vendredi 14 décembre 2018

A L'ECOUTE DU MATIN

Une Pierre, Une Rivière, Un Arbre,Hôtes d'espèces qui nous ont depuis longtemps quittés,Signalent le mastodonte,Le dinosaure, qui ont laissé ces souvenirs desséchésDe leur passage iciSur le sol de notre planète,Tous les signes bruyants annonçant leur chute qui se hâtaitAujourd'hui perdus dans l'obscurité de la poussière et des âges.Mais aujourd'hui, la Pierre crie vers nous, clairement, avec force,Venez, vous pouvez vous tenir sur monDos et envisager votre destinée distante,Mais ne cherchez nul abri en mon ombre.Je ne vous donnerai... [Lire la suite]

mercredi 8 août 2018

LES VENTS ABSENTS

  L'écho râle des vents absentsS'en retourne des monts pétrésOù se perdent in-conscientsLe poème vagabond de l'âmeHasardeuse la destinée Au souffle pèlerin Qui m'eût porté vers toiJe te ressens comme tu m'écoutes Et de nous ce cantique oséD'une frange dévêtue d'éternité   .   CRISTIAN-GEORGES CAMPAGNAC   . Oeuvre Max Gasparini
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lundi 9 avril 2018

ESQUISSE D'UNE PHENOMOLOGIE DE LA SOLITUDE...Extrait

Comment ne pas sentir (...) que cette intimité qui me protège et me définit est un obstacle définitif à toute communication ? Tout à l'heure, perdu au milieu des autres, j'existais à peine. J'ai maintenant découvert la joie de me sentir vivre, mais je suis seul à la goûter. Mon âme est bien à moi, mais j'y suis enfermé (...) Les autres ne peuvent violer ma conscience, mais je ne puis leur en ouvrir l'accès, même lorsque je le souhaite le plus vivement. Mes gestes et mes paroles sont des signes sans contrepartie. Ils peuvent seulement... [Lire la suite]
mercredi 31 mai 2017

ECCE HOMO...Extraits

J'ai vu l'homme.Je n'ai pas vu l'homme comme la mouette, vague au ventre, qui file rapide sur la mer indéfinie.J'ai vu l'homme à la torche faible, ployé, et qui cherchait ...Je n'ai pas entendu le chant de l'homme, le chant de la contemplation des mondes, le chant de la sphère, le chant de l'immensité, le chant de l'éternelle attente.Mais j'ai entendu son chant comme une dérision, comme un spasme....  C'était donc bien lui, lui, toujours l'homme, l'homme gonflé de soi, mais pourtant embarrassé et qui veut se parfaire et qui... [Lire la suite]
mercredi 22 mars 2017

LE DANSEUR DE CORDE, PORTRAIT DU POETE EN FUNAMBULE ...Extrait

Il avance dans la langue avec la main, en faisant aller et grincer la plume sur le papier, puisque telle est l'écriture.Qu'y a-t-il dans la main qui trace des lignes, sinon, encore, des lignes : de vie, de coeur, de chance dit-on... Que fait le poète qui écrit, sinon déposer à même la blancheur l'empreinte de ces lignes-là, jusqu'à signer un texte de son identité? Elle est celle d'un destin (ligne de vie), et d'une parole destinée (ligne de coeur d'une voix « tendue vers un autre »).« Je ne fais pas de différence entre un poème et une... [Lire la suite]
mercredi 13 juillet 2016

JOEL GRENIER

Ce devait être écrit quelque part, sur une table des lois oubliée. En langue étrangère, en message codé.Sur une page blanche qui fuyait sa marge ou sur une plus noire qui ne demandait qu'à ouvrir un tout autre chapitre jusqu’à la conclusion.Ce n'est pas un roman, plutôt une nouvelle. Un livre cent fois lu qui toujours recommence et la plume posée sur le bord des bougeoirs ne trace après tout qu'une ligne au destin.Aux rayons de la lune, le ciel s'allume de verbes jamais conjugués au plus-que-futur parfait.Et si je ne sais pas lire, je... [Lire la suite]

dimanche 21 février 2016

TIENS BON...

La nuit s'en est venue avec des pas d'enfants Et le mystère de ses yeux noirs m'a saisi tout entier Qu'est-ce ce bruit lointain qui monte de ma race aux larges trajectoires de lames ensanglantées? Qu'est-ce cette odeur de poudre et de rhum mêlé sur les vagues incertaines d'un océan houleux? Une île à demie nue aux plages d'or fin signe sa découverte à tous les flibustiers La nuit est impalpable et sa chevelure d'encre se défait et devient le destin Trente-sept ans vont sonner à l'horloge patience Trente-sept coups de canon... [Lire la suite]
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jeudi 29 octobre 2015

NEE DE LA PLUIE ET DE LA TERRE

Viens marcher avec le printemps Sens le vent sur tes joues Sois libre de tes mouvements Prends le temps de vivre Car demain ne t'appartient pas. N'oublie pas ta promesse D'aller retrouver la paix Dans une forêt Dans une maison en bois Retrouve le battement de ton cœur. Nous partirons les yeux fermés Le cœur enveloppé Du parfum de la terre L'automne Uashtessiu Qui nous dira Viens viens mon ami mon frère Oui je t'attends Depuis cet instant Où ton souffle a touché mon âme Oui je t'attends mon frère Alors nous partirons tous deux. J'ai... [Lire la suite]
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lundi 19 janvier 2015

CETTE BLESSURE

Cette blessure Où meurt la mer comme un chagrin de chair Où va la vie germer dans le désert Qui fait de sang la blancheur des berceaux Qui se referme au marbre du tombeau Cette blessure d'où je viens Cette blessure Où va ma lèvre à l'aube de l'amour Où bat ta fièvre un peu comme un tambour D'où part ta vigne en y pressant des doigts D'où vient le cri le même chaque fois Cette blessure d'où tu viens Cette blessure Qui se referme à l'orée de l'ennui Comme une cicatrice de la nuit Et qui n'en finit pas de se rouvrir Sous des larmes... [Lire la suite]
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vendredi 10 octobre 2014

MOSAIQUE CELESTE

Dans cet espaceproche de l’impalpableDans cet instanttendusans mémoireméditant aux brisures acides de la destinéeDans le gouffre de Lumièrecriblé de marbre et de cristalj’ai vu fondrel’écume aveugle des étoilesVoûte célesteoù glisse lentement l’errance du regardMiroir d’ombre viergeMosaïque virtuelle sans cesse recomposéecomme une spirale, làvéritable chantpuisé au crible du soi .   ALLAIN GAUSSIN   .  
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