dimanche 18 novembre 2012

CRISTINA CASTELLO

J’allai à Paris, assoiffée Et je faillis mourir, tellement j’avais soif. Mais c’est peut- être parce que je brûle dans mon feu, Que je mourus et renaquis à Paris, accrochée à la vie, au gré du vent, obstinée comme l’aurore. Paris, que j’aime tant. J’aime sa dignité de fleur sauvage et sa fierté d’aurore. Mes pas dans ses rues ne furent point des pas Mais des traces, un sillon, une interrogation, une confiance, et ces yeux-là. Et Paris me fit resurgir, verdoyante. . CRISTINA CASTELLO   . Oeuvre Vincent Van Gogh  
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dimanche 21 octobre 2012

BAJAMAR

Con tijeras me corté del alfabeto Me castré de ma patrie de tinta y savia Sin que adónde y sin que nada en este Sur Exiliada del eco de mi alfa Soy un suicidio de metáforas Una letra ciega un verbo sin raíz   El plenilunio materno erró su itinerario Y me alumbró en esta tierra austral Soy un desliz de la Natura     Después de cada viaje Desvestida de piel templo sin Dios En el vapor oxidado de una sombra Escribo sobre esquirlas del infierno Con sangre bendita mis manos sangran Pero arden No hay... [Lire la suite]
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dimanche 21 octobre 2012

BASSE MER

 Aux ciseaux je me coupai de l’alphabet Je me châtrai de ma patrie d’encre et de sève Sans où et sans rien dans ce Sud Exilée de l’écho de mon alpha Je suis un suicide de métaphores Une lettre aveugle un verbe sans racine   La pleine lune maternelle se trompa de route Et me donna le jour en cette terre australe Je suis un faux-pas de la Nature   Après chaque voyage Dévêtue de ma peau temple sans Dieu Dans la vapeur oxydée d’une ombre J’écris sur des esquilles de l’enfer Du sang bénit gicle de mes mains ... [Lire la suite]
jeudi 19 juillet 2012

ENSEIGNER, C'EST FAIRE DES NIDS

« Et les arbres et la nuit ne bougent pas                                                 sinon dès les nids » (G. Ungaretti)   .   Les nids regimbent devant les tempêtes et embrassent des hivers. Les nids germent des pluriels et façonnent un « nous ». « Nous » est... [Lire la suite]
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lundi 12 mars 2012

ORAGE

Et soudain l’orage berceau frémissant Exorcise notre arc-en-ciel exsangue Nous prophétise des paradis immédiats Berce notre jouissance mise en charpie Émiette les angoisses tissées sous la neige Et nous retourne des alchimies sans échardes Ce n’est pas la fin, me chuchote la tourmente C’est la route, l'itinéraire, vigile, origine La vie succombe sans nous Sans nous la mort exulte L’orage furtif nous efface soudain le désert Et nous chuchote la mer au téléphone, Nous délivre de l’instant excommunié Nous envoute, nous... [Lire la suite]
mardi 15 novembre 2011

CRATER DEL CIELO en ORAGE/TEMPESTAD

El mundo es un país de muertos Que caminan hacia su funeral Las caras de las gentes son sudarios Con ojos herrumbrados y sueños de rodillas Estrías de sol, rocío evaporado Son los niños que el Imperio deshoja hacia la muerte Cada cinco segundos, cada cinco segundos En todos los follajes de todos los confines. El capitalismo es un pulpo famélico de llantos erizados Es un cráter del cielo que asesina gorriones.   Me estremece un ultraje de lirios desflorados Que amotinan mi alma y desafían al Supremo Pero los dioses... [Lire la suite]
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mardi 15 novembre 2011

CRATERE DU CIEL in ORAGE/ TEMPESTAD

 Le monde est un pays de morts Qui marchent vers leurs funérailles Les visages des gens sont des suaires Avec des yeux rouillés et des rêves à genoux. Stries de soleil, rosée évaporée, Ce sont les enfants que l’Empire effeuille vers la mort Toutes les cinq secondes, toutes les cinq secondes Dans tous les feuillages de tous les confins.   Le capitalisme est un poulpe affamé de pleurs hérissés C’est un cratère du ciel assassin de moineaux   Il m’ébranle cet outrage de lis déflorés Qui ameutent mon âme et... [Lire la suite]
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lundi 7 novembre 2011

ORAGE...Extrait

(...) Une page se tourne pour se démultiplier Taillée avec mon corps mon sang mon âme Je pars avec les rosiers donquichottesques en quête d'une innocence rédemptrice. L'art chante dans la jungle de mes veines Et m'emporte au son de la dernière marée Peut-être n'est-il que l'orage pour détacher l'arc-en-ciel de l'ombre. Légèreté nue lumière onction de la vie Je pars chercher d'autres mots (...) . CRISTINA CASTELLO . . Oeuvre Zdravko Ducmelic .
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samedi 29 octobre 2011

GARÚA

Inmigré a la Tierra envuelta en un silencio Escrita en un reflejo, sendero a la palabra Traía mi voz fértil, mi ofrenda sin espinas Y una paz de garúa al fondo de los ojos   Encontré una guarida de ciénagas y púas Un Poder que calcina la sangre de los niños Vi hombres como lobos, vi lobos angelados Y un diluvio salobre de ensueños moribundos.   Cada día hay más seres desgarrados y rotos Los talan, los arrancan, los estallan, los matan Al tiempo que Goya y Beethoven y Balzac Afirman que la vida se refuerza en... [Lire la suite]
samedi 29 octobre 2011

BRUINE

 J’ai migré vers la Terre enveloppée de silence Écrite sur un reflet, sentier vers la parole J’apportais ma voix fertile, mon offrande sans épines Et une paix de bruine au fond des yeux   J’ai trouvé un abri de marécages et piquants Un Pouvoir qui calcine le sang des enfants, J’ai vu des hommes tels des loups, j’ai vu des loups angelisés Et un déluge saumâtre de rêveries moribondes   À chaque jour, encore des êtres brisés et déchirés On les taille, on les arrache, on les éclate, on les tue Alors que Goya et... [Lire la suite]