jeudi 10 août 2017

AFFINS - A NOS PASSEREAUX SEDENTAIRES

Les hirondelles parties vous voilà sevrés des contes de migration, sur des lieux que vous ne scruterez pas, où les paysages marins aux montagnes succèdent dans tout un luxe rêvé de parfums et de couleurs ; le soleil devenu plus rare à vous de mieux comprendre la faible et souvent bénéfique lumière du jour dans l’espace de vos allées-venues qui se resserre pour quelque clarté intérieure, dans l’introspection ; sans la progéniture, de vos soins indépendante, de l’anfractuosité murale jusqu’aux cyprès trouverez-vous assez de... [Lire la suite]

dimanche 30 octobre 2016

L'ÂME BLESSEE D'UN ELEPHANT NOIR...Extrait

  C’est de l’étoile que naissent toutes les légendes   la légende de la lumière dans le ciel noir dans la clairière de l’ombre dans l’éclair des tempêtes   la légende de la nuit à l’heure des ténèbres   Ô mon fils !   tu apprendras à la forêt à être fière de l’arbre   Mamonomé ! eh Da ! l’âme blessée d’un éléphant noir reconnaît en toi son adresse ... Si ton intinéraire te désavoueaccepte de tomber sans précaution. La chuteest humaine. Ne pleure pas. Elle est le témoinde la... [Lire la suite]
jeudi 5 novembre 2015

ALTAZOR - CHANT I

Ne vois-tu pas que tu tombes déjà?Lave ta tête des préjugés et de la moraleEt si voulant t’élever tu n’as rien atteintLaisse-toi tomber sans freiner ta chute sans peur au fond de l’ombreSans peur au fond de ta propre énigmeTu trouveras peut-être une lumière sans nuitPerdue dans les crevasses des précipices.TombeTombe éternellementTombe au fond de l’infiniTombe au fond du tempsTombe au fond de toi-mêmeTombe aussi bas qu’on peut tomberTombe sans vertigeA travers tous les espaces et tous les âgesA travers toutes les âmes tous les désirs... [Lire la suite]
lundi 5 mai 2014

GENS SERIEUX S'ABSTENIR...Extrait

... il faut toujours définir or tout est indéfini on se meut dans l’infini le fini reste à venir impossible ne serait pas français selon l’adage le possible se propage et c’est cela qui effraie on n’en a jamais fini de redouter l’aléa la chute d’un météore en plein sur le haut du toit et l’écrasement du nid qui met le dedans dehors   .   JEAN-CLAUDE PIROTTE   .   Photographie Francis Chaumorcel      
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samedi 16 novembre 2013

LA MÊME HISTOIRE

Il n'y a pas de mot pour direla clameur qui remonte des ports et des chantierset des cités du monde partout dans la nuit blanchela clameur lancinante qui remonte du silencepas de mot pour la direEt pas de mot encore pour direl'histoire sans fin de tous les joursde toutes les nuitsà regarder venir ce qui ne vient jamaisqu'à la fin de l'histoire et l'histoire est sans finet l'histoire est sans finOui c'est toujours recommencer cette route au hasardun café le matin la caillure des machinespasser et repasser de ces mots mêmes motssur la... [Lire la suite]
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vendredi 20 juillet 2012

LE SEUIL, LE SABLE Poésies complètes 1943-1988...Extrait

Qui dirait encore, de cette île, qu'elle est une île et de ce " il " qu'il est une pensée ? Qui dirait, ne ressassant que cela, qu' " il " et " île " sont une seule pensée au sein du vide où elle persiste; tantôt figée dans son désir - mais c'est l'espace qui, autour d'elle, s'anime -; tantôt ivre d'errance - mais dans un univers immobile. Ce qui demeure fuit. Et à aucun moment ne refuse: ni l'attente, ni l'aventure; ni d'être double, ni d'être solitude du double et multitude de solitudes. (...) Disant davantage - ne se livrant... [Lire la suite]
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mercredi 11 août 2010

SOUFFLES ET SONGES...Extrait

(...)Dure sera la chute,si violente que les larmes se tarissentLes mots sont comme des pierresblessantes et meurtriesOn essaie de franchir la frontièreMais les barbelés sont en nousRivés, figés,nous ne parvenons plus à prendre notre envolEt voici qu’à nouveau on s’élève, on renaîtOn peut dire le ventqui nous entraîne au-delà des maraisvers le miracle du soleilOn peut dire la nuit férocepour ne pas oublierle souffle de la bêtela dure loi du mondeDire l’herbepour vivre encore un peudans l’éblouissement végétalAucune chute,... [Lire la suite]
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dimanche 14 février 2010

MAURICE BLANCHOT

"Non pas une seule faille ou fissure, mais une suite indéfinie-la série- de crevasses, quelque chose qui s'ouvre et ne s'ouvre pas ou qui s'ouvre, toujours déjà refermé, et non pas la béance de l'abîme où il n'y aurait plus qu'à se glisser dans l'immense, insondable vide, plutôt ces fentes ou fissures dont l'étroite astreinte, le resserré de la défaillance, nous saisit, par un enfoncement impossible, sans nous permettre de tomber selon le mouvement d'une chute libre, fût-elle éternelle : voilà le mourir peut-être, la dure... [Lire la suite]
Posté par emmila à 11:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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