÂNE...

  Je voudrais que mon crâne soit comme une chapelle Abandonnée perdue au fond d'un val touffu On entend bourdonner une mouche une abeille Et l'on croît deviner des sourires aux statues   Je voudrais que mon cœur soit comme un feu dans l'âtre Qui rougeoie dans la nuit avec sa bonne odeur Dans les tisons l'on voit un mystérieux théâtre De masques de chevaux de rires et de fleurs   Je voudrais que mon corps soit une goélette Qui danse en s'amusant sur la crête des flots A la proue le beaupré se moque des... [Lire la suite]
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samedi 13 avril 2019

MARIN MON COEUR...Extrait

... Nous avons coutume ici d’accueillir des enfants, c’est-à-dire de les mettre au monde comme ailleurs on capture des éléphants sauvages. Ceux qui capturent les éléphants sauvages afin de se les approprier se doivent de développer une argumentation suffisamment forte pour convaincre l’éléphant que sa vie en captivité sera mille fois plus belle que celle qu’il aurait pu vivre à l’état naturel. Cette argumentation prenait chez les Thaï la forme d’un poème forcément long car bourré de mensonges et le poème prenait forcément... [Lire la suite]
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lundi 8 avril 2019

LETTERA AMOROSA

Il y a eu cette trouée d’ombre, ses balcons en encorbellement. Ce n’est d’abord qu’un petit air de plainte, mais qui revient, vague sans cesse, et feu. Voix qui naît des chairs mêmes et se transforme au fond, modulations qui vrillent au plus intime. Une blessure ou un frisson si prêts à recueillir le battement d’un sang qui se propage et se partage ! Un temps, tout l’art d’aimer. C’était bien toi, toi dont le chant éveille à profusion des songes, comme d’autres, passant à travers l’éteule, lèvent un vol de perdrix rouges.... [Lire la suite]
lundi 18 février 2019

QUI VIVE...Extrait

... ton haleine chaude sur le cou de la nuitou le petit matin naissant entre nos doigtsnous voici tout vivants plongés dans l'éphémèred'une foudre sans lieu ni point d'impact au solhors chair de passage mais quelle voix appelleinaudible aux entours et de sève gorgéeà toutes les saisons c'est dire d'où tu viensbeau fantôme perdu mais quel chant traduis-tule pays est désert et le cœur dévastécar je n'existe pas tu restes sa demeure   .     CHRISTIAN  ARJONILLA     . Oeuvre Léonor Fini ... [Lire la suite]
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jeudi 7 février 2019

VOUS AVEZ FAIM ET MOI JE CHANTE

Merci Adélita mia...     Les vagabonds vont par les routes, je ne les vois pas.Les prisonniers hurlent, je ne les entends pas.Les affamés cherchent du pain, les gueux montrent leurs loques,les hommes floués cherchent la vérité.Et la terre couverte d’ivraie, la terre belle et fière,défend sa dignitépar une souffrance obstinée. O hommes affamés, loqueteux, floués!Je sais bien qu’un jour Les vagabonds vont par les routes, je ne les vois pas.Les prisonniers hurlent, je ne les entends pas.Les affamés cherchent du... [Lire la suite]

dimanche 30 décembre 2018

LA GRANDE FUGUE...HOMMAGE A UNE AMIE DISPARUE EN 2018...GHYSLAINE LELOUP

  Pas de faste dans les ombelles portées hautPas d’exubérance dans l’éparpillement des fleursVéronique, narcisses, œillets et asphodèlesDu blanc du rose du bleu du jauneComme on dit le pain et le vinSans nuances pour blesser leur candeur   C’est de l’origine parcourant tes recoinsUn cri brusquement doréQui se cogne aux paroisPuis s’éteint dans des mots élimésIl faudrait des paroles semblables aux fleursAvec leurs principes avec leurs parfums   Le vent prend corps dans l’herbe hauteMais nousQui nous consolera de la... [Lire la suite]
dimanche 30 décembre 2018

GEOFFREY ORYEMA...HOMMAGE A UN AMI DISPARU EN 2018

In this land of AnakaThey called us PayiraIn this land of AnakaThey called us Payira*Obiga lead me in this darknessShow me the wayObiga take me to a placeWhere I can see light(Obiga lead me in this darkness)Show me the way(Obiga lead me in this darkness)Show me the wayIn this land of AnakaThey called us PayiraIn this land of AnakaThey called us PayiraObiga lead me in this darknessShow me the wayObiga lead me in this darknessShow me the way(Obiga lead me in this darkness)Show me the way(Obiga take me home, take me home)Obiga lead me... [Lire la suite]
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dimanche 16 décembre 2018

JEAN LAVOUE...Extrait

Sève,Paroles sauves,Battement d’ailes,Peux-tu sentir en toi celaQui s'élève vers la joie ? Peux-tu encouragerCette jubilationCe frémissement d'âme,Cette percée vers l'inconnu ? Peux-tu t'abandonnerÀ cet élan de branches,Cette poussée végétale,Cette patience de bourgeons ? Peux-tu être racine et ciel,Habitant de ce mondeDont le secretEst dans tes mains ? Peux-tu ne rien garder pour toiSauf cette joieEt sa puissanceQui te redresse ? Peux-tu ne rien vouloir d’autreQue cet instant,Cet accord prolongé,Cette clarté nécessaire ? ... [Lire la suite]
vendredi 14 décembre 2018

A L'ECOUTE DU MATIN

Une Pierre, Une Rivière, Un Arbre,Hôtes d'espèces qui nous ont depuis longtemps quittés,Signalent le mastodonte,Le dinosaure, qui ont laissé ces souvenirs desséchésDe leur passage iciSur le sol de notre planète,Tous les signes bruyants annonçant leur chute qui se hâtaitAujourd'hui perdus dans l'obscurité de la poussière et des âges.Mais aujourd'hui, la Pierre crie vers nous, clairement, avec force,Venez, vous pouvez vous tenir sur monDos et envisager votre destinée distante,Mais ne cherchez nul abri en mon ombre.Je ne vous donnerai... [Lire la suite]