vendredi 28 juillet 2017

EPITRE LANGUE LOUVE - FRAGMENT I - UN BESOIN DE LUMIERE

…où l’homme ne loue plus les immortels qu’en soupirant sans cesse Hölderlin . De lumière un besoin de lumière dans une obscurité un sentiment d’obscurité un besoin de lumière lucide au vif argent des oliviers d’une lumière équitable dans une obscurité où passe le noir de femmes endeuillées un besoin d’ouvert de la lumière Qu’arrive-t-il lorsque la vie se déserte ? questionne-t-elle. Quand la vie se déduit d’elle-même ? Et qu’elle éclabousse ou de sang ou de larmes. Lorsque les mots vont comme chat à la litière.... [Lire la suite]
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vendredi 28 juillet 2017

FRANCHIR...Extrait

Ouvrir. De bras et de pupilles. D’accueil et d’éveil. De connu et d’inconnu. Sans clôture sur ce qui suit et précède. Ouvrir maisons, caveaux, enclos, barrières, étables, poulaillers. Ouvrir au loup, au chamois, à la poule, à tout ce qui trotte, galope, tournoie, se faufile, musarde afin qu’aucun pas ne mesure la marche. Ouvrir à ce qui fuit ou surgit, visible et invisible affranchis de possible et d’impossible. À tout ce qui, dehors comme dedans, s’élance, s’apeure, se terre, bondit. Et que s’engouffre ce qui dévore, piétine ou... [Lire la suite]
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vendredi 28 juillet 2017

CLAUDE BER ...Extrait

Il faut sac à dos pour un bivouac si précaire qu'est vivre. A ce déjeuner sur l'herbe d'une vie j'ai fait de poésie un plat de résistance qui peut sembler bourrative pitance, estouffa babi en patois alpin des Francs-Tireurs et que je traduis poésie égale maximum de sens sur minimum de surface ration de survie pour des temps de disette mentale sur la table de verre se sont scellées les lèvres à la parole j'y demeure à l'ascendant maison du ciel au répit des étoiles...   .     CLAUDE BER     .   ... [Lire la suite]
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mardi 1 février 2011

CONTE DE LA MER A LA MORT

La mer est du bleu qui tient d'elle son nom. Il n'y a que deux bleus: celui marine de la mer et celui bleu ciel du ciel. La crête des collines s'effiloche dans la lumière. Le piaillement des mouettes lève une rumeur aussi forte que celle de l'eau, mais toutes deux s'épuisent dans le silence. Au loin la ville dort son rêve d'Orient disparu comme nous-même nos chimères. A la verticale de cette lumière sans ombre, l'histoire se dépouille de ses anecdotes jusqu'à l'os d'une éternité décapée par le sel.        ... [Lire la suite]
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mardi 1 février 2011

RIVIERE VIVE

La rivière roucoule. Gaie. Sautillante et gouailleuse. Elle sent le frais et la naissance. Dans le frisson des saules et le crépu des mûriers. Dans une pépinière de feuilles bavardes. Cette liane fringante, qui sangle les jambes d'une frisure mouillée tire au tourbillon. A l'eau éclaboussée au bonheur des visages dans la surprise de l'iris agrandi. Aux bras tendus à l'axe des corps heureux. Aux hanches étreintes. Au goût fruité des lèvres. Au temps donné à vivre dans un lever du jour à sa présence intacte. .. .CLAUDE BER .. ... [Lire la suite]
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