dimanche 28 mai 2017

JOEL GRENIER

Au jardin de l'improbable, j'avais planté le clou. Rien n'a su pousser qu'une clé des songes sur un fond de soleil. Il suffisait de pousser le cœur, tout était ouvert, et le toi profond et le moi d'été, journée porte ouverte. Il a fallu que je me suspende à un coin de tes yeux pour comprendre à la fin qu'il n'y avait pas de serrure. La clé ne servait, à la vérité, qu'à garder le secret.   .   JOEL GRENIER   .    
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lundi 22 mai 2017

LES SECRETS DE L'ECRITURE

Je n’écris pas pour quelques-uns retirés sous la lampe Ni pour les habitués d’une cité lacustre Pour l’écolier attentif à son cœur Non plus pour cet enfant paresseux qui sommeille Entre mes bras depuis cent ans Mais pour cet homme qui dépassé par l’orage N’entend pas la rumeur terrestre de son sang Ni l’herbe le flatter doucement au visage J’écris pour divulguer ce qui vient des saisons La neige pure ainsi qu’une main féminine Et le pollen éparpillé sur les gazons Aussi l’agneau qui fait le calme des montagnes J’écris pour dépasser la... [Lire la suite]
jeudi 18 mai 2017

UN COEUR QUI BAT

Merci Adélita mia   Lorsque le coeur éclot dans le berceau du temps, Comme une goutte d'eau jaillissant de la source, Un lever de soleil, des bourgeons éclatants, Sur la vie au long fleuve, un vaisseau prend sa course. Lorsque le coeur frémit sous le souffle du vent, Poussant tous les ruisseaux merveilleux de l'enfance, Au regard d'une mère, on voit briller souvent Une perle, une larme, au miroir d'espérance. Lorsque le coeur explose aux rayons de l'été, Ainsi qu'un soudain feu brûlant l'aube première, Rien ne peut... [Lire la suite]
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jeudi 27 avril 2017

ENFANT NU COMME L'INSTANT AUX RUINES DE LA DUREE

Sur le mur de la maison détruite demeure le papier peint,comme demeure le poème, une fois le cœur démoli.Vert, violet, de gros dessins jolis, ce papier fossilea la fraîcheur des sentiments neufs,comme le poème dévoile son cœur d’enfant, à l’épreuve du temps.Sur le mur de la demeure en ruines, le papier peint s’expose,à la façon du nourrisson, orphelin d’intention,Œdipe, Moïse, Dionysos ou Persée, Gilgamesh…tous ceux-ci qui, humblement, parmi les roseaux,au creux des flots ou bien à flanc de coteau,sur la roche escarpée se pénètrent... [Lire la suite]
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vendredi 21 avril 2017

L'OISEAU

L’oiseau deux oiseaux de Georges BRAQUE L'oiseau deux oiseaux tu les regardes comme le bleu comme tu regardes le jaune et le gris aussi la fenêtre des vents la lumière qui caresse la zébrure des ailes plumes de l'imaginaire légères dans les paroles de la lune tu prends le pinceau de ton coeur les ciseaux des traces vertes orangées de mauves-roses franges de tes mains à l'oeil des verbes tu sais que sans toi l'oiseau les deux oiseaux ne voleront pas vers cet arc en ciel . PATRICK ASPE . ... [Lire la suite]
vendredi 21 avril 2017

JEAN LAVOUE...Extrait

Désormais nous marcherons Au pas des battements du cœur. Nous ferons face à l’ennemi Avec tranquillité et force. Nous ne nous laisserons pas voler Cela que nous avons frôlé de plus haut. Nos rêves ne sont pas à prendre. Nous n’éclairerons pas ce monde Aux torches de la haine, Mais nous protégerons la flamme de nos tendresses, Nous ne tiendrons pas nos lampes Sous le boisseau.   .   JEAN LAVOUE www.enfancedesarbres.com   .   Oeuvre Mark Briscoe
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lundi 17 avril 2017

VOYAGE A TRAVERS UNE NEBULEUSE

 Je ne peux remettre l’amour à un autre siècle je ne peux pas même si le cri s’étrangle dans ma gorge même si la haine éclate crépite brûle sous des montagnes grises et des montagnes grises Je ne peux ajourner cette étreinte qui est une arme au double tranchant d’amour et de haine Je ne peux rien ajourner même si la nuit pèse des siècles sur mes épaules même si tarde l’aurore indécise Je ne peux remettre ma vie à un autre siècle ni mon amour ni mon cri de libération Non je ne peux ajourner le cœur.     .   ... [Lire la suite]
mercredi 12 avril 2017

L'EBLOUI

Je ne sais d’ici que le lent ravitaillement des heures Et le chant incessant écharpant le silence Je ne sais d’ici que l’ongle des sentiers qui écosse la plaine Et la mer au lointain qui lisse ses bas bleus La paresse des îles Le rouet de tes yeux L’indolence des palmes L’insolence des cieux Tu es cet ébloui revenu du silence Tu es ce murmuré dans le soir silicieux Tu as repris l’espace comme on reprend la chance Avec au cœur l’espoir d’un ultime voyage Tu es cet ébloui qui se joue des naufrages Tu me l’avais promis ... [Lire la suite]
mardi 11 avril 2017

CARMEN PENN AR RUN...Extrait

Quand mon cœur un instant s’attarde aux lèvres d’une espérance qui consent aux sourires il se couche dans les brisants qu’aucune côte ne décourage et chaque îlot devient jardin que ma main fauve apprivoise   .   CARMEN PENN AR RUN   .   .
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dimanche 26 mars 2017

CATHY GARCIA...Extrait

C’est beau un homme quand il tient debout tout seul, nu face au soleil, quand il respire amplement, les pieds ancrés à la terre mère. C’est beau un homme qui chante et qui pleure, qui tend la main vers d’autres hommes, vers des femmes, des enfants, un chat, une chouette, une fleur. C’est beau un homme qui ouvre ses bras, qui s’invente des ailes, pas pour aller plus vite ou plus haut non, mais pour accomplir des rêves qui donneront des fruits à offrir et partager. Oui, c’est beau un homme, et tout particulièrement quand il est une... [Lire la suite]