mardi 19 mai 2020

POEMES DE SAMUEL WOOD...Extraits

...   Pires que les nuits sans rêves, les nuits sans sommeil Où se livre jusqu'au jour dans l'esprit divisé Une implacable lutte intestine Mais en pure perte car le jour va poindre Qui sait noyer sous sa lumière aveuglante Le tourment des vérités trop dures Rendre vie au désir animal de vivre ... Comment  jouer sans y croire à se croire ailleurs Qu'en ce crâne qui nous emmure de toutes parts ? Ameutées, enhardies par le silence nocturne Tant de voix contraires s'y font entendre Qu'elles nous rendent sourds aux... [Lire la suite]
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vendredi 28 septembre 2018

SONGE...Extrait

J'espérais contraindreau silencel'infini qui croît en moice qui dans l'ombreretient mon souffle.  .    AGNES SCHNELL      .   Photographie Diana Meihing Lo
Posté par emmila à 10:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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dimanche 7 janvier 2018

ON M'APPELLE " SANS-PAPIERS

On m’appelle sans papiersPourtant j’avais pris soin de me munir de feuilles vertesComme une offrande à la forêt lointaineMais la forêt grondait comme une jungleJ’avais pris soin de me plier dans les coinsDe n’habiter nulle partEt de courtiser les trottoirsDe bien tendre la main aux guichetsDe me fondre dans la nuit du métroMalgré toutOn m’appelle sans papiersConnaissez-vous la minorité visible d’un sans papiersCela ressemble à l’invisibleAux contrôlesAux refoulésJe vis ma vie de rats dans les égouts du malheurJ’habite au fond de... [Lire la suite]
mercredi 28 septembre 2016

JONGLEUR DE TEMPS...Extrait

Puisque des murs se lèvent autour de l’homme, des murs que construisent à la hâte mensongère ceux qui vivent dans la peur qu’une parole plus forte qu’eux ne vienne abîmer leur volonté de se restreindre puisque tant de murs se lèvent autour de l’homme que le monde lui est devenu une prison multiple et dure, il est bon que l’homme qui a souffert les restrictions que d’autres lui imposent vienne toucher, tangible et toujours présent, ce Mur, ce Mur qui résume et englobe tous les murs. Murs devant l’enfance vive et gaie, murs devant... [Lire la suite]
samedi 27 février 2016

REDUIS A ETRE CE QUE JE SUIS

Ici, je respire ce que j’expire ailleurs. L’orage a creusé des sillons d’eau et de branches qui vont rejoindre la mer. Ici, le néant n’en finit pas de dégorger ses noyaux d’éclairs.    Brûlent et refleurissent les fruits rouges de la terre. Cloaques de mots, des langues tombent dans la gamelle des sens mutants. Je ne suis pas certain d’être en lieu et place d’une rénovation cataclysmique.     Des sculptures explosent sous les rayons agressifs du soleil. Anéanties, elles s’immolent gentiment sur les stries... [Lire la suite]
samedi 19 septembre 2015

LEÏLA ZHOUR

La solitude est comme du chocolat. Amère et douce à la fois, elle a l'âpreté de notre condition, tout comme la cocotte de pâques garde trace de la dureté du cacao brut. Etre seul, c'est parfois être confronté à un insoutenable isolement. Enfermé dans la ronde des pensées, on se heurte aux barreaux du silence, et même un cri dans les montagnes n'est encore que de la solitude. Confiné dans le secret de l'esprit, les sentiments entrent en guerre avec les mots. Plus on parle, plus on rencontre de monde, plus on mesure combien hermétique... [Lire la suite]
dimanche 6 octobre 2013

ESTHETIQUE DU MAL

 Il ordonne le monde en deux catégories :  Celui qui est peuplé, celui qui ne l’est pas.  Dans les deux, il est seul.  Mais il y a, dans le peuplé,  Outre ses habitants, le savoir qu’il a d’eux.  Et dans le dépeuplé, ce qu’il sait de lui-même.  Quel est le plus désespéré dans les moments  Où son vouloir exige que ce qu’il pense soit vrai ?   Est-ce lui-même en eux qu’il connaît ou bien eux  En lui-même ? Si c’est lui-même en eux, ils n’ont  Point de secret... [Lire la suite]