dimanche 19 novembre 2017

CAROLE DAWSON

J'écris sur une peau de brume Pour effleurer l'instant Comme on apprivoise le vent Un soupir Me glisse entre les doigts Et me ravit un peu de moi J'erre sur le chemin Où silence est roi Sans bruit, je me dessine un destin Mais je marcherai toujours avec espoir Jusqu'aux froissements des petits matins Pour déposer des bouquets d'aurores Dans la paume de tes mains Et ainsi entrevoir Ta lumière Cousue de bleu et d'or Avant que ne s'effacent les mémoires De ces jours éphémères   .     © CAROLE  DAWSON   ... [Lire la suite]
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vendredi 10 novembre 2017

ANNE MARGUERITE MILLELIRI...Extrait

Il est étroit ce chemin de vie bordé de squelettes d'arbres noirs comme les aubes mortes. Il est étroit et froid de neiges enlacées ce chemin à l'écart où nos visages se perdent comme des mains des lèvres pour jamais.   .   ANNE MARGUERITE MILLELIRI     .    
vendredi 3 novembre 2017

L'ENFANCE LUCIDE...Extrait

Mes poches craquent de montagnesJe porte l’océanle vent et la douceurla violence des rougeset le tourment des eauxLa rumeur des courées et le cri des étoilesme pèsent dans les yeuxLe rire des chevaux et le poids d’une enfance meretiennent au paysJe n’irai pas bien loinDites à la lumière qu’elle ne m’attende pas. . ARLETTE CHAUMORCELin L’enfance lucide anthologieUnimuse, 1989   .     Oeuvre Philippe Charpentier    
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lundi 30 octobre 2017

MA VIE GRAPILLE DE CI DE LA

Au bout de l’heure tragique, j’ai perdu le contrôle de ma vitesse intérieure. Je me suis abandonné à l’hégémonie du souffle et il m’a percuté de sa lame tranchante.  La différence n’est pas toujours là où on le croit. Etonnant ce corps qui vieilli et dont on conserve la sensation d’avoir toujours vingt ans. Sans doute, pour tous ceux qui ont connu l’handicap dès la première heure, la notion de différence n’égale pas celle de la comparaison. Le déchirement de nos pensées et de l’estime que l’on se porte peut nous être fatal.... [Lire la suite]
vendredi 27 octobre 2017

RECHERCHE

N’entre que dans la cathédrale des hommes qui doutent. C’est largement suffisant pour s’y perdre et trouver le sens d’une route. Tu trouveras en eux la flamme des silex, la caresse des corps en larmes, l’édifice indispensable des vieilles villes. Les ports n’existent que parce qu’il y a des océans. Là-haut n’est qu’une catastrophe de mensonges et d’à-peu-près. Préfère-lui la complexité des étoiles, le vertige des trous noirs, l’opiniâtreté des chercheurs de langues et la douceur nommée des longues soirées d’automne. Mais ne crache... [Lire la suite]
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dimanche 22 octobre 2017

LA NAISSANCE DU JOUR...EXTRAIT

 …Un faible sirocco, silencieux, va d’un bout de la chambre à l’autre. Il ne ventile pas plus la pièce que ne ferait un hibou prisonnier. Quand j’aurai quitté ces pages, couleur de jour clair dans la nuit, j’irai dormir sur le matelas de raphia, dehors. Le ciel entier tourne, sur la tête de ceux qui reposent à la belle étoile, et, si je m’éveille une ou deux fois avant le grand jour, la course des larges étoiles, que je ne retrouve plus à la même place, me donne un peu de vertige… Certaines fins de nuits sont si froides que la... [Lire la suite]
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samedi 7 octobre 2017

ANTHOLOGIE 3 ( 1977-2017 )

Pour mon amie Evy Aegerter (1959-2005)   . Tu n’as plus à plonger dans le puits Tu es le puits Tu n’as plus à te défier De la pluie Tu es devenue la pluie Ton corps fracassé peut se passer De souffrir Tu peux marcher sur le versant De la montagne Tu peux marcher Je ne sais qui pourra nous dire Pourquoi Je ne sais pas qui pourra nous prévenir Et si nous pourrons refaire le chemin Différemment La page se referme sur tes années d’enfance Les hommes de ta vie s’éloignent Le silence La difficulté d’aimer Tu pousses la porte... [Lire la suite]
mercredi 4 octobre 2017

EDMOND JABES

" Je crois à la mission de l’écrivain. Il la reçoit du verbe qui porte en lui sa souffrance et son espoir. Il interroge les mots qui l’interrogent, et accompagne les mots qui l’accompagnent. Le chemin qui reste est donc celui des mots, le sable de tous les livres. Le livre n’est pas. La lecture le crée, à travers des mots créés, comme le monde est lecture recommencée du monde par l’homme."   .   EDMOND JABES   . Oeuvre François Knopf
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mercredi 20 septembre 2017

A LA RECHERCHE DES PAS PERDUS...

A Mila, Emma et Cesare . Toi, l’enfant de mes enfants,Toi qui, pendant ces premiers jours,ne connaît des seins que la voie lactée,un soir je t’apprendraià marcher dans les étoiles filantessans écraser les vœux qui les accompagnent.Un jour je t’apprendraià saisir dans le ventles verbes qui soignent leurs sujetscomme des rois bien aiméset bercent leurs compléments directscomme des enfants choyés.Un matin, je t’apprendrai mêmeà forger le sens profond de l’insenséavec la réponse des astres cueillie sur la rosée,…avec les reflets... [Lire la suite]
mardi 5 septembre 2017

ENTRE LA PIERRE ET LA FLEUR

Au lever du jour, nous nous éveillons pierres.  Rien, sinon la lumière. Il n'y a rien sinon la lumière contre la lumière.   La Terre : paume d'une main de pierre.   L'eau silencieuse dans sa tombe calcaire.  L'eau encerclée, humble langue humide qui ne dit rien.  La terre élève une vapeur. Des oiseaux sombrent volent, boue ailée.  L'horizon : tous ces nuages dévastés.  Une plaine énorme, sans rides.  L'Henequen, indice vert, divise les espaces terrestres. Le ciel déjà sans lisières. ... [Lire la suite]