mardi 31 mai 2022

JEAN-MICHEL SANANES....Extrait

  Je voudrais être cet oiseau planantloin de la lourdeur des temps,ce goéland qui, venant d'une meraux vents hostiles,pénètre le paysage,le mesurant comme l'enfantqui sonde la question.Que doit-il voir en son maître :l'homme, le savoir, la bienveillance,sa propre taille ou son insignifiance ? . Je voudrais regarder la terrecomme le migrant et sa tribucherchant un rivage de bon accueil. . Scruter le monde avec un œil de pierrequi, du haut de sa mémoire,se souvient de la naissance de l'univers,du combat... [Lire la suite]

dimanche 8 août 2021

SOUS LA PORTE DU MONDE

Merci à Nade Nade   .   Je glisse un mot d'amour Sous la porte du monde Avec la fureur furtive du rêveur L'exigence invisible de la paix Il se peut que jamais personne n'ouvre cette porte Mais j'aurai donné un peu de mon temps Et nous aurons donné un peu de lumière de nos vies Pour restreindre l'obscurité La pierre enrichie de la violence Avec l'espoir peut être qu'un jour Qu'un nouveau monde reste à naître... . . . . . . PATRICK CHEMIN . . . . .
Posté par emmila à 09:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,
vendredi 15 mai 2020

UN RÊVE DE FEMME

  Il rôde un rêve de femmecomme une faim de louvela tendresse féroce à surgiret à fondre dans ce qui s’ouvrela paupière percée du monde.Il rôde un rêve de femme une odeur de bête blancheétourdie dans la neigela vie silencieuse et sauvage et les oiseaux de brume.Il rôde un rêve de femmel’instinct puissant, éruptifcomme un souffle vitalcomme une coulée de laveà durcir le vivant et à le faire tenirle chant écorché-vif.Il rôde un rêve de femme accroché dans les branchesà boire aux nervures creusesle sang et toutes les sèvesà faire... [Lire la suite]
mercredi 4 mars 2020

DESIR,CORPS, ECRITURE....Extrait

"Comment écrire le désir ? Comment approcher ce qui nous meut, chacun, intrinsèquement, au plus intime de nos vies, sans métaphores, approximation, balbutiement. Comment ne pas cesser d'être à-côté, en-deçà, et ne cesser d'imaginer autour de ce réel introuvable, invérifiable, la vérité de notre corps ? Car le désir c'est d'abord le langage du corps. Une histoire de corps. Son chiffre même, sa passion secrète, sa généalogie. Pas de corps sinon en mal de désir, c'est-à-dire empêché, entravé, mais aussi transporté, aimanté. Et c'est... [Lire la suite]
Posté par emmila à 13:43 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
mercredi 8 janvier 2020

CORINNE GRANDEMANGE...Extrait

Quand il faudrait suspendre le souffle devant le magique éphémère - quand il serait urgent de sursoir pour rassembler les cœurs figés - quand le feu et la glace marchent ensemble la tête à l’envers - quand les oiseaux chantent en janvier tant l’air est doux - quand les fleurs givrent sur place en une nuit de glace - quand nous savons les yeux ouverts brutalement happés ailleurs - quand juste le parfum de la main bouleverse la caresse de l’étreinte - quand le sensuel s’émerveille aux velours de pétales sur la peau - et quand les peaux... [Lire la suite]
Posté par emmila à 21:09 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , ,
lundi 7 octobre 2019

AFIN QU'IL N'Y SOIT RIEN CHANGE

Tiens mes mains intendantes, gravis l'échelle noire, ô dévouée ; la volupté des graines fume, les villes sont fer et causerie lointaine.Notre désir retirait à la mer sa robe chaude avant de nager sur son cœur.Dans la luzerne de ta voix tournois d'oiseaux chassent soucis de sécheresse.Quand deviendront guides les sables balafrés issus des lents charrois de la terre, le calme approchera de notre espace clos.La quantité de fragments me déchire.Et debout se tient la torture.Le ciel n'est plus aussi jaune, le soleil aussi bleu.L'étoile... [Lire la suite]
Posté par emmila à 12:37 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

lundi 14 janvier 2019

SEULE LA VOIX DEMEURE...Extrait

Pourquoi m'arrêterais-je? J'allaite de mes seins les grappes vertes du blé. La voix, la voix, seule la voix, la voix du désir clair de l'eau à couler, la voix de l'écoulement de la lumière de l'étoilesur la paroi de féminité de la terre, la voix de la conception de l'embryon du senset l'extension de l'esprit commun de l'amourla voix, la voix, la voix, seule la voix demeure. Dans le pays des nains, les critères de la mesureont toujours tourné sur le parallèle de zéro degré.Pourquoi m'arrêterais-je? J'obéis à... [Lire la suite]
jeudi 25 octobre 2018

TU PARLES DE CIVILISATION

  Tu parles de civilisation, tu dis qu’elle ne devrait pas être,ou qu’elle devrait être différente.Tu dis que tous les hommes souffrent, ou la majorité, avec les choses humaines disposées de cette manière.Tu dis que si elles étaient différentes, ils souffriraient moins.Tu dis que si elles étaient selon tes voeux, cela vaudrait mieux.J’écoute et je ne t’entends pas.Pourquoi donc voudrais-je t’entendre ?Si je t’entendais je n’en serais pas plus avancé.Si les choses étaient différentes, elles seraient différentes, voilà tout. Si... [Lire la suite]
samedi 29 septembre 2018

BRUNO RUIZ

Ce peu de temps qui resteA ce corps qui s’enliseJe le veux souverainSous la lune compliceJe le veux dans ta mainPlus léger qu’une abeilleComme un coussin d’étéLa flèche d’un hiverJe le veux sans compterLes ruines de nos routesEt savourer à deuxL’instant qui s’éternise. Voici le temps des bilans de l’usureAux feux croisés de nos forges intimesJe veux l’amour absolu jusqu’au boutFace à la verte et dernière beautéMaintenant     .     BRUNO RUIZ     .   Oeuvre Susan Hall  
Posté par emmila à 19:48 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , ,
dimanche 16 septembre 2018

ANDRE VELTER...Extrait

A Ghaouti Faraoun    On a dit qu'il était nésous l'étoile du chevalun temps de nuit claireoù le ciel avait butout le lait des fantômes.Le poing serré sur un caillot de sangil avait glissé les yeux fermésentre les mains des femmes.Au bas de l'horoscopele chaman a noté qu'il avaitmangé l'écorce de son cri.On a dit qu'il était entré muet dans le mouvement du mondeprenant de vitesse son propre départ.D'emblée il n'avait eu de cesse toujours avalant son ombre toujours essoufflant sa ragetoujours chevauchant son... [Lire la suite]