mardi 19 mai 2020

POEMES DE SAMUEL WOOD...Extrait

...   Feindre d'ignorer les lois de la nature Réincarner en songe la forme abolie, Prêter au mirage les vertus d'un miracle Est-ce pour autant faire échec à la mort ? Tout au plus douter qu'elle nous sépare, Que soit un fait le fait de n'être nulle part.   Irréparable cassure. Prenons-en acte. Nous voilà désolés la vie durant, Notre mémoire ouverte comme une blessure, C 'est en elle que nous la verrons encore Mais captive de son image, mais recluse   Dans cette obscurité dévorante Où, pour lier son... [Lire la suite]
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jeudi 26 mars 2020

BENOIT CONORT...Extrait

Le coeur ressemble aux jardins que j'aime, tout encombré de broussailles, d'orties, fleurs sauvages, roseaux droits dressés. Parfois, derrière quelque pierre brute, une terre cultivée comme un jardin secret, fragile, assailli de verdure. Puis cela disparaît. Les racines lasses, renoncent à creuser le lent terreau du temps. S'il est une clarté, ce n'est qu'à la manière d'une sentinelle toute pétrie de nuit, toujours sur le qui-vive   .     BENOIT CONORT     .         Oeuvre... [Lire la suite]
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mercredi 11 mars 2020

SUR L'ALTAS DES MOTS...EXTRAIT

Aucune tempête n'interdiraLa houle des rêvesIl y a toujours quelques fleursLà où rien ne pousseIl y a toujours un peu de bleuPour les pirogues venues d'ailleursElles sont venues de très loinDe derrière les dunesEmbarquant des femmesAux lèvres carminUne brindille d'espoirDans les fagots du cœur     .     ©Ahmed El Fazazi Collection «Les 4 saisons» Z4 éditions/Février 2020     .  
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mardi 28 janvier 2020

LA MAISON DE CLAUDINE...NAISSANCE DE COLETTE LE 28 JANVIER 1873

"Quand je t'ai mise au monde, toi la dernière, Minet-Chéri, j'ai souffert trois jours et deux nuits. Trois jours, ça paraît long... Mais je n'ai jamais regretté ma peine : on dit que les enfants, portés comme toi si haut, et lents à descendre vers la lumière, sont toujours des enfants très chéris, parce qu'ils ont voulu se loger tout près du cœur de leur mère, et ne la quitter qu'à regret..."   .     COLETTE     . Colette    
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jeudi 16 janvier 2020

LA RIVE ADVERSE...Extrait

... Cela va sans lire, la Poé-sie n’est pas en organdi de soiede soirée, non, elle squatte lecœur de ceux qui déambulent loindes bulles de moi ou de Mémoire ;elle s’ente sur le lent souriredes patients ; elle offre ses cendres àla terre, aux souches pour qu’en novembretranche       la splendeur de l’arbousier.     .     JEAN-FRANCOIS AGOSTINI Editions Souffles, 2007   .   Fresques Pompéi
vendredi 10 janvier 2020

GASTON BACHELARD...Extrait

Si notre cœur était assez largepour aimer la vie dans son détailnous verrions que tous les instantssont à la fois donateurs et spoliateurset qu'une nouveauté jeune ou tragiquetoujours soudainene cesse d'illustrerla discontinuité essentielle du temps   .     GASTON BACHELARD     .     Oeuvre Kyffin Williams
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samedi 9 novembre 2019

J'ECRIS POUR TROUVER CE QUE JE PENSE

"Il est possible que nous soyons, chacun de nous, psychiquement, spirituellement, comme des terrains toujours en danger d'inondation : inondations de mots, de traumas, inondation de savoirs inutiles, d'images aveuglantes et que c'est dans la rareté ou dans le peu, que l'immense à la chance de revenir, de resurgir." "Ce qui compte, à mon avis, c'est d'essayer d'être vivant, et pour être vivant, il faut parler et pour parler vraiment, il faut amener le silence dans sa parole, et amener le secret de sa vie dans cette parole sans le... [Lire la suite]
mercredi 25 septembre 2019

YEHUDA AMICHAI

Ne deviens pasune épine.Prends exemplesur les pleurs, le grain de blé,ou l’obliquede tes yeux, toi. Nous ne sommes pas immuniséscontre le défaut des choses. Toujours partir.Monde de séparations,le coeur, les vêtementsapprovisionnent les valises. Quand nous élargissonsjardins et visages,nous détruisonsla règle des temps, futur et passémort et usure du temps,seul le sourire du sommeilcompte.     .     YEHUDA AMICHAI     .       Oeuvre Thor Lindeneg
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jeudi 22 août 2019

DJAFFAR BENMESBAH...Extrait

Bonjour la rue des sottes nuits hivernalesPavée de mes pas et mes détours mauditsMes soupirs, mes plaintes et mes râlesReviennent ombrager tes accès interdits Vieux drille je suis, assidûment étrangerTel un Oyat des plages de colères arrachéObviant vaille que vaille aux vergetures Et à l'essor guindé des vaudevilles futurs Du village qui m’a vu naître et les déconvenues Passant par les cités d’ombres que j'ai connuesJusqu'à Paris où j'ai chaviré de mes ails d’agamiÉtranger là où j'ai été et chanté, là où j'ai dormi. ... [Lire la suite]
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mardi 30 juillet 2019

AEDAN...Extrait

  Sous mes pieds, le mystère.Devant moi, l'inconnu. Le seul sol que je sache assuré,C'est la sincérité de mon cœur.   ***   Perpétuellement, la fin.Perpétuellement, le commencement. Le jour, la nuit,Et ce moment fragile entre tous de l'aube, Quand la beauté du mondeSemble en hésitationEntre la gravité de l'ombreEt la vitalité amoureuse du jour. Perpétuellement, la fin.Perpétuellement : le commencement. Et le déchirement lumineux d'exister.   ***   Tout disparaît. La peur évanouie,À la lumière de... [Lire la suite]
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