vendredi 13 octobre 2017

MOUETTE, MA MOUETTE !

- Si je te donnais un pinceau, ma mouette, Qu’en ferais-tu ? - Je peindrais, avec, un grand soleil radieux Et des arcs-en-ciel sur tous les cieux ! - Si je te donnais un crayon, ma mouette, Qu’en ferais-tu ? - J’écrirais, avec, des chansons pour les enfants, Je dessinerais, sur les mâts des bateaux, Les cimes des montagnes, là-haut, Et sur les pages des voiles, Les pas fleuris du printemps avançant, Avec ses myriades d’étoiles Gazouillant, à saute-moutons, au firmament ! - Et si je te donnais une gomme, ma mouette, ... [Lire la suite]

lundi 21 août 2017

MARCEL MIGOZZI

Restons visibles sous les draps même peurEt même désir entre disparaître etVieillir où les mots se déforment si viteNous sommes si même désir attachésÀ la même chair où les mots même peurNous portent au dénuement à l’invisibleDans les blancs entre les mots restons visiblesEntre fête et blessure visibles fuiteEt perpétuité mais qui sait ce qu’un êtreDésire de l’autre quand t’aimer est plusIncompréhensible que je vais mourir   .   MARCEL MIGOZZI   .
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samedi 29 juillet 2017

DESIR

Rien que ton cœur brû­lant,Rien d’autre. Mon para­dis : un champSans ros­si­gnolsNi lyres,Un ruis­seau dis­cret,Une sim­ple source. Pas de vent qui épe­ronneLes fron­dai­sons,Ni d’étoile qui veuilleSe faire feuille. Un jour immenseY seraitLe ver lui­santD’un autre jourDans un chant deRegards bri­sés. Lumi­neux reposOù tous nos bai­sers,Grains de beauté sono­resDe l’écho,Iraient là-bas éclore. Et ton cœur brû­lant,Rien d’autre.     .  FEDERICO GARCIA LORCA   .       ... [Lire la suite]
mercredi 26 juillet 2017

LA CLARTE DES HEURES INHIBEES

Tu es présente comme une dérobée aux vestiges du bleu. Je suis friable à la nuit qui m’ensorcelle. Tout ce qui disparaît est une clarté dans de l’eau sèche. Dans ce court-circuit de vide, la parole est une fusillade du langage. Chaque mot devient un projectile vivace. Nos adolescences nous ont chargés des fièvres qui augurent la brûlure. Sac à dos de tourments que nous n’avons pas eu le temps de défaire. Notre enfance commune siffle sur les parois de ma mémoire. Tantôt comme des étourneaux joueurs, tantôt comme des coups de rasoirs... [Lire la suite]
dimanche 9 juillet 2017

SERGE VENTURINI...Extrait

Pour notre âme, les hommes sont des cristaux :ils sont la nature transparente. Novalis   La poésie est transparence de l'invisible. Elle est dans la recherche charnelle de la transparence aux lèvres sensuelles, au galbe des formes de la femme ronde, même si le plus souvent elle n'apparaît qu'en formes décharnées d'anorexique. Si la beauté est fille de l'invisible, elle occupe toute la place en sa rose iridescence nacrée. Pour le voyant, la beauté est irradiante. Son impact est percussion et tumulte. Elle foudroie dans sa... [Lire la suite]
samedi 8 juillet 2017

ICARE OU LA CHUTE...Extrait

Les ailes pèsent sur ses veines.Debout le corps tendu de désiril se détache du stablese projette vers le vide.Muscles os souffles'allongent jusqu'à la douleur.Il s'arracherejette les entravesemporte l'aride de ses désertssa haute solitude aussi.Long cri d'oiseaucoléreux impatient.Long cri d'avidité de terreur.Bras étendushappé par l'invisibleil rythme battements et souffle.Le poids inerte des ailes- si pesant puisqu'il est étranger -le poids le freine un peu.Lente montéetrop lente pour l'exalté,ce n'est pas l'ivresse attenduemais des... [Lire la suite]

samedi 1 juillet 2017

GRACE AU TAMBOUR

Grace au tambour volant, vieux volant, que la nuit gobe et crache en milliers d’étoiles Grace au tambour aux mains d’arbre à pain Aux  mains de pieuvre au galop dans les cayes Grace au tambour qui roucoule comme une femme comblée Grace au tambour et ses fruits d’étincelles Grace au tambour que la nuit épingle sur la corde du conte Je te regarde femme Aux pas de merle luisant Aux pas de mer déchaînée Torturant ma mémoire d’homme stupéfait Cœur surpris du message   Ta flamme épousant le secret des tempêtes ... [Lire la suite]
lundi 5 juin 2017

JIDDU KRISHNAMURTI... Extrait

Nous sommes tellement conditionnés à croire que sans la maîtrise c'est le laisser aller, qu'il est alors impossible de voir que le laisser aller est directement lié à la quête de maîtrise. L'état de conflit interne de l'humanité ne cesse de s'auto-alimenter, en chacun de nous. Cela semble inextricable et cela l'est pour le penseur séparé de son objet. Penser à partir de conclusions n’est tout simplement pas penser. Contrôler le désir, c’est le rétrécir et être égocentrique. Le discipliner, c’est élever un mur de résistance qui... [Lire la suite]
vendredi 2 juin 2017

PIERRE NOIRE, SANGUINE ET PASTEL

Je t'ai tutoyée, tout de suite. Depuis notre brève rencontre, il y a trois semaines au musée des Beaux-Arts de Besançon, je ne te quitte plus.     On ne devine qu'un fragment de ton épaule, dépassant d'un carré d'étoffe. Tu sembles si pudique, si jeune encore. Cependant ton visage, bien que détourné, s'offre sans réserve. Donné à son intériorité. Et le peintre à son tour a voulu rendre ce miracle de transparence.     Je te rencontre quatre siècles plus tard.   M'aideras-tu à comprendre le passage... [Lire la suite]
jeudi 20 avril 2017

LEXIQUE

Je ne trouve pas le verbe Correspondant à dérision Juste l’adjectif, dérisoire, je triture Dérisoire des rasoirs désiroir Invente des désirs à tiroirs rasoirs Tranchants comme des lèvres qui se pincent Où se coupent les mots Est-ce que la dérision C’est le rire Quand il finit Ou l’inverse de Désirions   .     ALEXO XENIDIS   . Photographie Chris Maher
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