jeudi 15 juin 2017

LAMBEAUX

Lorsque nos mots se gercent Que nos rêves se plombent Que nos yeux s'emmurent La Poésie A l'envers des talus Ramifie le sens Élargit le secret Entraîne dans un souffle les poussières du jour les maillons nocturnes merveilles et détresses Vers un autre littoral.   .   ANDREE CHEDID Poèmes pour un texte (1970-1991)     .            
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jeudi 8 juin 2017

J'OUBLIE

J'oublie Gaza la Tchétchénie Guantanamo. J'oublie les écoles incendiées et les enfants brûlés vifs les parents aux yeux éteints - d'où toute lumière a soudain disparu. J'oublie les enfants bourrés de résidus chimiques ceux qui à chaque instant frappent à la frontière d'une vie inconnue. Mais personne ne leur ouvre. J'oublie le fanatisme des matches de football l'éternelle bousculade les braillements des spectateurs qui veulent leur mamelle. J'oublie ceux qui luttent pour davantage de vacances davantage de temps sans les... [Lire la suite]
vendredi 19 mai 2017

ESPERANCES...

Parce que j’ai mal à l’âme du père clandestin qui peine dans un ghetto de Paris, avec des larmes qui irriguent à flots silencieux les fontaines où se régénèrent les pulsions mondaines. Parce que j’ai des douleurs au dos de la femme de ménage qui abroge sa silhouette vibrante et attendrie dans les arrière-salles des boulevards culinaires et bombesques, quand le maquignon sirote le bon vin, la main décidée sur les cuisses d’une vierge que lui a rétrocédé l'impuissance des ventres creux. Parce que je souffre d'une entorse au pied de... [Lire la suite]
vendredi 20 janvier 2017

AU SORTIR DU LABYRINTHE

Quand  détresse et désarroi et déchirure  te  larguent en la brume et la peur  lorsque tu es seule enveloppée de chagrins  dans un monde décollé de la rétine  alors ta souffrance à la mienne s'amarre, et pareils  me  traversent les déserts de blancheur aiguë  Toi qui es mon amour dans l'empan de ma vie  ces temps nôtres sont durs parmi les nôtres je tiens bon le temps  je tiens bon l'espérance  et dans cet espace qui nous disassemble  je brillerai plus noir que ta nuit... [Lire la suite]
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vendredi 23 décembre 2016

AHMED BEN DHIAB...Extrait ( inédit )

Laissez-moi dans l’exil voyager parmi les étoiles d’eau les gémissements de l’air laissez-moi là-bas dans le poème au cœur de l'infini à Alep l’espérance désespérée la détresse couchée sur les murs nous reviendrons ô terre et la vie enfantera ce qu'elle recèle encore de merveille dans chaque souffle qui anime l’humain lave les rêves de la rose        AHMED BEN DHIAB Inédit 2016       Oeuvre Ahmed Ben Dhiab        
mercredi 7 septembre 2016

JE NE COMPTE PLUS QUE SUR LA BEAUTÉ DE TON CHANT ( Hommage )

Ce non-monde, ressassant d'être sans horizon, abhorre la tendresse : le sens n'y tremble plus dans le tempo dément ; ordre ordurier, temps de détresse, il se livre au vitriol, à la tenaille, au garrot, écorchant, matraquant, vomissant du venin en mots braillards, mots mirages amputés, encanaillés, assujettis, empuantis. La vie s'alarme : peut-elle se changer en s'ouvrant à la joie ? Me défiant de la tristesse, j'ai mendié tes doigts de lin, le nid suspendu sous ta robe, le duvet de ton regard à l'heure où les ombres s'allongent.... [Lire la suite]
mercredi 18 novembre 2015

SYMPHONIE DES DROITS DE L'HOMME

Oh ! Mon bel enfant, libre et prisonnier, Prisonnier des contraintes que s'imposent les hommes Et libre de les transcender. N'aie jamais peur du vide, Car c'est le vide qui t'a enfanté. Accroche-toi aux parois lisses et dures de la vie, Accroche tes ongles aux moindres interstices, A la moindre anfractuosité du roc. Ouvre large tes oreilles à l'appel du vent, A la musique du silence, Ouvre tes narines aux odeurs fortes et subtiles des parfums de la terre, De la sueur, de la peau, de tout ce qui vit, Qui exhale, qui respire. Pour que... [Lire la suite]
mercredi 10 septembre 2008

LE LIVRE DE L'INTRANQUILLITE...Extrait

Personne encore n'a défini, dans un langage pouvant être compris de ceux-là mêmes qui n'en ont jamais fait l'expérience, ce qu'est l'ennui. Ce que certains appellent l'ennui n'est que de la lassitude; ou bien ce n'est qu'une sorte de malaise; ou bien encore, il s'agit de fatigue. Mais l'ennui, s'il participe en effet de la fatigue, du malaise et de la lassitude, participe de tout cela comme l'eau participe de l'hydrogène et de l'oxygène dont elle se compose. Elle les inclut, sans toutefois leur être semblable.Si la plupart donnent... [Lire la suite]
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lundi 1 septembre 2008

LAMBEAUX

..."Lorsqu’elles se lèvent en toi, que tu leur parles, tu vois s’avancer à leur suite la cohorte des bâillonnés, des mutiques, des exilés des mots.Ceux et celles qui ne se sont jamais remis de leur enfance.Ceux et celles qui s’acharnent à se punir de n’avoir jamais été aimés.Ceux et celles qui crèvent de se mépriser et se haïr.Ceux et celles qui n’ont jamais pu parler parce qu’ils n’ont jamais été écoutés.Ceux et celles qui ont été gravement humiliés et portent au flanc une plaie ouverte.Ceux et celles qui étouffent de ces mots... [Lire la suite]
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