mardi 14 novembre 2017

LA FIN SE LEVE

La fin se lève. Qui a parlé. Moi, un inconnu, un fantôme. Nous habitons une terre féroce où les « Droits de l’homme » sont au mieux notre misérable butin. Dans la mort qui monte, j’entends tourner les roues maléfiques qui broientvictimes et bourreaux, pêle-mêle.Le flanc percé d’une lance longue et fourbe, l’homme saigne.La lumière a rétréci dans notre regard jusqu’à épouser la dimension de la plus minuscule piécette d’argent.La fin se lève ?Mais  nous  n’avons  pas  encore  donné ... [Lire la suite]

jeudi 24 novembre 2016

NE PAS TE NOMMER

Ne pas te nommerToi qui esDe toute arithmétiqueL’unique dissidence Tu dansesDans l’enfilade bleueDe ma mémoireÉmargeant de tes voeuxL’échelle de la joie À la fenêtre offerteLa digue se balanceEt le môle en riantÉperonne la mer Vois comme tout s'achemineAu large de l’hiverSous l’archet sémillantDe la prime espérance L’amour est insensé ONe pas te nommerToi qui esDe toute certitudeL’unique arborescenceL’infini retrouvéLe verbeLa fragranceL’embrasement secretDes lignes méridiennes ONe pas te nommerIl suffit... [Lire la suite]
vendredi 21 octobre 2016

L'EMPREINTE

Je suis d’un autre clanEt d’une autre fratrie Je suis l’homme à genouxEt la femme aux abois La louve suffocanteAu ventre du sous-boisQuand sonne l’hallaliSur l’autel des jours Je suis d’un autre mondeEt d’une autre patrie Je suis la voie trembléeQui dépèce le soirLa main fraîche du ventAu front du désespoir Et l’hospice espéréAu versant de l’amour Je suis d’un autre siècleEt d’une autre mémoire Je suis ce ciel ouvertRompu dans ton regard Je suis celui qui saitEt celle qui s’égare Je suis le... [Lire la suite]
lundi 8 août 2016

UN SANG D'ENCRE...Extrait

La banlieue, même black ou basanée, ce n'est pas l'autre, mais une part de nous-mêmes entrée en dissidence. La part mal logée, mal nourrie, si mal irriguée qu'elle se gangrène. Et peut-être la plus intime, parce que la plus désenchantée. Qu'on l'oublie le jour, on la retrouve le soir, à son chevet, pour entrer dans le sommeil. Qu'est-ce donc qui leur manque, qui nous manque, en secret, dans ces parages du cœur ? Le pain ? Ils en ont assez, quoi qu’on en dise, pour ne pas crever. Du travail ? Sans doute, mais encore, mais après ?... [Lire la suite]