jeudi 16 octobre 2008

TREIZIEME POESIE VERTICALE ...Extrait

"Donner tout comme perdu.Là commence l'ouvert.Alors chaque paspeut être le premier.Chaque geste a pouvoirde résumer tous les gestes.Donne tout comme perdu.Laisser seules s'ouvrir les portes qui manquent.Ou mieux :les laisser ne pas s'ouvrir." . ROBERTO JUARROZ .
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mercredi 15 octobre 2008

CANTOS IBEROS

"Cuando ya nada se espera personalmente exaltante, mas se palpita y se sigue más acá de la conciencia, fieramente existiendo, ciegamente afirmando, como un pulso que golpea las tinieblas, cuando se miran de frente los vertiginosos ojos claros de la muerte, se dicen las verdades : las bárbaras, terribles, amorosas crueldades. Se dicen los poemas que ensanchan los pulmones de cuantos, asfixiados, piden ser, piden ritmo, piden ley para aquello que sienten excesivo." . GABRIEL  CELAYA .
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mercredi 15 octobre 2008

LA POESIE EST UNE ARME CHARGEE DE FUTUR...Extrait

"Quand on n'attend plus rien d'exaltant pour soi-mêmemais qu'on frémit et continue à vivre en deçà de la conscience,existence farouche, affirmant en aveugle,comme un pouls qui bat les ténèbres,quand on regarde en faceles yeux clairs et vertigineux de la mort,on dit les vérités :les barbares, les terribles, les amoureuses cruautés.On dit les poèmesqui gonflent les poumons des asphyxiésqui demandent à être et demandent le rythme,demandent une loi pour ce qu'ils sentent excessif." . GABRIEL  CELAYA .
dimanche 12 octobre 2008

UNE HISTOIRE DE BLEU...Extrait

"Le ciel plaît-il à entendre ce léger bruit du coeur qui craque? Quand le bleu s'étrangle, lassé de battre, celui qui s'en va n'y voit rien. Il gémit, laisse aller sa tête sur son épaule, mais ne comprendra pas la nuit qui d'un coup s'est faite, non plus que la lumière dont il s'absente. Son cri n'est pas de souffrance mais de résignation : n'être cette fois qu'un homme, et s'y tenir. Une miette d'homme que la glaise avale, un bout de honte et de désirqui s'évapore, ne dérangeant en rien l'amour que cette terre se porte à elle-même.".... [Lire la suite]
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samedi 11 octobre 2008

POURQUOI ON ECRIT

Ecrire, c’est défendre la solitude dans laquelle on se trouve ; c’est une action qui ne surgit que d’un isolement effectif, mais d’un isolement communicable, dans la mesure où, précisément, à cause de l’éloignement de toutes les choses concrètes le dévoilement de leurs relations est rendu possible.               Mais c’est une solitude qui nécessite d’être défendue, ce qui veut dire qu’elle nécessite une justification. L’écrivain défend sa solitude en montrant ce qu’il trouve en elle et... [Lire la suite]
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vendredi 10 octobre 2008

NE CHERCHEZ PLUS MON COEUR

Celui qui s'aventure ne porte pas de nom. La langue toute est son domaine. Agenouillé, il fouille avec des branches : un peu de terre dérange le ciel, de minces araignées patinent parmi les reflets. C'était sur les rives de la Meuse, à peu de pas du déversoir au tumulte incessant, ou bien en altitude, auprès d'un lac silencieux cerné de sapins, serti très haut dans la fraîcheur. Cela mélange ses eaux. Des paysages se superposent. Quelque source soudain imagine de jaillir, une écorce éclate, le torrent transparent enveloppe de glace... [Lire la suite]
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vendredi 10 octobre 2008

EL AZUL NO HACE RUIDO

El azul no hace ruido Es une color timido, sin doble intencion, presagio ni proyecto, que no se arroja bruscamente a la mirada como el amarillo o el rojo, sino que la atrae, la domestica poco a poco, le permite acercarse sin apremiarla, de modo que se submerge en el, se encueguece y se ahoga sin darse cuenta. El azul es un color propicio a la desaparicion. Un color donde morir, un color que libera, el color mismo del alma despues de haberse desembarazado del cuerpo, despues de haber salpicado toda la sangre y las visceras haberse... [Lire la suite]
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vendredi 10 octobre 2008

LA PALABRA

¿ dónde está la palabra, corazón, que embellezca de amor al mundo feo; que le dé para siempre - y sólo ya - fortaleza de niño y defensa de rosa ? . JUAN RAMON  JIMENEZ . Oeuvre de Béatriz Moya
vendredi 10 octobre 2008

LE MOT

Où est le mot, mon coeur, qui embellira d'amour le monde laid; qui lui donnera pour toujours - et seulement alors - une force d'enfant et une défense de rose ? . JUAN RAMON  JIMENEZ . Oeuvre de Béatriz Moya
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lundi 14 juillet 2008

OCCIDENT/ACCIDENT DE CONSCIENCE...Extrait

Aujourd'hui    Moi, l'homme fractionnél'homme d'ailleurs comme tant d'autresde toutes couleursje suis Parisien par Prévert Chilien par NerudaMonégasque par FerréEspagnol par Lorca Républicain par ma mère Français par L'abbé GrégoireAméricain par Luther KingIndien par Chef JosephJuif par SalomonAfricain par SenghorMarocain par grand Pèrede Tolède par mes aïeux moi, fils de sangs mêlés et des douleurs du jourmoi, fils des joies nocturnesMoi,nomade en déshérence,vagabond de la tendresse, libre dans ma tête,frère des humbles par... [Lire la suite]
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