dimanche 24 mars 2019

JASMINS ET BOURREAUX...Extrait

  Un peloton de bourreaux poursuitles jasmins qui dansent avec la briseLibanais, Palestiniens, Humains.Les soleils se meurent sur leurs paupièresLeurs horizons sont tranchés aux ciseauxIls se nourrissent de pleurs ravalésEt dans leur âme ils bercent une colombe morte.La sève les repousse et la mort les saccageTous les firmaments leur sont défendusLa prière vers un dieu devenu sourd sillonne leurs haillonsEt à chaque bataille Thanatos l’emporte sur Éros.Les cloches ne sonnent plus des angélus de pétalesLes clochers épouvantés... [Lire la suite]

samedi 6 juin 2015

TORRENTE

El mundo es un alambrado de espinasEn cuya telaraña reptan niños ciegosLlueve el sol un alba sin vestidosY un violín ensaya una plegariaPero es mudoEl ojo estrábico de Dios perdió su ejeLos cuervos devoran las palomasLa bondad borra las líneas de su manoY Géricault intenta una Balsa redentoraPero muereTodo es abismoIronía de la historiaLa cadena de oro de tu infanciaSe inclina con tu cuelloPara fecundar mi bocaGerminamosAcaso el amor consuele tanta sombraAcaso el dolor solloce a carcajadas .   CRISTINA CASTELLO   . ... [Lire la suite]
samedi 6 juin 2015

TORRENT...Extrait

Le monde est une clôture d’épinesToile d’araignée où rampent des enfants aveuglesLe soleil pleut une aube sans habitsEt un violon ébauche une prièreMais reste muetL’œil strabique de Dieu a perdu son axeLes corbeaux dévorent les colombesLa bonté efface les lignes de sa mainEt Géricault esquisse un Radeau rédempteurMais il meurtTout est abîmeIronie de l’histoireLa chaîne d’or de ton enfanceSe penche avec ton couPour féconder ma boucheNous germonsL’amour consolera peut-être de tant d’ombreLa douleur sanglotera peut-être aux éclats . ... [Lire la suite]
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mercredi 12 février 2014

ALBORADA / POINT DU JOUR

Adiós — dice el dolor con voz descalza Cansado de sufrir bebe su llanto Sepulta entre hierbas sus recuerdos Y súbita resurrección, no tiene rostro No es sino un lienzo en acecho al óleo. El amor solfea su cuerpo inexplorado Y las magnolias de su piel son un jilguero. Es invencible el dolor enamorado, Ya no es tormento sino melodía El amor rebautiza el mundo. . Adieu — dit la douleur d’une voix déchaussée Fatiguée de souffrir, elle boit ses pleurs Ensevelit ses souvenirs parmi les herbes Et, soudaine résurrection, elle n’a pas de... [Lire la suite]
mardi 4 février 2014

TEATRO DEL HORROR

Obra de Teatro del Horror Se ve todos los días En ciudades de torres ostentosas De ricos muy ricos que viven tras murallas Escenografía macabra de Niños y viejitos en harapos hambre y sed En la Obra del Teatro del Horror No hay música Hay tumulto de pasos desertores Que aceleran su marcha por calles de patrias Expatriadas En la Obra de Teatro del Teatro del Horror Hay piedras que son hombres con tensión de piedra Con quietud de piedra y aullantes al silencio Hay ojos algaradas de asesinos armados para el Hambre Hay craqueos de bocas... [Lire la suite]
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mardi 4 février 2014

THEATRE DE L'HORREUR

Chef-d’œuvre du théâtre de l’horreur On le voit tous les jours Dans des villes aux tours prétentieuses Où les plus fortunés s'emmuraillent Décor macabre d’enfants et de petits vieux En lambeaux, faim et soif Chef-d’œuvre du théâtre de l’horreur Pas de musique. Tumulte de pas déserteurs Qui se hâtent dans les rues des patries Expatriées Chef-d’œuvre du théâtre de l’horreur Des hommes en pierre, tendus Immobiles, hurlant au silence Des yeux ravis d’assassins armés contre les affamés Des craquements de bouches et de ventres mendiants Des... [Lire la suite]
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vendredi 23 août 2013

BRUINE / GARUA

J’ai migré vers la Terre enveloppée de silence Écrite sur un reflet, sentier vers la parole J’apportais ma voix fertile, mon offrande sans épines Et une paix de bruine au fond des yeux J’ai trouvé un abri de marécages et piquants Un Pouvoir qui calcine le sang des enfants, J’ai vu des hommes tels des loups, j’ai vu des loups angelisés Et un déluge saumâtre de rêveries moribondes À chaque jour, encore des êtres brisés et déchirés On les taille, on les arrache, on les éclate, on les tue Alors que Goya et Beethoven et Balzac Affirment... [Lire la suite]
vendredi 28 décembre 2012

PLENILUNIO

En el espejo de la noche mi silencio te aúlla Tu silencio me embiste, me rasga, me lesiona Y muda me inculpa tu garganta de arena. Palabra ahorcada en tu bruma de soles Petrifica ensueños e inverna el deseo Me voy Me voy a l’orage *que hace gemir la tierra Me voy sin recuerdos, me voy con tu presencia. Voy a beber desiertos Me voy a la tormenta Con fiereza de ángel clausuro los deleites Y con un bisturí extirparé nuestros cuerpos Del núcleo de la magia y de lo inagotable. Me voy Voy a remontar el plenilunio Penetrada... [Lire la suite]
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vendredi 28 décembre 2012

PLEINE LUNE

 Dans le miroir de la nuit mon silence hurle vers toi Ton silence m’assaille, me déchire, me meurtrit Et, muette, ta gorge de sable m’inculpe La parole étranglée dans ta brume de soleils Pétrifie les songes et fait hiverner le désir. Je m’en vais Je m’en vais vers l’orage qui fait gémir la terre Je m’en vais sans souvenirs Je m’en vais accompagnée de ta présence Je vais boire des déserts Je m’en vais vers la tourmente Avec une fierté d’ange je clos les délectations Et avec un bistouri j’extirperai nos corps Du noyau... [Lire la suite]
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dimanche 18 novembre 2012

CRISTINA CASTELLO

J’allai à Paris, assoiffée Et je faillis mourir, tellement j’avais soif. Mais c’est peut- être parce que je brûle dans mon feu, Que je mourus et renaquis à Paris, accrochée à la vie, au gré du vent, obstinée comme l’aurore. Paris, que j’aime tant. J’aime sa dignité de fleur sauvage et sa fierté d’aurore. Mes pas dans ses rues ne furent point des pas Mais des traces, un sillon, une interrogation, une confiance, et ces yeux-là. Et Paris me fit resurgir, verdoyante. . CRISTINA CASTELLO   . Oeuvre Vincent Van Gogh  
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