dimanche 12 juillet 2020

LETTRE À FRANKÉTIENNE

  Je t’écrisde ce pays violé blesséen déconstombrancecomme si tu es d’ailleursoiseau migrateuramarré au revers des exils assassins Je t’écrissur les ruines et les décombresd’une patrie pilléeravagée déchalboréepour saluer l’éternité de ta mémoirechevauchant l’immortalitéà l’orée des légendes comment tutoyerl’immensité de ton existence plurielleégrégore littérairesans réveiller ta colère d’hommeicitec’est la danse épileptique du chaosla désolationla perdition des souriresen lambeaux de désastrela grimace des ruesen dérive dans... [Lire la suite]

lundi 8 juin 2020

LA DANSE DES HERBES

Je pense aux anciens platanes, aux écoliers tranquilles, aux vélos dévalant les jeudis, aux fruits au goût de fruits, aux terres sans blessures. ils ont bitumé jusqu'aux tomates de Grand-Père, enfoui la faim dans l'acier de containers, rangé l'antenne humaine pour celle des portables. Derrière leurs écrans, parqués, enterrés sous la monnaie, ils dévorent sans partage ni gratitude ce qui est offert. Le séisme des graines n'a plus lieu, ni la danse des herbes aux talus des ruisseaux. Les chemins cantonniers, le suc des mûres... [Lire la suite]
Posté par emmila à 12:28 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,
mardi 24 mars 2020

VOYAGER BARBELÉS AUX LEVRES

Comme un ouragan emportant tous les seuils faim et armes gouvernent l’instantBarbarie et bombes développent déserts de décombres S’accaparer de l’essentiel au rythme de la dernière hâteLe pan de terre se dérobe sous souliers sans boussoleFuir vérités qui somment intégrales soumissionsÉchapper aux permissions du doutequand la vie défend l’émasculation de toute survivance Devenir désormais monstre sans identitéqui sait comment se divertit l’absurde Voyager barbelés aux lèvrespour tenter traverser frontières d’autres langages Quel... [Lire la suite]
Posté par emmila à 17:41 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,
dimanche 12 janvier 2020

NOUS Y VOILA, NOUS Y SOMMES...

Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l’incurie de l’humanité, nous y sommes. Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l’homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu’elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d’insouciance. Nous avons chanté, dansé. Quand je dis « nous », entendons un quart de l’humanité tandis que le reste était à la peine. Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos... [Lire la suite]
Posté par emmila à 19:52 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,
dimanche 5 janvier 2020

INCENDIES....NOTRE MONDE SE MEURT

" Maintenant, on pourrait presque enseigneraux enfants dans les écoles comment la planète va mourir, non pas comme une probabilité mais comme l’histoire du futur.On leur dirait qu’on a découvert des feux,des brasiers, des fusions que l’homme avait allumé et qu’il était incapable d’arrêter.Que c’était comme ça, qu’il y avait des sortesd’incendies qu’on ne pouvait plus arrêter du tout.Le capitalisme a fait son choix: plutôt ça que de perdre son règne."          MARGUERITE DURAS Entretien , Le... [Lire la suite]
samedi 14 septembre 2019

L'ENRACINEMENT...Extrait

« Le passé détruit ne revient plus jamais. La destruction du passé est peut-être le plus grand crime. Aujourd'hui la conservation du peu qui en reste devrait être une idée fixe. La perte du passé, collective ou individuelle, est la plus grande tragédie humaine et nous avons jeté le nôtre comme un enfant déchire une rose. »     .     SIMONE WEIL     . Oeuvre Salvador Dali
Posté par emmila à 18:20 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

vendredi 6 septembre 2019

REVERENCE A LA VIE

"Parce que la destruction de la nature rapporte de l'argent. L'Etat est un monstre cruel qui ne voit chaque fois que son intérêt. Et lorsque certains hommes politiques affirment que la morale s'arrête au seuil de la raison d'Etat, ils nous font comprendre qu'ils nous prennent pour des imbéciles. L'Etat ne connaît tout simplement pas la morale."   .   THEODORE MONOD (1902-2000) Conversations avec Jean-Philippe de Tonnac. Bernard Grasset, Paris, 1999. .   "Ce qu'on peut critiquer, c'est cette... [Lire la suite]
lundi 15 avril 2019

NOTRE DAME

  " Tous les yeux s’étaient levés vers le haut de l’église. Ce qu’ils voyaient était extraordinaire. Sur le sommet de la galerie la plus élevée, plus haut que la rosace centrale, il y avait une grande flamme qui montait entre les deux clochers avec des tourbillons d’étincelles, une grande flamme désordonnée et furieuse dont le vent emportait par moment un lambeau dans la fumée. Au-dessous de cette flamme, au-dessous de la sombre balustrade à trèfles de braise, deux gouttières en gueules de montres vomissaient sans relâche cette... [Lire la suite]
Posté par emmila à 23:16 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,
mercredi 13 février 2019

GAZA

Mère:PalestinePère : le mondeAgée comme la TerreProfession : survivre Là-baschaque jour un hommeEt une femme qui voit en lui,comme toutes les femmes de la Terr,un être cher et beau,un homme ensanglantéqui gît sur une civièreau lieu de grandir et de vivrecomme tous les enfants de la Terre.   Gaza crie :« Mon ventre, porteur de vie,déchiquetécomme le corps de mes parents,le corps de mes frèreset de mes enfants. A la place des cadeaux sous le sapin,leurs corpsempaquetés dans le papier cadeau de la mort.... [Lire la suite]
jeudi 18 octobre 2018

NOUS Y VOILA, NOUS Y SOMMES...LA TROISIEME REVOLUTION

Merci à  Ananda   " Nous y voilà, nous y sommes.Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l'incurie de l'humanité, nous y sommes.Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l'homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu'elle lui fait mal.Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d'insouciance, nous avons chanté, dansé. Quand je dis « nous », entendons un quart de l'humanité tandis que le reste était à la peine. Nous avons construit la vie... [Lire la suite]