vendredi 19 janvier 2018

SOLEILS DES GREVES...Extrait

Aucun motne dira jamaisla joie apaisée du passage Il y eut tant de douleurssur ces rives du monde Tant de bonheursmuets Pour un printempsqui ressusciteje donnerais l'étéet l'automneet l'hiveret toutes les saisons dénudéesde mon cœur Je couvrirais de renonculesles terres obscuresde nos nuits   .     JEAN LAVOUE Soleil des grèves, Calligrammes 1996 www.enfancedesarbres.com   .  
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samedi 13 janvier 2018

BERNARD PERROY...Extrait

... Et si nos peines ont du mal à se taire, il me reste tout de même ce sang qui court dans tous les canaux de ma vie, cette pauvre démarche en moi qui ne suis qu'un homme de peu, si fragile,   mais qui sait combien toutes ses boiteries sont sa seule façon de danser vers la lumière,   vers cet immense cadeau qui se pelotonne dans le fond de son cœur,   ce halo, cette pointe, ce regard dont la tendresse n'a pas de fin…     .   BERNARD PERROY   .   Oeuvre Deedra... [Lire la suite]
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dimanche 7 janvier 2018

NOËL...

J’en ai assez de votre bonne conscienceJ’en ai assez Messieurs-je-sais-toutJ’en ai assez de votre omniscienceJ’en ai assez de vos airs de toutouJ’en ai assez Voici Noël et ses marchands du templeVoici Noël et ses soldes à deux sousVoici Noël et ses feux qu’on contempleVoici Noël, la misère en dessousVoici Noël Qu’a-t-on gardé de la Nativité ?Qu’a-t-on gardé du mystère divin ?Qu’a-t-on gardé de la céleste cité ?Qu’a-t-on gardé du sang changé en vin ?Qu’a-t-on gardé ? On m’avait appris naguère le miracleOn m’avait appris le visage... [Lire la suite]
mercredi 20 décembre 2017

ERNEST PEPIN

Je t’envoie une lettreQue l’écume des mers a brodéUne lettre souveraineNée des racines du cœurEt de la parure de ton regard de femmeUne lettre titubanteQui s’accroche à nos souvenirsEnorme coulée du vivreQuand le vivre se fait chair de lumièreD’errance en erranceJusqu’au coquillage premierQui chante dans tes yeux Là où je ne suis pas Ou sur les nuits blanches quand tes lèvres s’exilentDans l’allaitement des étoilesJe t’envoie une lettre écrite sur un papier cadeau Un seul amour l’habiteAu carrefour de nous-mêmesUne lettre... [Lire la suite]
samedi 16 décembre 2017

POUVOIR TOUT DIRE...

Tout dire les rochers la route et les pavés Les rues et leurs passants les champs et les bergersLe duvet du printemps la rouille de l'hiverLe froid et la chaleur composant un seul fruit Je veux montrer la foule et chaque homme en détailAvec ce qui l'anime et qui le désespèreEt sous ses saisons d'homme tout ce qu'il éclaireSon histoire et son sang son histoire et sa peine Je veux montrer la foule immense diviséeLa foule cloisonnée comme en un cimetièreEt la foule plus forte que son ombre impureAyant rompu ses murs ayant vaincu ses... [Lire la suite]
vendredi 8 décembre 2017

UN GOÛT DE FRUIT MÛR...Extrait

Pensées vers Agnès  . Crois-tu que le bleu de l'encre couvrira les cris ? Crois-tu que l'encre couvrira le gris ?   C'est dire qui fait mal. C'est mettre en mots cette longue nécessité cette respiration hachée jamais apaisée.     C'est dire les angles morts les poussées   les passages de travers l'encore informe qui fait mal.     C'est crever les ombres éprouver les figures enfanter le chant supporter la lenteur du silence.     C'est s'abandonner à la... [Lire la suite]

samedi 4 novembre 2017

PIERRE GABRIEL...Extrait

Bien serré au creux de ta paume, Le caillou blanc ramassé en chemin S’est endormi, tiède comme un oiseau Mais soudain on dirait qu’il bouge Il vient de frémir dans ta main, C’est un cœur qui bat sourdement, Un simple caillou blanc Comme le cœur du monde dans ta main.   .   PIERRE GABRIEL   .
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vendredi 22 septembre 2017

L'OISEAU

Quand ton cœur de mésangePénétrait mon cœurJe te faisais patte blancheJ’arrondissais mes paumesSur ton rêveOù se cachaitL’oiseau abandonné Il volait dans ma têteL’oiseau du crépuscule doréSans jamais se blesser les ailesAux parois de mon crâneIl restait prisonnierJusqu’au petit matin Les trilles de l’auroreForçaient les nuagesJe me tenais deboutAu bord de l’oragePour le voir s’envolerJusqu’au retour de la nuitOù je l’attendais   .  JEAN  BOTQUIN   . Oeuvre Ade Adesina
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mercredi 20 septembre 2017

ANDREE CHEDID...Extrait

Pour un coin d’eau de traces et d’herbe verteOù l’oeil serait nu le cœur de roséeLes mains feuilles ouvertesJe vaisAile au soleilMarchant pour l’étoileSon odeur de résine et de rêve d’enfantC’est la route des fables la route des genêtsQue bordent les noirs sourires d’enracinésVoici l’île la fleur la découverteVoici l’oiseau chanteurVoici les lendemainsLes mensonges aux yeux de mouettes.   .     ANDREE CHEDID     .
mercredi 13 septembre 2017

MON AMOUR

La vérité, pour se dire, Embrasse tes lèvres. Le soleil, pour briller, Doit, chaque jour, se lever, Des rayons de ton ombre. Les étoiles, en colliers, se bousculent sans nombre, Pour venir, assoiffées, boire, à ton cou, les coupes de lumière Sans lesquelles elles ne seraient que constellations sombres. Quand leurs ailes se déploient, Les oiseaux imitent ta voix, Pour chanter mon amour pour toi, Ses peines et ses joies. Les dunes, en courbes, s’échinent dans tous les sens, Pour imiter tes hanches qui, à chaque pas, dansent. Jalouses... [Lire la suite]