dimanche 4 août 2013

COMME SI DORMIR...Extrait

C’est-à-dire que ton rire rit en moi Que ton sourire sourit en moi Que ta voix est ma voix Cette manière d’apothéoseCe mal je m’y pique d’un seul mot cette démarcheÊtre ce sablier cette fissure je m’y glisseC’est-à-dire que tu es ce par quoi du selSur la plaie du désordre de la vitesseSur les éléments épars de ma nature particulièreDe l’affolement    C’est-à-dire que ton rire rit en moiQue tes pleurs pleurent en moiQu’il a plu d’un ciel sans nuageDes lambeaux insoupçonnésQue ton pas ô rythme de mes pas sur cette... [Lire la suite]
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dimanche 17 février 2013

DECES DE LEOPOLD CONGO MBEMBA...HOMMAGE

Le poète est retourné pour de longues années dans le néant du père. Ne l'appelez pas, vous tous qui l'aimez. S'il vous semble que l'aile de l'hirondelle n'a plus de miroir sur terre, oubliez ce bonheur. Celui qui panifiait la souffrance n'est pas visible dans sa léthargie rougeoyante. Ah! beauté et vérité fassent que vous soyez présents nombreux aux salves de la délivrance!     RENE CHAR   .   .  Je me trie des décombres de la vie,   orpailleur du lac du deuil,   je... [Lire la suite]
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samedi 3 novembre 2012

EN PELERIN ET EN ETRANGER

Accepter que tel ou tel être, que nous aimions, soit mort. Accepter que tel ou tel être ne soit qu'un mort parmi des millions de morts. Accepter que tel et tel, vivants, aient eu leurs faiblesses, leurs bassesses, leurs erreurs, que nous essayons vainement de recouvrir de pieux mensonges, un peu par respect et par pitié pour eux, beaucoup par pitié de nous-mêmes, et pour la vaine gloire d'avoir aimé seulement la perfection, l'intelligence ou la beauté. Accepter leur indépendance de morts, ne pas les enchaîner, pauvres ombres, à notre... [Lire la suite]
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jeudi 18 octobre 2012

MAX POL FOUCHET

Pour détruire un jour d'été Le seul envol d'un oiseau Vent froid au revers des plaines Les hameaux de sang caillés   Notre coeur est nostalgie Une terre à nos pas inconnue Regret de ne plus habiter Et nous n'y avons pas vécu   D'autres chemins jamais foulés Celui-ci nous semble un otage Le regret le désir mêlés Espoir et deuil ont le même âge   La montée d'un aile au soir Souligne le jour qui tombe Quelle braise encore empêche Le feu d'accepter la cendre ?  . MAX POL FOUCHET . Photographie... [Lire la suite]
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mardi 4 septembre 2012

TRAVAIL DE DEUIL

Ne veux pas le faire, ce boulot. Veux laisser les plaies ouvertes, veux être traversée par d’éternelles douleurs intimes. Veux les nourrir, leur donner la becquée pour que jamais jamais ne meurent les visages aimés. Un jamais de pacotille, on le sait, à la mesure du dérisoire, un jamais naïf de fillette, une promesse d’ivrogne, une volonté d’irréalité, une crispation d’utopie, une insoumission. Non. Pas de travail de deuil. Pas d’accommodement. Pas de douceur. Pas de résignation. Pas de sagesse. Mais le mal nourricier, la blessure... [Lire la suite]
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jeudi 15 décembre 2011

ETE...Extrait

à chaque seconde de notre vie  ce pendule imperceptible qui nous heurte  je pourrais en permanence  tout relire tout reconstruire  à partir de ça (n’importe quel mot n’importe quelle  image n’importe quel rien de n’importe quelle chose)  pourquoi ?  je n’imagine pas de réponse que je ne connaisse  déjà plus ou moins et qui ne confirme la part radi-  calement inconsolable du deuil  .   BERNARD CHAMBAZ   .  
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mardi 1 mars 2011

LA REMONTEE DES CENDRES...Extrait

La poésie se contentera d'être là, pour être dite comme une prière, dans le silence, dans le recueillement du deuil. Incommensurable est notre besoin de dire, même si nos paroles, emportées par le vent, iront buter contre les montagnes jusqu'à la perte du sens, jusqu'à faire des trous dans la roche et faire bouger les pierres lourdes de l'insomnie. . TAHAR BEN JELLOUN . Oeuvre Frida Khalo
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mercredi 28 avril 2010

IMPROMPTUS...Extrait

« Nous ne savons renoncer à rien », disait Freud. C'est pourquoi le deuil est souffrance et travail. Il y a souffrance, non à chaque fois qu'il y a manque, mais à chaque fois que le manque n'est pas accepté. Le monde nous dit non - et nous disons non à ce refus. Cette négation de la négation, loin d'aboutir à je ne sais quelle positivité, nous enferme dans la douleur ou la frustration. Nous sommes malheureux parce que nous souffrons, et nous souffrons encore plus d'être malheureux. De là ces larmes, ce sentiment de révolte ou... [Lire la suite]
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vendredi 11 septembre 2009

QUESTIONS

Après tant de temps. Le temps Ne mesure rien. Après tant D’attente. L’attente ne mesure rien. Rien. Après tant de morts, de crucifixions, De deuils, pourquoi te cherché-je, tu m’assassines, Mon envoi douloureux, aiguillon de ma soif Qui cède déjà devant la recherche insatiable D’une épine si cruelle, vaine question stérile Sans mesure, à part mon non-être déjà, ici ni maintenant. Pourquoi continuer alors ? Pourquoi ? Pourquoi Te chercher comme l’asile où soigner La peur de devenir ainsi, plongé dans la... [Lire la suite]
samedi 1 août 2009

CEDRE 1

Quand le pisé fond          les fusils en deuil                   où prendrait-on les images                        du temps ?Mon enfance est une tente              des sources et des cèdresMes souvenirs des singesMa jeunesse un sentier              serpentant à travers les... [Lire la suite]
Posté par emmila à 19:58 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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