jeudi 27 avril 2017

ENFANT NU COMME L'INSTANT AUX RUINES DE LA DUREE

Sur le mur de la maison détruite demeure le papier peint,comme demeure le poème, une fois le cœur démoli.Vert, violet, de gros dessins jolis, ce papier fossilea la fraîcheur des sentiments neufs,comme le poème dévoile son cœur d’enfant, à l’épreuve du temps.Sur le mur de la demeure en ruines, le papier peint s’expose,à la façon du nourrisson, orphelin d’intention,Œdipe, Moïse, Dionysos ou Persée, Gilgamesh…tous ceux-ci qui, humblement, parmi les roseaux,au creux des flots ou bien à flanc de coteau,sur la roche escarpée se pénètrent... [Lire la suite]
Posté par emmila à 12:57 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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samedi 8 avril 2017

RETENUE

Ce qui est bien à toi d’étrange, de paradoxal, particulier, marquant la résonance de ton verbe, tu ne l’as pas en poche, ni au cœur, mais dans le sang à la fluidité et au rythme si variables. La poésie peut-elle constituer l’horizon, et partant, le désir de t’en approcher, être un havre quand le sang de victimes répandu sur les jardins, coule partout, quelquefois près de nous dans l’hexagone ? Quelle unité formeront ces fragments de désarroi que par réflexe l’on continue à nommer poèmes ? Ils sont conscients de n’être que vide... [Lire la suite]
vendredi 21 juin 2013

LE TROISIEME SOUFFLE...Extrait

 Merci à Yasmina pour m'avoir dirigée sur ce texte   . Les fissures du pilier ruineux laissent s’échapper le murmure du soir. II s’évapore en tournoyant doucement dans l’herbe écumeuse. De nouveau et plus loin, nous devons nous efforcer d’entendre ce qui sourd de l'inconnu. Attentifs à tous les sons, ceux qui grondent comme ceux qui apaisent, et même aux gémissements qui s’appuient sur l’ombre souillée et coléreuse du malheur. C’est en effet la période du mépris, de l’arrogance et du soupçon. L’heure peureuse nous avait... [Lire la suite]
Posté par emmila à 17:13 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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