jeudi 17 janvier 2019

FICTION D'UN DEUIL...Extrait

"Meknès... Mon père portait le nom du plus puissant de tes sultans... Celui qui t’a bâtie palais et mausolées, mosquées et minarets sur les ruines des kasbah, t’a ceinte, dieu jaloux de ses propres miracles ou amant suspicieux jugulant les oracles que tes charmes surfaits et de ses mains fardés lui promettaient ardentes honteuses trahisons, d’une muraille plâtrée courroie de chasteté dont il ne reste plus aujourd’hui que les portes, closes, cent, dérisoires cadenas, plantés là dans la terre massives solitudes où Dieu même a... [Lire la suite]
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jeudi 13 décembre 2018

LES BLESSURES...

Que ferons-nous de ces blessures qui ne guérissent pas ? Apprendre à les aimer. Jour après jour, en prendre soin. Pleurer quand il le faut, Au pied d’un arbre Ou au bord d’un ruisseau : Dans les bras d’un amant. Et découvrir le chant discret Plein d’amour et de grâce, Qui s’élève avec douceur De tout ce qui est deuil en nous.         AEDAN       Oeuvre Montserrat Gudiol  
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jeudi 25 octobre 2018

EX-IL

Pour n’avoir pas su garderau cœur le plus secret de soile lieu de son avènement au mondeoù se terrer et se reprendrede toute absence et de tout deuilvoici l’homme voué au manqueirréparable d’un ancragerepérable dès l’horizontel vagabond de sa propre existencemâchonnant quelques déchets de mémoire     .     JEAN-CLAUDE XUEREB     . Bernard Liegeois
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samedi 14 juillet 2018

ANA NON...Extraits

Ma solitude, c'est quatre lits où s'épanouissaient quatre corps d'hommes, jadis. Vides, les lits. Morts, les hommes. Ma solitude, c'est une barque blessée dans son corps , qui se dessèche au bord de la mer, barque désertée que n'accueille plus le salut des mouettes tous les petits matins de la joie du retour. Ma solitude, c'est ce nom heureux que je ne pourrai pas donner à mes petits-enfants, morts avant d'être nés. Ma solitude, c'est ce nom de grand-mère que je n'entendrai jamais, sauf dans le trou noir de mes rêves. ... La main... [Lire la suite]
jeudi 7 juin 2018

LA FEMME SOLITUDE...Extrait

La peau grêlée des pierres tremble de l'intérieur --cette peau qui n'est plus frissonmais lave éteinte parmi les villes mortes.Le tonnerre gronde et mord la chair verte de la merà déchiqueter le deuil du ciel,à broyer les braises des étoiles.Toute une couvée d'oragehabite les yeux des chats errants, aimante la peur au ventretoujours bleu. Petite fleur du soir que le matin chiffonne,petite soeur des mots aimantsque les grands froids fustigent,Il existe un sol plus noir, plus fertile,une forêt d'arbres frères où les... [Lire la suite]
mercredi 6 décembre 2017

Il A NEIGE TANT DE SILENCE...Extrait

Sans autre signe, sans nul autre prologue que la nuit, sertir l’espoir du monde dans l’amande du poème. Mais en cet enclos si précaire, qui saurait lire en filigrane l’éternel ? Quelle lumière filtre et graine sans l’inflexion d’une voix si ténue ? Langes ou linceul, naissance ou deuil, comment traduire ce que les mots recèlent ? Il a neigé tant de silence sur la page, que ce qui fut jadis écrit porte le sceau des sans-visage.     .   GILLES BAUDRY   .          

mardi 5 septembre 2017

MARIO BENEDETTI

Chaque fois qu'ils nous donnent des cours d'amnésie comme s'ils n'avaient jamais existé les yeux combustibles de l'âme ou les lèvres de la peine orpheline chaque fois qu'ils nous donnent des cours d'amnésie et nous pressent d'effacer l'ivresse de la souffrance je suis convaincu que ma région n'est pas le divertissement d'autres   dans ma région il y a des calvaires d'absence des souches futures/des banlieues de deuil mais aussi des candeurs de hanche des pianos qui tirent des larmes des cadavres qui regardent... [Lire la suite]
samedi 29 juillet 2017

LES OBSCURCIS...Extrait

 .. Elle s'invente un jardin    Y met un arbre avec son ombre d'origine    ses oiseaux polyglottes    ses feuilles en papier d' Arménie   des fruits mâles des fruits femelles   qui se battent comme des chiffonniers   se réconcilient sur l'oreiller  et cette fleur riche d'une aile qui fait son miel dans la couche du  bourdon      Elle sort de ses poches des objets qu'elle aligne par ordre de... [Lire la suite]
vendredi 28 juillet 2017

EPITRE LANGUE LOUVE - FRAGMENT I - UN BESOIN DE LUMIERE

…où l’homme ne loue plus les immortels qu’en soupirant sans cesse Hölderlin . De lumière un besoin de lumière dans une obscurité un sentiment d’obscurité un besoin de lumière lucide au vif argent des oliviers d’une lumière équitable dans une obscurité où passe le noir de femmes endeuillées un besoin d’ouvert de la lumière Qu’arrive-t-il lorsque la vie se déserte ? questionne-t-elle. Quand la vie se déduit d’elle-même ? Et qu’elle éclabousse ou de sang ou de larmes. Lorsque les mots vont comme chat à la litière.... [Lire la suite]
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vendredi 16 juin 2017

HYMNE A LA NUIT...Extrait

"Un jour que je laissais couler des larmes amères, que mon espérance, décomposée, s’anéantissait en douleur et que je me tenais solitaire près du tertre aride qui dérobait en son étroite et sombre dimension la Figure de ma vie - solitaire comme nul solitaire encore ne le fut, étreint par une angoisse indicible - sans force, n’étant plus qu’une pensée de détresse. - Comme je cherchais une aide des yeux, que je ne pouvais ni avancer ni reculer, et que je m’agrippais avec un regret infini à la vie fuyante qui s’éteignait : - alors... [Lire la suite]
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