mardi 4 octobre 2011

POEMES CHOISIS..Extrait

Quoi, tout cela, ce mirage de fleurs,  Chatoiement de couleurs d’une prairie d’été,  Ce ciel tendu d’un bleu tendre et ce chant d’abeilles  Ne serait que d’un Dieu  Le rêve haletant,  Cri vers la délivrance de forces inconscientes ?  De même au loin la belle ligne des montagnes  Hardiment tracée dans l’azur,   Ce ne serait qu’un spasme,  Sauvage sursaut d’une nature en gésine ?  Rien que tourment, souffrance, élan désespéré,  Inlassable, à jamais ignorant du... [Lire la suite]

mercredi 11 mai 2011

JEAN AMROUCHE

“J’ai longtemps cherché la perte de mon âme Livré aux démons sourds qui perdent toute vie, O mon Dieu, Que je ne sais plus bien les chemins au cours calme Qui mènent aux Saints Lieux. Oubli, plongée du corps au plus triste du gouffre Dans la joie sans nom, où tous les souffles brûlent ! O dans des bras durs qu’enlacent les bras souples, Possédés un instant du délire sacré. Cris et heurts de ma chair contre une chair qui souffre Dans l’univers crispé de nos corps enivrés ! J’ai trop souvent pleuré sur le corps d’une femme Je me suis... [Lire la suite]
samedi 29 janvier 2011

POURQUOI ?

La palombe                     en plein vol blessée                     qui tombe                     de tout son faible poids                     dans les blés                     Pourquoi ?  ... [Lire la suite]
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lundi 25 octobre 2010

PETITES QUESTIONS SUR DIEU

Un jour moi j’ai demandé : Grand-père, où se trouve Dieu ?Grand-père triste est devenu et ne m’a rien répondu.Il est mort dans les champs, un jour, sans prières ni confessions. Et les indiens l’ont enterré, flûte de roseau et tambour.Un peu plus tard j’ai demandé : Père, que sais-tu de Dieu ? Mon père grave est devenu et ne m’a rien répondu Mon père est mort dans la mine sans docteur ni protection. Couleur du sang des mineurs que celle de l’or du patron. Mon frère qui vit dans la forêt ne connaît pas la moindre fleur. Malaria,... [Lire la suite]
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mardi 13 juillet 2010

ESPACE ...Extrait

“Les dieux n’ont pas eu d’autre substance que celle que j’ai moi-même”. J’ai, comme eux, la substance de tout ce qui a été vécu et de tout ce qui reste à vivre. Je ne suis pas seulement un présent, mais une fugue torrentielle, de bout en bout. Et ce que je vois, de part et d’autre, dans cette fugue (avec des roses, des ailes brisées, de l’ombre et de la lumière) n’appartient qu’à moi, souvenir et désirs bien à moi, pressentiment, oubli. Qui sait mieux que moi, qui, quel homme ou quel dieu peut, a pu, ou pourra me dire à moi... [Lire la suite]
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samedi 17 avril 2010

PRIERE A L'INCONNU

Voilà que je me surprends à t'adresser la parole, Mon Dieu, moi qui ne sais encore si tu existes Et ne comprends pas la langue de tes églises chuchotantes. Je regarde les autels, la voûte de ta maison, Comme qui dit simplement: voilà du bois, de la pierre, Voilà des colonnes romanes. Il manque le nez à ce saint. Et au-dedans comme au-dehors, il y a la détresse humaine. Je baisse les yeux sans pouvoir m'agenouiller pendant la messe, Comme si je laissais passer l'orage au-dessus de ma tête. Et je ne puis ... [Lire la suite]
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dimanche 28 juin 2009

LES HERAUTS NOIRS...Extrait

Dios mío, estoy llorando el ser que vivo;me pesa haber tomádote tu pan ;pero este pobre barro pensativono es costra fermentada en tu costado :tú no tienes Marías que se van !! « Mon Dieu, je pleure sur l’être que je vis ;je regrette d’avoir pris ton pain ;mais la pauvre boue pensive que je suisn’est pas croûte fermentée dans ton flanc :toi tu n’as pas de Maries qui s’en vont ! » . CESAR VALLEJO .
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dimanche 28 juin 2009

LES HERAUTS NOIRS....Extrait

Dios mío, si tú hubieras sido hombre,hoy supieras ser Dios ;pero tú, que estuviste siempre bien,no sientes nada de tu creación.Y el hombre sí te sufre : el Dios es él ! « Mon Dieu, si tu avais été un homme,aujourd’hui tu saurais être Dieu ;mais toi, qui as toujours été bien,tu ne sens rien de ta création.En fait l’homme te souffre : le Dieu c’est lui ! » . CESAR  VALLEJO .
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jeudi 9 octobre 2008

AINSI

Grand-ma, Dieu existe-t-il ?L'enfant jouait dans un carré d'herbe. Elle laissa le linge mouillé dans le panier, à côté des épingles, ramassa le boomerang, et le lança. La force de son poignet était étonnante. Le ciel était si net contre la terre que la ligne d'horizon ressemblait à la pliure d'une carte postale.On entendit un sifflement, puis une vibration, l'aile revenait, puissante et précise, au point même de son départ. Grand-ma la remit  dans l'herbe et posa sa main, la même qui avait lancé le boomerang, sur la tête de... [Lire la suite]
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samedi 18 août 2007

CHRISTIAN BOBIN

      Aimer quelqu'un, c'est le lire. C'est savoir lire toutes les phrases qui sont dans le coeur de l'autre, et en lisant le délivrer.C'est déplier son coeur comme un parchemin et le lire à haute voix, comme si chacun était à lui-même un livre écrit dans une langue étrangère.Il y a plus de texte écrit sur un visage que dans un volume de la Pléiade, et quand je regarde un visage, j'essaie de tout lire, même les notes en bas de page.Je pénètre dans les visages comme on s'enfonce dans le brouillard, jusqu'à ce que le... [Lire la suite]
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