mercredi 13 mars 2013

L'ADRESSE EGAREE

Chaque soir j'attends encore, en retenant mon souffle, le léger frôlement de la porte qui s'ouvre comme elle fait tous les soirs, chez nous, depuis soixante années, dans la pénombre amie du corridor. Mais rien ne bouge là-dehors, Evy ne revient plus chez nous, à la maison ; en vain j'écoute encore un peu, chaque soir, en silence. Comme c' est étrange : les morts de l'ancienne saison oublient donc de rentrer ? Ont-ils perdu l'adresse ? différé le retour ? Seraient-ils donc distraits, au point de ne plus vivre ? Malgré mon désarroi... [Lire la suite]
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dimanche 3 avril 2011

MON HEURE SUR LA TERRE...Extrait

« Naître tomber sans souffle entre les cuisses étroites un instant écartées de la nuit notre mère Puis tournoyer en haletant dans l’escalier de marbre noir en spirale du temps jusqu’au second détroit : l’infini sans mémoire. » . CLAUDE VIGEE . Photographie Kirsty Mitchell  
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mardi 29 mars 2011

CLAUDE VIGEE

Comment caractériser en deux mots les responsables financiers aussi rapaces qu’incompétents de la grande crise économique en cours ? A la fois cupides et stupides, tels m’apparaissent les héros de cette triste déconfiture à l’échelle du monde entier. La rime est trop riche, trop belle, pour ne pas s’appliquer parfaitement aux génies de la nullité absolue qui sont à la tête des principales banques internationales, et continueront – si on les laisse faire comme devant, à nous mener droit dans le mur pour le profit de quelques-uns,... [Lire la suite]
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mardi 14 septembre 2010

A PROPOS DE L'HOMME REVOLTE...

Lettres à Albert Camus   Brandeis University Waltham Massachussetts   le 25 mars 1955   Cher Monsieur,   je vous remercie pour votre lettre du 14 mars. L’Homme révolté est un livre important parce qu’il n’est plus possible, après l’avoir lu, de se complaire dans la négation, de faire du non systématique une excuse devant les rigueurs de la vie. Le château du refus dans lequel s’emprisonne depuis plus de cent ans l’individu moderne doit être détruit de fond en comble. Au risque de... [Lire la suite]
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mercredi 1 septembre 2010

DANSER VERS L'ABÎME

Écoute le roulement des galets dans la mer ! Hors les murs nus de l'être prolongeant la hantise de la musique muette, soudain murmurent en nous les flûtes du crépuscule. Dans le passage de notre souffle mortel les mots tracent le sens que nous espérions rencontrer en explorant du regard chaque soir chaque matin qui hennit en plein ciel - la bouche ouverte boit le vent pluvieux toujours resurgissant, le vent qui vient d'ailleurs et porte en soi comme une absence le silence pareil au germe jaillissant hors du commencement... [Lire la suite]
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