lundi 7 octobre 2019

AFIN QU'IL N'Y SOIT RIEN CHANGE

Tiens mes mains intendantes, gravis l'échelle noire, ô dévouée ; la volupté des graines fume, les villes sont fer et causerie lointaine.Notre désir retirait à la mer sa robe chaude avant de nager sur son cœur.Dans la luzerne de ta voix tournois d'oiseaux chassent soucis de sécheresse.Quand deviendront guides les sables balafrés issus des lents charrois de la terre, le calme approchera de notre espace clos.La quantité de fragments me déchire.Et debout se tient la torture.Le ciel n'est plus aussi jaune, le soleil aussi bleu.L'étoile... [Lire la suite]
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lundi 14 janvier 2019

SEULE LA VOIX DEMEURE...Extrait

Pourquoi m'arrêterais-je? J'allaite de mes seins les grappes vertes du blé. La voix, la voix, seule la voix, la voix du désir clair de l'eau à couler, la voix de l'écoulement de la lumière de l'étoilesur la paroi de féminité de la terre, la voix de la conception de l'embryon du senset l'extension de l'esprit commun de l'amourla voix, la voix, la voix, seule la voix demeure. Dans le pays des nains, les critères de la mesureont toujours tourné sur le parallèle de zéro degré.Pourquoi m'arrêterais-je? J'obéis à... [Lire la suite]
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jeudi 25 octobre 2018

TU PARLES DE CIVILISATION

  Tu parles de civilisation, tu dis qu’elle ne devrait pas être,ou qu’elle devrait être différente.Tu dis que tous les hommes souffrent, ou la majorité, avec les choses humaines disposées de cette manière.Tu dis que si elles étaient différentes, ils souffriraient moins.Tu dis que si elles étaient selon tes voeux, cela vaudrait mieux.J’écoute et je ne t’entends pas.Pourquoi donc voudrais-je t’entendre ?Si je t’entendais je n’en serais pas plus avancé.Si les choses étaient différentes, elles seraient différentes, voilà tout. Si... [Lire la suite]
samedi 29 septembre 2018

BRUNO RUIZ

Ce peu de temps qui resteA ce corps qui s’enliseJe le veux souverainSous la lune compliceJe le veux dans ta mainPlus léger qu’une abeilleComme un coussin d’étéLa flèche d’un hiverJe le veux sans compterLes ruines de nos routesEt savourer à deuxL’instant qui s’éternise. Voici le temps des bilans de l’usureAux feux croisés de nos forges intimesJe veux l’amour absolu jusqu’au boutFace à la verte et dernière beautéMaintenant     .     BRUNO RUIZ     .   Oeuvre Susan Hall  
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dimanche 16 septembre 2018

ANDRE VELTER...Extrait

A Ghaouti Faraoun    On a dit qu'il était nésous l'étoile du chevalun temps de nuit claireoù le ciel avait butout le lait des fantômes.Le poing serré sur un caillot de sangil avait glissé les yeux fermésentre les mains des femmes.Au bas de l'horoscopele chaman a noté qu'il avaitmangé l'écorce de son cri.On a dit qu'il était entré muet dans le mouvement du mondeprenant de vitesse son propre départ.D'emblée il n'avait eu de cesse toujours avalant son ombre toujours essoufflant sa ragetoujours chevauchant son... [Lire la suite]
vendredi 7 septembre 2018

LA PAROLE EN ARCHIPEL...Extrait

Malgré la fenêtre ouverte dans la chambre au long congé, l'arôme de la rose reste lié au souffle qui fut là. Nous sommes une fois encore sans expérience antérieure, nouveaux venus, épris. La rose! Le champs de ses allées éventerait même la hardiesse de la mort. Nulle grille qui s'oppose. Le désir resurgit mal de nos fronts évaporés. Celui qui marche sur la terre des pluies n'a rien à redouter de l'épine, dans les lieux finis ou hostiles. Mais s'il s'arrête et se recueille, malheur à lui! Blessé au vif, il vole en cendres, archer... [Lire la suite]
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mercredi 25 juillet 2018

ON M'APPELLE L’ANGE DÉCHU

Le cosmos m’a enfanté J’ai quitté l’éther pour un ventre de femme J’ai quitté l'éden pour capter le chant des hommes     Je suis   La spirale de plumes éventant vos baisers Les ailes abritant vos membres emmêlés Les rémiges blanches éclairant vos alcôves Je vois vos corps frémir à l’appel Sombrer dans cet or dont je ruisselle Vous ployez sous tant de chatoyances Et je taraude vos fibres dérobées Les griffe et les lisse les tords et les caresse   Je suis le Désir qui jamais n’est comblé ... [Lire la suite]
dimanche 22 juillet 2018

ANDRE HARDELLET...Extrait

Le mystère - c'est la voix étouffée des ramoneurs derrière les murs et le parcours de la Grange- Batelière sous l'Opéra.La peur - c'est un roulement de tombereau, la nuit, dans un bois où ne passe aucune route.La douceur - c'est un vol de chouette, sous le taillis, au crépuscule.Le contentement - c'est l'odeur d'une blonde qui, lente, efface ses bas noirs.L'angoisse - c'est la congestion, comme une émeute violette, sur le bitume où bouge un soleil ahurissant.L'été - c'est l'ombre de la jarre qu'emperle son frais et cette parole qui... [Lire la suite]
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mardi 29 mai 2018

DANS LE JARDIN DES SIMPLES...Extraits

Je cherche la beauté à travers mots et voiles peut-être viendra-t-elle à nous dans la lenteur qui préside à l’offrande douce   ...   Au matin le soleil préside à d'autres révérences les grands pins nous sculptent   dans leurs branches   ton regard me cherche dans les feuillages mes yeux fouillent alentour pour deviner   où se cache le tien   Dans le cercle solaire nos attentes mythiques s'abreuvent de lumière   une échelle de soie tisse sa toile de désir     ... [Lire la suite]
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samedi 5 mai 2018

DANS LE DOUTE ET LA FERVEUR...Extrait

...   Le monde, oui, dans sa beauté cruelle, je ne veux pas le dire Si je me tais, c'est colère et défi, incandescence   Pourtant je pourrais dessiner les dentelles du possible, ombres chinoises sur l'écran du réel, le rêve, suraigu, d'une île de soleils éblouis, sans férocité L'amour, s'il existe, je pourrais le dire L'énigme au coeur du vivre, comme un ver dans le fruit, je pourrais l'approcher   Cette parole surgie de nulle part, brûlante et sauvage Cette parole d'origine, je pourrais la tenter Un... [Lire la suite]