dimanche 16 avril 2017

RIEN QUE CETTE LUMIERE

Rien que cette lumière que sèment tes mains Rien que cette flamme et tes yeux Ces champs cette moisson sur ta peau Rien que cette chaleur de ta voix Rien que cet incendie Rien que toi Car tu es l’eau qui rêve Et qui persévère L’eau qui creuse et qui éclaire L’eau douce comme l’air L’eau qui chante Celle de tes larmes et de ta joie Solitaire que les chansons poursuivent Heureux du ciel et de la terre Forte et secrète vivante Ressuscitée Voici enfin ton heur   .   PHILIPPE SOUPAULT   .
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mercredi 12 avril 2017

EXTRAITS DU LARGE...Extrait

Tu me parlais d'île, d'une lumière sans pareille, des multiples couleurs d'oiseaux inconnus et du bonheur qui se donne dans son lit de sable et d'écume tandis que d'autres se meurent… Et tout cela venait mordre ton cœur en le plongeant du même coup dans l'insondable vérité de tout ce qui demeure par-delà violence et douceur, au-delà de nos jeux et de nos pleurs.   .    BERNARD PERROY   .  
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mercredi 22 mars 2017

MEDITATION, CHAQUE VOIX A DES MOTS,TOUT PARLE...Extrait

Descendre en soi- au plus profond de soilà où s'origine en secret la vie.Gagner la complicité du ruisseaule silence du lac et la promessedu noroît porteur de spores, élagueurde cimes, passeur de sables et d'or.Les livres sont refermés. A peineécrire nos versets sur l'oubli de l'ondeet la haute respiration du ciel.Les paroles sont tues qui taraudaientles lèvres et déchaînaient le tumultedes hémisphères. L'écoute nous suffitet tous les sens en plénitude convoqués:le toucher du regard, le goût du parfumen la symphonie d'espace et de... [Lire la suite]
mardi 14 mars 2017

JOEL GRENIER...Extrait

J'ai dormi à la rose, sous son collier de perles. Elle disait quelque chose dans la langue des pensées et ses pétales s'ouvraient aux magies des jardins de l'aube blanche Des parfums de pluie se mêlaient à la terre au fond des vases sacrés. La nuit pleurait en cristal des larmes de velours comme font les vestales quand elles frôlent le bonheur. J'ai dormi à la rose pendant un siècle et demi. Le temps était suspendu à la pointe d'un sein. Rose...   .   JOEL GRENIER   .          
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dimanche 12 mars 2017

SOUFFLES ET SONGES...Extrait

Lumières d’octobre comme un bonheur inespéré déployant ses filets un félin assoiffé qui voit venir l’hiver Oh ! les feulements du vent quand les temps se renversent Soleils d’octobre illuminant le ciel entre deux averses La vie est douce, et lente, et douloureuse Le présent bat le rythme Cœur d’espace et de transparence La beauté souveraine rayonne en sa fragilité Nous n’avons rien à dire sinon cette caresse de lumière . . . COLETTE GIBELIN . . .
vendredi 24 février 2017

GENÈSE DE MES MAINS

Je voudrais t’offrir un collier d’escarboucles : quelques gouttes d’aiguail sur un fil de la vierge ; une rose trémière au jardin des douceurs ; des glèbes déchaumées sans foison de poussière. Je voudrais extirper notre ciel du néant, sauver de désaveu le fruit ouvert violine dans l’ombre du figuier – brève beauté, à jamais décisive – en dehors des mirements pudibonds et tartuffes. Tu sais d’un goût très sûr que, floraison tardive, la reinette d’Amboulne est succulente variété de garde ; pomme monde, haut parfum sur claie de bois.... [Lire la suite]
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lundi 26 décembre 2016

CENSÉMENT

Les figues, qui sont parmi les meilleurs fruits de la terre, (je les eusse à la pomme préférées dans le Jardin) mériteraient elles aussi leur place dans le Mythe, comme elles nous donnent une aussi infinie douceur. Autant les noix semblent contenir de la matière grise en hémisphères dits des cerneaux, proches du cerveau, non sans légers accidents du relief à leur surface, en écho distant de nous, de leur squelette captifs, autant la figue, plutôt évocatrice d’un ventre, renvoie difficilement l’image de la pensée : ses rondeurs de... [Lire la suite]
vendredi 23 décembre 2016

LE JARDIN SUSPENDU...Extrait

 Toujours les choses se dérobent et laissent le regard errer sur cette nappe de clarté dont la douceur n’est que l’approche de la pierre  pour de violentes noces imparfaites.  Et l’entaille demain à la mesure du corps entier,  de quel cri s’éveillera le chemin ? Sous les paupières d’amande glisse le fruit des larmes évaporées,  dur sommeil, long soleil de la besace des pauvres.     PIERRE-ALBERT JOURDAN       Oeuvre Joyce Gehl
vendredi 16 décembre 2016

LES LEVRES ET LA SOIF...Extraits

... un oiseau s’est posé aujourd’hui sur tes lèvres, comme si c’était un infime tremblement de paille ou de la poussière blanche, comme si c’était l’haleine d’un songe ou un charbon de neige, un oiseau s’est ainsi posé au bord du vide, au bord de la pensée, tout au bord du silence, tout au bord d’un poème entrouvert, … ce qu’on appelle un oiseau, ce n’est pas un oiseau, c’est un voile avec l’oiseau en dessous, c’est une prairie avec des insectes minuscules, de la rosée, du chant d’herbe et un voile au-dessus de tout ça, ... [Lire la suite]
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mardi 8 novembre 2016

JOËL GRENIER

"Le murmure de ses lèvres comme une brume légère pour taire les plaies. Le doux de son regard comme un voile de ouate pour cacher les blessures. Ses mots étaient des soleils rares qu'elle plantait dans le ciel quand il était chagrin.Elle était magicienne, princesse du silence au milieu des tourments et d'un geste discret, apaisait les vagues quand elles se faisaient grosses.Elle avait sur sa peau un drap de velours qu'elle baissait un peu quand on lui faisait la cour.J'attends l'hiver qui lui ressemble pour me réchauffer."   . ... [Lire la suite]
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