vendredi 27 mai 2022

CHEMINS D'ENCRE...Extrait

  J’en suis persuadé, c’est la même insatisfaction – ou le même manque – qui me fait marcher et qui me fait écrire. Me voilà sur un chemin, en haut d’une falaise, l’océan roule en bas du sable et des galets. Un taillis masque la petite crique dont je devine le croissant ocre enserré de rochers où se fracassent les vagues. Je tends en vain le cou pour essayer de l’apercevoir entièrement. Il me faudrait avancer encore, mais la voie en corniche devient malaisée. J’hésite, pousse un peu plus loin. Ici, le ravinement a entaillé le... [Lire la suite]

vendredi 7 juin 2013

DU RENONCEMENT / DE LA RENUNCIA...Extrait

Si avec le temps meurt cette chimère de chercher une lumière qui n’est jamais nôtre, si les rêves deviennent ombre noire sous un ciel fermé d’orage, si le lieu de l’amour est la menace et sa nudité l’éclat d’une pièce de monnaie, si le plaisir ne suffit plus, si l’habitude est ce miroir brisé, que la vie alors sans beauté se soumette et que la mémoire vaine du silence soit ton héritage inscrit dans la fin qui nous condamne. Si con el tiempo muere la quimera de buscar una luz que nunca es nuestra, si los sueños se tornan negra sombra... [Lire la suite]
mardi 27 novembre 2012

PIERRE-ALBERT JOURDAN

Comment pourrions-nous nous désolidariser de cette mort que nous portons en nous, qui nous appartient tout autant que nous lui appartenons ? Le rêve serait de lui ménager un espace où la rencontre se ferait dans la dignité. Sorte de suprême politesse où la salve des salutations l'emporterait sur les gémissements. Mais cet espace n'est inclus que dans l'impensable du saut, dans ce mouvement de bascule qui annule l'autre espace, celui où l'on croyait avancer... Plus intime la mort, longuement convoyée, plus proche et peut-être,... [Lire la suite]
mardi 10 mai 2011

CARMEN CONDE...

Le monde des autres s'écoule ( Le néant de la vie les noie.) Nul temps, si ample soit-il, ne les accueille pour jouir sans heurts de l'ailleurs. Tout va sans répit, l'impatience est l'ordre cardinal de leur existence. Tu es l'un d'eux, de ceux qui courent après leurs propres chimères, morcelant la sublime vérité de la quiétude. Tu vas courant, devançant ton pas pour ne point troubler le tourbillon. Je ne te vois pas venir même si tu es avec eux, avec ceux-là, et aucun d'eux ne rend ce que tu répands ; C'est ta vie, celle que tu... [Lire la suite]
mardi 31 août 2010

CHEVAL COUCHE...EXTRAIT

                                                                             Odeur, rebelle, animale                              de l’amour dans la poésie      ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 12:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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lundi 26 juillet 2010

TA CHEVELURE D'ORANGES

Ta chevelure d'oranges dans le vide du monde Dans le vide des vitres lourdes de silence Et d'ombre où mes mains nues cherchent tous tes reflets. La forme de ton cœur est chimérique Et ton amour ressemble à mon désir perdu. O soupirs d'ambre, rêves, regards. Mais tu n'as pas toujours été avec moi. Ma mémoire Est encore obscurcie de t'avoir vu venir Et partir. Le temps se sert de mots comme l'amour.. PAUL ELUARD . Oeuvre Karl Yens
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