vendredi 19 mai 2017

COLETTE LEINMAN...Extrait

Savoir si quelqu’un d’autre parfois se débat comme le prolongement des digues contre l’assaut suicidaire des vagues savoir qu’il se laisse couler dans l’aleph des mots étendus en débâcle en tous sens longs à venir   .   COLETTE LEINMAN   .    
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dimanche 7 mai 2017

LE SOLEIL SE MEURT...Extrait

Qui parle de refaire le monde ? On voudrait simplement le supporter avec une brindille de dignité au coin des lèvres. L'époque est banale moins étonnante que le tarif d'une prostituée Les satrapes s'amusent beaucoup au jeu de la vérité Les déshérités se convertissent en masse à la religion du Loto Les amants se séparent pour un kilo de bananes Le café n'est ni plus ni moins amer L'eau reste sur l'estomac La sécheresse frappe les plus affamés Les séismes se plaisent à compliquer la tâche des sauveteurs La musique se refroidit Le sexe... [Lire la suite]
vendredi 22 juillet 2016

DELEUZE...

“Nous vivons dans un monde plutôt désagréable, où non seulement les gens, mais les pouvoirs établis ont intérêt à nous communiquer des affects tristes. La tristesse, les affects tristes sont tous ceux qui diminuent notre puissance d’agir. Les pouvoirs établis ont besoin de nos tristesses pour faire de nous des esclaves. Le tyran, le prêtre, les preneurs d’âmes, ont besoin de nous persuader que la vie est dure et lourde. Les pouvoirs ont moins besoin de nous réprimer que de nous angoisser, ou, comme dit Virilio, d’administrer et... [Lire la suite]
mardi 7 juin 2016

MAMAN, J'AI OUBLIE LE TITRE DE NOTRE HISTOIRE...Extrait

Aux 343 « salopes » et à leur beau combat     « Que celui d’entre vous qui est sans péché lui jette la première pierre. » Evangile selon saint Jean .   La pilule n’existait pas encore et elle était donc amère pour ces femmes qui avaient eu le malheur d’aimer simplement un homme « interdit » ou un de ceux qui passent très vite. Elle était donc amère pour ma future mère, embarquée pour la troisième fois (au moins) avec un petit œuf au creux de ce ventre que j’ai toujours connu rond comme si Maman portait, en... [Lire la suite]
samedi 15 novembre 2014

NICOLAS ROZIER

Vie fantômePauvre désert lâchede tous les feuxFournée grisede terre mendianteJe sortiraiDroit comme le videJe partirai sans hasardJe ne laisserai plus le hasardfaire sa mort tranquilleet ses jeux de mort paisibleJe ne verrai plus ton départNi les façades de mes retours mortelsNi la fenêtre où je hurlaisdans les tableauxet la tête bassedes plus grands cielsNi tes yeux plus lointainsque des adieuxJe sortiraiEt je ne bougerai pasJe n'éviterai pas le dernier pieuLa flèche erranteEt le combat sera poussièreTon sourire en médaillonqui... [Lire la suite]
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samedi 16 novembre 2013

MEMOIRE DU SILENCE....Extrait

Pour guérir la tristesse des racinesla lente machinerie de la terresuscite dans les profondeursle gargouillement des eaux souterrainesLe ciel étage son théâtretire les rideaux du soleilAujourd'hui nul besoin d'angesils sont inclus dans les rayonsEntre les haies se glissent les sentiersparsemés de tant d'ornièresque l'on entend certains soirscahoter le chariot des rêves .   PIERRE ETIENNE   .        
mercredi 12 décembre 2012

QUELQUES DIFFICULTES DU COTE DE LA PAROLE

Le sublime ayant été décrété inhabitable à l’issue           d’un long acharnement thérapeutique le poète coffré, bête en cage, dans l’idée de la mort dut se résigner, tête sur le billot, à offrir sa voix           en holocauste aux dieux par contumace des ordinateurs. Il parlait en dessous avec l’accent des sources crissant d’appels au secours taraudés d’insomnie, de           blasphèmes rentrés et... [Lire la suite]
Posté par emmila à 00:28 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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