lundi 18 juillet 2016

LETTRE OUVERTE A FRANCOIS HOLLANDE D'UNE INFIRMIERE NICOISE

Cher Monsieur le Président de la République Française,   Je suis une jeune femme née à Nice en 1988 et je vis dans cette magnifique région depuis lors. C'est une jolie ville Nice, nos loyers sont indécents, nos salaires pas bien gros mais qu'est-ce qu'on vit bien ici. On a la mer et la montagne, la pissaladière, la socca, les apéros qui commencent à 11h le matin. On sait vivre à Nice, on est heureux. Je suis infirmière de profession mais aujourd'hui je ne suis plus heureuse, je suis atterrée. En fait, aujourd'hui, je suis... [Lire la suite]

vendredi 15 avril 2016

JE NE SAIS PLUS, JE NE VEUX PLUS

Je ne sais plus d'où naissait ma colère ;Il a parlé... ses torts sont disparus ;Ses yeux priaient, sa bouche voulait plaire :Où fuyais-tu, ma timide colère ?Je ne sais plus.Je ne veux plus regarder ce que j'aime ;Dès qu'il sourit tous mes pleurs sont perdus ;En vain, par force ou par douceur suprême,L'amour et lui veulent encor que j'aime ;Je ne veux plus.Je ne sais plus le fuir en son absence,Tous mes serments alors sont superflus.Sans me trahir, j'ai bravé sa présence ;Mais sans mourir supporter son absence,Je ne sais plus !  ... [Lire la suite]
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samedi 6 février 2016

LETTRE OUVERTE SUITE AU SUICIDE D'UN ENSEIGNANT...DE LA MISERE EN MILIEU ENSEIGNANT...

Mercredi 27 janvier, Vincent, jeune enseignant stagiaire en mathématiques, décide de mettre fin à ses jours. Choquée, l'équipe pédagogique réagit aujourd'hui aux différentes réactions lues et entendues, notamment celle du secrétaire général adjoint de l'académie, niant les conditions de travail auxquelles les professeurs doivent faire face au quotidien. .   Lettre ouverte . . Notre jeune collègue de mathématiques a mis fin à ses jours mercredi 27 janvier 2016. Il avait 27 ans et commençait tout juste dans le métier. Vincent... [Lire la suite]
lundi 19 octobre 2015

TESTAMENT

La poésie doit dire quelque chose. Dire quoi ? Le malheur cueilli par Dieu dès l’enfance ? Le voile blanc d’une aube désertant la mémoire ? Une silhouette rivale et une ombre muette ? L’expérience de la compassion, autre énigme de la bonté ? Que me veut la poésie ? Me racheter ? Rencontrer Dieu chez mes ennemis Paradoxe…Dieu est l’ennemi. Absent, laid, haineux, Dieu est la foudre de l’âme Il la traverse de haut en bas comme les longs arbres Dont les racines s’immergent dans les marais Dans la voix du poème, Le vers sortent... [Lire la suite]
mardi 16 juin 2015

MANUEL, T'EN SOUVIENS T'EN ? ( Lettre à Manuel Valls )

"Quand on est de gauche, on n’a pas la matraque en guise de cœur. C’est un Français d’origine manouche qui t’écrit et qui écrit au Français de fraîche date que tu es. C’est un fils de «brigadiste» qui se rappelle à toi. Souviens-t’en: «Celui qui n’a pas de mémoire n’a pas d’avenir.» Par Jean-Claude Lefort, Député honoraire, Fils de Manouche."   Manuel, tu as déclaré hier soir, sur BFMTV, que la situation était très différente pour toi, relativement à celle des Roms, car ta famille espagnole était venue en France pour fuir le... [Lire la suite]
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jeudi 15 janvier 2015

DESSIN

Nous avons perdu l'aube et dérivons sur son sang en direction du crime. Les drapeaux tremblent lorsque la vengeance piétine le pardon.   Notre cri se volatilise et percute les murs du ciel. Les âmes se hissent sur les malédictions comme la fumée de poudre brûlée.   La colère s'abat sur nos dômes et s'envole ensuite, disloquée, vers le canton des vents. Le présent: bourreau de colombes, glisse entre les fentes du firmament et rampe à destination de la honte.   Seul le vide se dessine comme une... [Lire la suite]
samedi 1 juin 2013

RAISON DU CRI

 S’il n’y avait ce cri, en forme de pierre aiguë et son entêtement à bourgeonner s’il n’y avait cette colère, ses élancements génésiques et son soc constellant, s’il n’y avait l’outrage, ses limaces perforantes et ses insondables dépotoirs, l’évocation ne serait plus qu’une canonnade de nostalgies, qu’une bouffonnerie gluante,   le pays ne serait plus qu’un souvenir-compost, qu’un guet-apens pour le larmier.       .       TAHAR DJAOUT       .     ... [Lire la suite]
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dimanche 4 novembre 2012

AU NOM DU FRONT PARFAIT PROFOND

Au nom du front parfait profondAu nom des yeux que je regardeEt de la bouche que j'embrassePour aujourd'hui et pour toujours Au nom de l'espoir enterréAu nom des larmes dans le noirAu nom des plaintes qui font rireAu nom des rires qui font peur Au nom des rires dans la rueDe la douceur qui lie nos mainsAu nom des fruits couvrant les fleursSur une terre belle et bonne Au nom des hommes en prisonAu nom des femmes déportéesAu nom de tous nos camaradesMartyrisés et massacrésPour n'avoir pas accepté l'ombre Il nous faut... [Lire la suite]
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jeudi 21 octobre 2010

MERE COLERE

   je suis la mère colère   la terre a bu mes enfants  mes mains fouillent cette terre   mes bras flagellent le vent  mes flancs palpitent   vides  où fleurissaient les belles moissons      j’étais femme tendre  au regard d’herbes mouillées   ma douleur est de pierre  mes ruisseaux sont asséchés   et je ne suis que mère colère    mon long manteau de nuit  flotte dans le vent   je suis... [Lire la suite]
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