mardi 12 décembre 2017

POESIE D'AFRIQUE AU SUD DU SAHARA 1945-1995...Extrait

que les poètes se confondent avec la respiration du monde;que viennent tous autour de la ronde des pécheursque les hommes deviennent créateurs;que vienne tout ce que je ressens comme véritéau-delà du cercle terni de la vitre…J’attendrai religieusement le trésorque m’apportera la vague maritime…La terre où mes genoux en douleur s’écrasentest ma certitude fondamentalemais j’éclairerai de ma lanterne aux mille couleursceux qui viendrontet ils me trouveront sur la ligne de toutes les batailles. OSWALDO ALCANTARA ... [Lire la suite]

samedi 4 novembre 2017

MARSEILLE

En pensant à Agnès qui adorait ce poème, et pour ma Joss...   Marseille sortie de la mer, avec ses poissons de roche, ses coquillages et l'iode, Et ses mâts en pleine ville qui disputent les passants, Ses tramways avec leurs pattes de crustacés sont luisants d'eau marine, Le beau rendez-vous de vivants qui lèvent le bras comme pour se partager le ciel, Et les cafés enfantent sur le trottoir hommes et femmes de maintenant avec leurs yeux de phosphore, Leurs verres, leurs tasses, leurs seaux à glace et leurs alcools, Et cela fait... [Lire la suite]
Posté par emmila à 20:32 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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dimanche 1 octobre 2017

COLETTE GIBELIN...Extrait

Automne admirable et trompeur Fête folle des couleurs Comme si la terre était pétrie de joie et d’or Les oiseaux s’en vont vers ailleurs Ils ont bien tort Le monde est superbe et fragile Cette beauté qui s’éparpille me fait un peu peur Le ciel est un palais de mille fleurs Il faut aimer chaque seconde Vivre est miracle provisoire emporté par le vent . . . COLETTE GIBELIN . . . Oeuvre Pierre Bonnard
jeudi 10 août 2017

AFFINS - A NOS PASSEREAUX SEDENTAIRES

Les hirondelles parties vous voilà sevrés des contes de migration, sur des lieux que vous ne scruterez pas, où les paysages marins aux montagnes succèdent dans tout un luxe rêvé de parfums et de couleurs ; le soleil devenu plus rare à vous de mieux comprendre la faible et souvent bénéfique lumière du jour dans l’espace de vos allées-venues qui se resserre pour quelque clarté intérieure, dans l’introspection ; sans la progéniture, de vos soins indépendante, de l’anfractuosité murale jusqu’aux cyprès trouverez-vous assez de... [Lire la suite]
vendredi 28 juillet 2017

TON NOM DE PALESTINE...Extrait

Tant d’entre nous sont tombés fauchés par une balle ou trop de peine Pour les honorer je veux au milieu du désert un espace dépouillé de simples tombes PAS de décoration PAS de fleurs Pas de couronnes et SURTOUT pas de sang Je laisse la couleur sang aux colonisateurs et à leurs toréadors PAS de discours Devant le grand carré dédié aux enfants de Palestine Gaza Jérusalem Hébron Deir Yassine Jénine Yarmouk Sabra et Chatila JUSTE des cerfs-volants  et des ballons blancs Je prie le sable de leur faire à tous une couverture tiède... [Lire la suite]
samedi 22 juillet 2017

NOS MAINS DANS L'EAU

Nous remuons cette eau. Nos mains s’y cherchent, S’y effleurent parfois, formes brisées. Plus bas, c’est un courant, c’est de l’invisible, D’autres arbres, d’autres lumières, d’autres rêves.   Et vois, même ce sont d’autres couleurs. La réfraction transfigure le rouge. Était-ce un jour d’été, non, c’est l’orage Qui va « changer le ciel », et jusqu’au soir.   Nous plongions nos mains dans le langage, Elles y prirent des mots dont nous ne sûmes Que faire, n’étant rien que nos désirs.   Nous... [Lire la suite]

vendredi 23 juin 2017

INNOCENCE

Mon enfant est né sous une autre étoile Sous des lunes, qui même pleines, se voilent Un lieu ou tout se mêle Fureur, Amour, Mots et Couleurs Un lieu que l’on pourrait nommé Babel Le temps y joue sa ronde Sans se suspendre N’ayant que faire de Mon enfant né sous cette autre étoile Sous ces lunes, qui même pleines, Ont peur qu’on les blâment Un lieu ou tout se vaut, Fureur, Amour, Mots et Couleurs Un lieu que l’on pourrait nommé KO Et le temps y tourne y tourne y tourne en rond Se moquant bien de tout. Mon enfant est né sous une autre... [Lire la suite]
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dimanche 21 mai 2017

ENFIN, LENTEMENT...

Il faut sortir des ombresde l'épaisseur des nuitsdans l'indifférencedes rêves trop étroitsil nous faut sortir du sombre.Pénétrer dans le jourexister simplementdans la trace du gestedans la ligne posée. L'aube tarde.Du bronze de la nuitle vert émergel'espace soudain élargicrée un besoin effrénéd'étreindre.  La branche taciturnel'en allée de l'eauparesseuse et lenterien ne retient celui qui chercheune floraison tardive.Rien    sinon une femmela premièresur une toilefixée. Une femmenourrie de couleurset... [Lire la suite]
vendredi 21 avril 2017

L'OISEAU

L’oiseau deux oiseaux de Georges BRAQUE L'oiseau deux oiseaux tu les regardes comme le bleu comme tu regardes le jaune et le gris aussi la fenêtre des vents la lumière qui caresse la zébrure des ailes plumes de l'imaginaire légères dans les paroles de la lune tu prends le pinceau de ton coeur les ciseaux des traces vertes orangées de mauves-roses franges de tes mains à l'oeil des verbes tu sais que sans toi l'oiseau les deux oiseaux ne voleront pas vers cet arc en ciel . PATRICK ASPE . ... [Lire la suite]
mercredi 12 avril 2017

EXTRAITS DU LARGE...Extrait

Tu me parlais d'île, d'une lumière sans pareille, des multiples couleurs d'oiseaux inconnus et du bonheur qui se donne dans son lit de sable et d'écume tandis que d'autres se meurent… Et tout cela venait mordre ton cœur en le plongeant du même coup dans l'insondable vérité de tout ce qui demeure par-delà violence et douceur, au-delà de nos jeux et de nos pleurs.   .    BERNARD PERROY   .  
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