mercredi 19 avril 2017

PASSAGERE DE LA DUREE...Extrait

Ce temps composé de fragments d'éternité lorsque tu implosais en mille rayons de fruits ce temps mitoyen et distant pareil aux grilles du désert où l'on attache les chevaux de l'eau aux pieds en flamme.   Ce temps de presque rien où tu vivais de fines embrasures d'un brin de matin d'un souffle de feuillage fraîche vocalise dan la gorge.   Ce temps de nul temps sans repères ni boussole où tu mourrais de morsures de fleur en plein poumon du chagrin de l'abeille d'une griffure d'oiseau de sel à même la... [Lire la suite]
Posté par emmila à 17:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

vendredi 10 février 2017

L'EFFARANT INTERIEUR DES OMBRES...Extrait II

Je sais tant la fugacité des choses tant les gestes labiles Et je m'étonne encore pourtant de ce long ricochet rayé Des vagues quand elle apprivoisent le sable Je ne suis Qu'un écho infiniment relayé de ceux dont les vieux os Poudroient sous la terre dont les cheveux les ongles oui Vous savez cette histoire infinie comment ne pas croire Un instant que la mer cette si vieille frissonnante avoue Elle aussi elle en a cherché des cailloux blancs ou bleus Pour envelopper les rochers des épaules ces îles et celle Qu'on voulait... [Lire la suite]
Posté par emmila à 18:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
dimanche 29 janvier 2017

HOMME...Extrait

... On nous disait, vous vaincrez quand vous vous soumettrez. Nous nous sommes soumis et nous avons trouvé la cendre. On nous disait vous vaincrez quand vous aurez aimé. Nous avons aimé et nous avons trouvé la cendre. On nous disait vous vaincrez quand vous aurez abandonné votre vie. Nous avons abandonné notre vie et nous avons trouvé la cendre. Nous avons trouvé la cendre. Il ne nous reste qu’à retrouver notre vie maintenant que nous n’avons plus rien. J’imagine que celui qui retrouvera la vie, malgré tant de papiers, de luttes, de... [Lire la suite]
vendredi 20 janvier 2017

LA CARCASSE

L’eau elle aussi quitte le portun reflet attend en lignespour partiret là je suisce petit ce petit enfantenfin seul avec l’énorme navireElle doit porter le nom de silencecette baleine de ferendormie sur le flancdans le port retenant son souffleun nom rouillé sortid’une langue inconnueinconnueEt personne ne viendrame donner à moi un nomle bout des cordages semble d’eaules parois sont couchées sur le doscorps saupoudrés de lumièreje peux voguer si nous voguonsje peux errer pour toujoursà travers les couloirs qui rouillentavec ma peur... [Lire la suite]
lundi 19 décembre 2016

LUIS MIZON

Je voudrais quitter ma villeet mon corpspour aller vivre ailleurssi le ciel était lumière de l'instantje partirais en quête du cielsi le ciel habitait notre regardje chercherais la transparencepour voir le vol des oiseaux traverser tes yeuxet l'instant de lumièrese poser près de nousjour après jourj'imite je colle je reconstruis avec des motsles morceaux dépareillés de l'instantune maison éphémère entourée de cigalesde bidons et de vieux pneus     LUIS MIZON       Oeuvre Elfi Cella
samedi 17 septembre 2016

BRIBES...Extrait

Après l’envol des cheveux blancsrenaîtra l’aubépinepour les enfants perduspour les bêtes déshéritéespour les nuits trop longueset les visages sans visageAprès le départ des derniers guerrierset l’oubli des mortsla terre sourire dans le cœur des fontaines .   ANDRE SOURIS   .   Oeuvre Donatello
Posté par emmila à 20:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

samedi 11 juin 2016

LETTRE A LA FEMME AIMEE AU SUJET DE LA MORT

Je veux te dire cette sorte de secretqu’on ne lit qu’en soi loinderrière les paupières ferméeslongtemps après que sur le cercueilse sont reformés les liens du jour   tes morts ne sont qu’à toitoi seule sais leur nom véritablecelui qu’on n’écrit pas aux registresparce qu’il n’est signe dans nulle langue humaineet qu’il n’est pas d’oreilles pour la voix qui le dittoi seule les vois tes mortshors leur visage de cendreset les vois sans faillir dans l’absence mêmetoi seule l’ombre plus claire dans l’ombreoù leur regard paraîtet... [Lire la suite]
mardi 17 mai 2016

AGNES SCHNELL...Extrait

Restera-t-il en tes motsquelque imagequi parlera de ton absence ?Restera-t-il en tes motsun peu de l'haleine tièdequi leur donna des ailes ?Demain tu attendrascomme on espère la pluieou la nuit parfois.Dépouillé de cette poussièrequi te blessaitqui en blessait d'autres,tu partiras les mains vides… .   AGNES SCHNELL   .   Photographie Hengki Koentjoro   
Posté par emmila à 19:07 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,
mercredi 20 avril 2016

LE TEMPS QUI RESTE

Combien de temps... Combien de temps encore Des années, des jours, des heures, combien ? Quand j'y pense, mon coeur bat si fort... Mon pays c'est la vie. Combien de temps... Combien ? Je l'aime tant, le temps qui reste... Je veux rire, courir, pleurer, parler, Et voir, et croire Et boire, danser, Crier, manger, nager, bondir,désobéir J'ai pas fini, j'ai pas fini Voler, chanter, partir, repartir Souffrir, aimer Je l'aime tant le temps qui reste Je ne sais plus où je suis né, ni quand Je sais qu'il n'y a pas longtemps... Et que mon... [Lire la suite]
Posté par emmila à 20:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,
mercredi 20 avril 2016

UNE MIGRATION SANS FIN...Extrait

Un jour, Nous revenions de la fontaine Au petit matin, Tu m'as demandé :  "Que hais-tu Et qui aimes-tu ?" Et j'ai répondu, De derrière les cils de la surprise, Mon sang circulant à grande vitesse Comme l'ombre d'une nuée d'étourneaux : "Je déteste le départ ... J'aime la source et le chemin Et j'adore le mi-matin." Alors tu as ri Et les amandiers ont fleuri Les nuées de rossignols ont chanté Dans le bois Question Qui a quarante ans d'âge, Je salue sa réponse ; Et réponse  Aussi vieille que ton départ, Je salue sa... [Lire la suite]
Posté par emmila à 17:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,