jeudi 8 mars 2018

PROFONDEUR

Épuisée Ne restent, au fond du puits, que des boues chahutéesDes pièces de monnaie qu’on a lancées pour se porter bonheurL’anse d’un seau, brisée, le seau rouillé le souvenirD’une colèreEt la lente fatigue de l’eau usée stagnantLes pierres verdies de mousses la douleur légèreDes os Le cri que tu lances vers le mur rond et qui te revientEcho écho écho InchangéTu te penchesNulle vérité, nue, ne sortEt tu commences lentement à te haïr   .   ALEXO XENIDIS   .