samedi 18 novembre 2017

LE VISAGE SECRET...Extrait

Entre deux silences, entre deux ténèbres ils reviennent ils ont hanté le seuil invisible de ta conscience et les voilà presque sans poids, presque effacés dans les lambeaux de ta mémoire comme pour donner sens à la présence insignifiable à l’instant sans retour à la vraie parole des fantômes.     .   ALAIN SUIED   .     Photographie Raoul Ubac

samedi 4 novembre 2017

LA ROUE COSMIQUE VI

Merci Adélita...   Il y a la beauté que nous pouvons voir, Ou bien entendre — que ce soit dans la nature Où en tant qu’art ; puis dans l’espace de la pensée : Au pays de la poésie, sur la trace des dieux. Chaque mode de conscience spirituelle a Un élément de beauté que nous percevons ; Puisse la bénédiction qui rayonne de l’Esprit Jouer sur les cordes de harpe de notre âme.   .     FRITHJOF SCHUON   .       Oeuvre Gérald Bloncourt www.bloncourtblog.net       ... [Lire la suite]
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mercredi 11 octobre 2017

POESIE COMMUNE...Extrait

  Regrettant toujours  CE sera peut-être comme dans cette vie: Je m'écrierai: c'est ici que je veux demeurer, Comme je m'exclamais autrefois devant un beau domaine, C'est ici que je veux vivre, je dirai: dressez une tombe ici.   Mais la mort ne me laissera pas plus de répit que la vie. Elle m'éloignera de tout ce qui me sera cher, Les forêts, les mers avec leurs chevelures, Resteront en arrière sur un rivage immatériel.   Parfois je reconnaîtrai le jardin calme Que j'ai vu de la fenêtre en cette... [Lire la suite]
dimanche 1 octobre 2017

LOU ANDREAS-SALOME, LETTRE OUVERTE A FREUD...Extrait

…   Nous sommes lancés, inéluctablement, dans le tourbillon de toute réalité, avec pour seul choix d’y consentir. Si sans aucun doute, cela veut dire : traverser un océan sur un frêle esquif, telle est bien notre condition humaine – et il ne serait d’aucun secours de s’imaginer qu’on navigue à la remorque du plus puissant des bateaux à vapeur, vers des destinations inexistantes : notre attention au vent et au temps ne pourraient que s’en trouver diminuée. Plus nous nous plongeons, sans en rien retrancher, dans... [Lire la suite]
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dimanche 27 août 2017

CHRISTIANE SINGER

Quand je demande à ceux que je rencontre de me parler d'eux- mêmes, je suis souvent attristée par la pauvreté de ma moisson. On me répond: je suis médecin, je suis comptable...j'ajoute doucement: vous me comprenez mal. Je ne veux pas savoir quel rôle vous est confié cette saison au théâtre mais qui vous êtes, ce qui vous habite, vous réjouit, vous saisit ? Beaucoup persistent à ne pas me comprendre, habitués qu'ils sont à ne pas attribuer d'importance à la vie qui bouge doucement en eux. On me dit: je suis médecin ou comptable... [Lire la suite]
mercredi 23 août 2017

JE T'AIME AU GRE DE LA MORT...Extrait

Lorsque je serai tué, un jour d'entre les jours l'assassin trouvera dans ma poche des billets de voyage un pour la paix un pour les champs et la pluie un autre pour la conscience des hommes ( Je t'en prie ô mon cher assassin ne néglige pas les billets je t'en prie voyage ! ) . SAMIH AL-QÂSIM Traduction Abdellatif Laâbi .        

samedi 12 août 2017

JEAN ROUSSELOT...Extrait

Nous mourrons sans avoir apprivoisé les choses Qui nous cernent en attendant De nous incorporer Elles n’ont pas même un regard Pour les moignons d’âme qui nous restent Et laissent pourrir à leurs pieds Nos humbles propositions de trêve. Celles qui nous doivent la vie Ne sont pas les moins odieuses On peut mourir de l’indifférence d’un arrosoir Aussi bien que du poids d’une avalanche.   .     JEAN ROUSSELOT     .     Oeuvre Omer Amblas
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mardi 8 août 2017

VIVRE

La société merdique finit toujours par installer son office délétère qui pousse à choisir la surface, celle des virtualités grégaires et autres lavages de cerveaux, au détriment de la profondeur à créer et partager. Infinie tristesse de constater que la laideur gagne presque toujours sur les possibilités d'élévation. S'emprunte petit à petit des chemins moins contraignants. Les hommes ont ainsi besoin d’agitations futiles, de prairies toujours plus vertes ailleurs, de petits égoïsmes rassurants. La sacralité ordinaire leur fait... [Lire la suite]
mardi 1 août 2017

CARLO BORDINI...Extrait

Il y a quelque chose d’obscène Nous qui sommes tout entier recroquevillés dans nos rêves nous savons que Il y a quelque chose d’obscène dans les rêves d’autrui Il y a quelque chose d’obscène qui consiste dans le fait que les rêves d’autrui sont / absurdement / et épouvantablement pareils aux nôtres et dévoilent la honte de nos rêves privés leur petitesse infantile leur caractère honteusement (pour nous) préfabriqué et puisque ils sont tous pareils nous sommes jaloux d’eux et nous les haïssons quand nous savons qu’ils sont rêvés par... [Lire la suite]
vendredi 28 juillet 2017

EPITRE LANGUE LOUVE - FRAGMENT I - UN BESOIN DE LUMIERE

…où l’homme ne loue plus les immortels qu’en soupirant sans cesse Hölderlin . De lumière un besoin de lumière dans une obscurité un sentiment d’obscurité un besoin de lumière lucide au vif argent des oliviers d’une lumière équitable dans une obscurité où passe le noir de femmes endeuillées un besoin d’ouvert de la lumière Qu’arrive-t-il lorsque la vie se déserte ? questionne-t-elle. Quand la vie se déduit d’elle-même ? Et qu’elle éclabousse ou de sang ou de larmes. Lorsque les mots vont comme chat à la litière.... [Lire la suite]
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