dimanche 4 août 2019

SOMNAMBULE DU JOUR - POEMES CHOISIS -

L'océan d'où j'étais sortieil y a des millions d'annéesse réveille en moiquand je t'aime Dans mes étreintesje laisserai sur ton corpsdes restants de coquillages Ton lit sera recouvertd'une fine couche de sable   .     ANISE KOLTZ     .     https://www.artmajeur.com/en/dombertrand/artworks/9502444/couple-beige
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jeudi 7 février 2019

LA PLUIE MAUDITE ET AUTRES POEMES...Extrait

Sur la plage où l'ombre de la baie s'allongeIl est couché tel une vigne en son clos,Solitaire et tourné du côté des vagues.Son visage est empreint d'une grâce grave,Le vent de midi à ses traits se caresse,Il est plus beau que branche de grenadierGorgée de pépiements d'oiseaux, et sa taillePlus souple que l'ondulation d'un lézard.J'écoute la rumeur basse de la merQui surgit de la vague et se répercute,Masquée par un agave antique, j'épieSa gorge qui se change en une mouettePour s'envoler avec un gémissementVers l'or des nuages. Et de... [Lire la suite]
dimanche 6 janvier 2019

MICHEL ECKHARD ELIAL ...Extrait

Le corps comme une terre gagnée au dessus du silence quand tu es là vers moi matin de terre natale mer non naviguée. Les mots ne comptent plus, même si tu voudrais que je parle de moi dis-tu. Elle trace des rivières. Au milieu du gué, entre la pierre et l'eau brûle l'herbe de la présence. Si je disais je t'aime à la vie, sans.Sans ta voix, je n'ai pas trace. Cela souffle dans ma voix. J'ai du mal sous le visage. A parler par des mots. Tu ne ne vois pas ce qui parle de toi à lèvre murmurée à silence muré. Aujourd'hui ça... [Lire la suite]
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samedi 29 septembre 2018

BRUNO RUIZ

Ce peu de temps qui resteA ce corps qui s’enliseJe le veux souverainSous la lune compliceJe le veux dans ta mainPlus léger qu’une abeilleComme un coussin d’étéLa flèche d’un hiverJe le veux sans compterLes ruines de nos routesEt savourer à deuxL’instant qui s’éternise. Voici le temps des bilans de l’usureAux feux croisés de nos forges intimesJe veux l’amour absolu jusqu’au boutFace à la verte et dernière beautéMaintenant     .     BRUNO RUIZ     .   Oeuvre Susan Hall  
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jeudi 6 septembre 2018

ON ENTEND LES OISEAUX/ SE OYEN LOS PAJAROS

  L’aube. On entend les oiseaux comme perdus dans la brume; le silence élève leurs chants jusqu’à la pénombre de la pièce. Il perçoit un très faible tremblement qui fait frémir la peau qu’il aime, douce dans son rêve. Très lentement il la recouvre du drap pour éviter qu’elle ne s’éveille. Mais déjà des bras l'enveloppaient et s’accrochaient à son corps: éternité fut ici douceur miel et jasmin. Bien plus tard on entendait encore le chant des oiseaux.      .     El alba. Se... [Lire la suite]
dimanche 2 septembre 2018

LE COFFRET DE SANTAL....Extrait

C’est moi seul que je veux charmer en écrivant Les rêves bienheureux que me dicte le vent, Les souvenirs que j’ai des baisers de sa bouche, De ses yeux, ciels troublés où le soleil se couche, Des frissons que mon cou garde de ses bras blancs,De l’abandon royal qui me livrait ses flancs.Or que le vent discret fait chuchoter les chênes Et que le soleil soûle, aux clairières prochaines, Vipères et lézards endormis dans le thym, Couché sur le sol sec, je pense au temps lointain. Je me dis que je... [Lire la suite]
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lundi 27 août 2018

LES LARMES...Extrait

Un jour, des doigts osent, de façon circonspecte, lente, timide, furtive, muette, une seconde, se poser sur l'avant-bras de l'autre corps qui se trouve en face des yeux. Un autre jour, la paume de la main forme comme une coque qui se referme sur le dos de la main qu'elle regarde et la main, sous la main, ne se retire pas. Les corps se font soudain plus proches de façon mystérieuse, d'un coup, sans qu'ils s'approchent en aucune façon. Un jour, ils semblent à jamais proches, sans qu'ils aient besoin de bouger. Puis la... [Lire la suite]
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vendredi 17 août 2018

ECLATS ET BRECHES...Extrait

Est-ce bien nousce tremblement fragile du cielce rire évanoui ?Nous sommes brèches, éclats ,explosions éphémères Les creux laissés par nos corpssur la plagese sont remplis de sableplus d'une foisNos cris ont la fragilité de la craie,la vitesse du goéland Nos tendresses sont torturées Nos mots s'ėcaillentNos rêves n'ont pas toujours le tempsde nous parvenirEt c'est dans cette incertitudeque nous nous plaisons à vivre. .     COLETTE GIBELIN       .   Oeuvre Max Gasparini
mardi 7 août 2018

LA MAISON PRES DE LA MER...Extrait

  Et il s’agit bien de ce peu Que j’ai vu vibrer sur une aile Allumer l’inconnu d’un corps                          Il y a eu des échanges si simples Entre un silence en nous que l’on tourne Brève rafale de l’esprit  Dehors le calme revenu La mer ravaudait ses filets                             Matins où le monde s’étonne Mu par la main d’un nouveau-né Entre rai lumineux... [Lire la suite]
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lundi 30 juillet 2018

LE CORPS UTOPIQUE...Extrait

Or, si l'on songe que l'image du miroir est logée pour nous dans un espace inaccessible, et que nous ne pourrons jamais être là où sera notre cadavre, si l'on songe que le miroir et le cadavre sont eux-mêmes dans un un invincible ailleurs, alors on découvre que seules des utopies peuvent refermer sur elles mêmes et cacher un instant l'utopie profonde et souveraine de notre corps. Peut-être faudrait-il dire aussi que faire l'amour, c'est sentir son corps se refermer sur soi, c'est enfin exister hors de toute utopie, avec toute sa... [Lire la suite]