vendredi 21 avril 2017

L'OISEAU

L’oiseau deux oiseaux de Georges BRAQUE L'oiseau deux oiseaux tu les regardes comme le bleu comme tu regardes le jaune et le gris aussi la fenêtre des vents la lumière qui caresse la zébrure des ailes plumes de l'imaginaire légères dans les paroles de la lune tu prends le pinceau de ton coeur les ciseaux des traces vertes orangées de mauves-roses franges de tes mains à l'oeil des verbes tu sais que sans toi l'oiseau les deux oiseaux ne voleront pas vers cet arc en ciel . PATRICK ASPE . ... [Lire la suite]

vendredi 21 avril 2017

JEAN LAVOUE...Extrait

Désormais nous marcherons Au pas des battements du cœur. Nous ferons face à l’ennemi Avec tranquillité et force. Nous ne nous laisserons pas voler Cela que nous avons frôlé de plus haut. Nos rêves ne sont pas à prendre. Nous n’éclairerons pas ce monde Aux torches de la haine, Mais nous protégerons la flamme de nos tendresses, Nous ne tiendrons pas nos lampes Sous le boisseau.   .   JEAN LAVOUE www.enfancedesarbres.com   .   Oeuvre Mark Briscoe
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lundi 17 avril 2017

VOYAGE A TRAVERS UNE NEBULEUSE

 Je ne peux remettre l’amour à un autre siècle je ne peux pas même si le cri s’étrangle dans ma gorge même si la haine éclate crépite brûle sous des montagnes grises et des montagnes grises Je ne peux ajourner cette étreinte qui est une arme au double tranchant d’amour et de haine Je ne peux rien ajourner même si la nuit pèse des siècles sur mes épaules même si tarde l’aurore indécise Je ne peux remettre ma vie à un autre siècle ni mon amour ni mon cri de libération Non je ne peux ajourner le cœur.     .   ... [Lire la suite]
mercredi 12 avril 2017

L'EBLOUI

Je ne sais d’ici que le lent ravitaillement des heures Et le chant incessant écharpant le silence Je ne sais d’ici que l’ongle des sentiers qui écosse la plaine Et la mer au lointain qui lisse ses bas bleus La paresse des îles Le rouet de tes yeux L’indolence des palmes L’insolence des cieux Tu es cet ébloui revenu du silence Tu es ce murmuré dans le soir silicieux Tu as repris l’espace comme on reprend la chance Avec au cœur l’espoir d’un ultime voyage Tu es cet ébloui qui se joue des naufrages Tu me l’avais promis ... [Lire la suite]
mardi 11 avril 2017

CARMEN PENN AR RUN...Extrait

Quand mon cœur un instant s’attarde aux lèvres d’une espérance qui consent aux sourires il se couche dans les brisants qu’aucune côte ne décourage et chaque îlot devient jardin que ma main fauve apprivoise   .   CARMEN PENN AR RUN   .   .
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dimanche 26 mars 2017

CATHY GARCIA...Extrait

C’est beau un homme quand il tient debout tout seul, nu face au soleil, quand il respire amplement, les pieds ancrés à la terre mère. C’est beau un homme qui chante et qui pleure, qui tend la main vers d’autres hommes, vers des femmes, des enfants, un chat, une chouette, une fleur. C’est beau un homme qui ouvre ses bras, qui s’invente des ailes, pas pour aller plus vite ou plus haut non, mais pour accomplir des rêves qui donneront des fruits à offrir et partager. Oui, c’est beau un homme, et tout particulièrement quand il est une... [Lire la suite]

samedi 25 mars 2017

HIMOUD BRAHIMI

Si j'avais à choisir parmi les étoiles, pour comparer, le soleil lui-même ne saurait éclipser la lumière du verbe que tu caches aucun lieu sacré, ni aucune capitale ne saurait réunir ce que chaque matin le lever du jour t'offre comme guirlande. Là où le poète dit ce que le coeur enfin fait savoir tout alentour. Là où le poème, comme une miche de pain caresse la faim de l'intelligence. Là où la confession à tendance à se dépasser pour le bien du prochain. Là où la musique enchante le vent et fait danser les vagues et les... [Lire la suite]
mercredi 22 mars 2017

LE DANSEUR DE CORDE, PORTRAIT DU POETE EN FUNAMBULE ...Extrait

Il avance dans la langue avec la main, en faisant aller et grincer la plume sur le papier, puisque telle est l'écriture.Qu'y a-t-il dans la main qui trace des lignes, sinon, encore, des lignes : de vie, de coeur, de chance dit-on... Que fait le poète qui écrit, sinon déposer à même la blancheur l'empreinte de ces lignes-là, jusqu'à signer un texte de son identité? Elle est celle d'un destin (ligne de vie), et d'une parole destinée (ligne de coeur d'une voix « tendue vers un autre »).« Je ne fais pas de différence entre un poème et une... [Lire la suite]
vendredi 17 mars 2017

PSAUMES DU BEL AMOUR...Extrait

Les noms s’effacent les dalles Disparaissent sous les lierres Près des falaises le sable Oublie les jours et les siècles Pourtant l’âme continue Entre le ciel et la terre A lier le feu et l’ombre A la présence invisible Donne-moi de mieux entendre Le murmure sous la neige La note émue du silence Où s’est abrité le cœur Accorde-moi de saisir L’instant où s’ouvre ta grâce Le galbe de ce fruit d’or Que ton ciel met à ma bouche   .   GERARD BOCHOLIER   .  Oeuvre Camille Claudel  
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mardi 14 mars 2017

BERNARD PERROY...Extrait

Bien-sûr le temps demeure un lieude course folle ou d'immobilité,de courses poursuitesentre nos élans et nos peurs,nos belles heures et les plus sombres,nos promenades, nos marches forcées,nos territoires gagnés ou perdus,nos flammes de vaste envoléeou celle trébuchante à chaque seconde,mais sûre abri en son indéchiffrable beautédont la lumière s'élève dans la nuit de nos cœurscomme le tremblement obstiné de l'étoile….   BERNARD PERROY   .          
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