lundi 24 avril 2017

DERNIER POEME

" Mon dernier poème au Peuple Haïtien avant de quitter le sol qui m’a vu naître écrit le 29 novembre 2016. Ce Peuple en gestation d’une nouvelle victoire contre l’obscurantisme." Gérald Bloncourt . La colèreest en moije hume l’existenceje me heurteaux fils de fer barbelésde la désespéranceje franchis les ruisseauxboueux de l’inquiétudeMartissant, Carreour-feuille,Bizoton, Jérémie, Jacmel,Pétionville, Port-au-prince,l‘Ile de la Gonave,bruissants de misèreL’azur est en folieTout se mêleS’entrecroiseEt se noueJe sonde l’espace... [Lire la suite]

mardi 11 avril 2017

LA VIE DONC...

La vie doncn'est jamais au centreet c'est dans les banlieues de la penséeque s'invente le monde.Le désir que voulez-vousdéfait les draps,ce qui n'est pas comblébouge comme l'amouret ne demandez pas au ventde se tenir dans la cage. Voyez vos villesleurs banlieues sont brutalescomme la soifau bord du puits. Voyez le matincomme il brise l'ombrepour gagner sa clarté. Voyez vos mainscomme elles tremblentautour de vos chagrins. Ne cherchez pas la beautédans la colèremais la véritéque vos gesteslonguementont bâtie. . ... [Lire la suite]
dimanche 19 mars 2017

J'ECRIS

J’écris avec la tyrannie des misères J’écris avec mes processions de poète errant J’écris avec les jachères sèches de la terre J’écris et la colère gronde dans mon cœur transparent J’écris avec cent milliards de balles à tirer Dans la cervelle des bobards les jambes des voleurs La couronne des bavards la bourse des guerriers Le calcul des imbéciles sur l’échelle des grandeurs   .   MONCEF GHACHEM    .     Oeuvre Luisa Sartori  
dimanche 5 mars 2017

DES PAYS

Certains pays portent de grands manteaux de feuafin de se protéger de la nuit pareils aux saints des temps anciensallant, venant et causant à voix basseà travers les jardins épicés de légendes. Des pays où des paysages intouchabless’éveillent en sursautau plus noir du sommeilpour expirer à force de splendeur- écriture d’incendiesous la plume du poète. Il existe des terres d’orgueilleux testamentslourdes d’encensde danses, de fontainesoù chaque pierre est un berceau de colèreatterrée de n’avoir que la mortà offrir aux enfants du... [Lire la suite]
mardi 31 janvier 2017

LETTRE OUVERTE DE GAËTAN LECOQ A FRANCOIS FILLON

A M. Fillon, candidat à l'élection présidentielle. . Monsieur le candidat, . je suis médecin généraliste depuis 25 ans, j'ai fait dix ans d'études et obtenu un doctorat en médecine. Je travaille en libéral, je vois 30 personnes par jour en moyenne, ce qui est déjà beaucoup, mais m'oblige parfois à refuser des consultations pour mieux m'occuper des patients présents. Ma rémunération brute est d'environ 120000 euros annuels, mes frais sont de 50% avant impôt (secrétariat, réseau, logiciel et matériel informatique, loyer, etc...),... [Lire la suite]
dimanche 8 janvier 2017

AVIS DE TEMPÊTE

Noire, absolue, colère,Faite de mille et mille grains assemblésMille et mille blessures et mille indifférencesEt de la vie qui les soulèveJe vaisArracher tous les arbres et les casserDonner des coups de pieds dans les maisons absurdesLancer au loin ces voitures qui passentFracasser quelques rivières après les avoir étrangléesDévaster de ma rage tout ce qui est encore deboutAttraper jusqu’au ciel le déchirer en deuxEteindre le soleil entre mes doigtsEt les étoiles en crachant dessusEt quand tout sera mortJe pourraiM’asseoir sur les... [Lire la suite]

mercredi 31 août 2016

L'EXIL ET LE DESARROI - Hommage

J'ai vu et, j'ai lentement traversé le dérisoire lieu du retour. traversé la cour où nulle herbe ne pousse où nulle parole ne parvient où nulle offrande n'existe. Ainsi j'ai poussé la porte du lieu, et ma gorge s'est gonflée de colère, haine, désespoir. J'ai poussé la porte du lieu, et, j'ai vu L'agneau mort. Celui dont j'aurais pu être le gardien coutumier pour notre bonheur. Innocence. J'ai poussé la porte du lieu et, quelque chose s'est brisé en moi. Comme une larme. Ou, un plaisir. Désanimé. J'ai poussé la porte du lieu, et,... [Lire la suite]
lundi 18 juillet 2016

LETTRE OUVERTE A FRANCOIS HOLLANDE D'UNE INFIRMIERE NICOISE

Cher Monsieur le Président de la République Française,   Je suis une jeune femme née à Nice en 1988 et je vis dans cette magnifique région depuis lors. C'est une jolie ville Nice, nos loyers sont indécents, nos salaires pas bien gros mais qu'est-ce qu'on vit bien ici. On a la mer et la montagne, la pissaladière, la socca, les apéros qui commencent à 11h le matin. On sait vivre à Nice, on est heureux. Je suis infirmière de profession mais aujourd'hui je ne suis plus heureuse, je suis atterrée. En fait, aujourd'hui, je suis... [Lire la suite]
vendredi 15 avril 2016

JE NE SAIS PLUS, JE NE VEUX PLUS

Je ne sais plus d'où naissait ma colère ;Il a parlé... ses torts sont disparus ;Ses yeux priaient, sa bouche voulait plaire :Où fuyais-tu, ma timide colère ?Je ne sais plus.Je ne veux plus regarder ce que j'aime ;Dès qu'il sourit tous mes pleurs sont perdus ;En vain, par force ou par douceur suprême,L'amour et lui veulent encor que j'aime ;Je ne veux plus.Je ne sais plus le fuir en son absence,Tous mes serments alors sont superflus.Sans me trahir, j'ai bravé sa présence ;Mais sans mourir supporter son absence,Je ne sais plus !  ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 17:45 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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samedi 6 février 2016

LETTRE OUVERTE SUITE AU SUICIDE D'UN ENSEIGNANT...DE LA MISERE EN MILIEU ENSEIGNANT...

Mercredi 27 janvier, Vincent, jeune enseignant stagiaire en mathématiques, décide de mettre fin à ses jours. Choquée, l'équipe pédagogique réagit aujourd'hui aux différentes réactions lues et entendues, notamment celle du secrétaire général adjoint de l'académie, niant les conditions de travail auxquelles les professeurs doivent faire face au quotidien. .   Lettre ouverte . . Notre jeune collègue de mathématiques a mis fin à ses jours mercredi 27 janvier 2016. Il avait 27 ans et commençait tout juste dans le métier. Vincent... [Lire la suite]