dimanche 22 juillet 2018

ANDRE HARDELLET...Extrait

Le mystère - c'est la voix étouffée des ramoneurs derrière les murs et le parcours de la Grange- Batelière sous l'Opéra.La peur - c'est un roulement de tombereau, la nuit, dans un bois où ne passe aucune route.La douceur - c'est un vol de chouette, sous le taillis, au crépuscule.Le contentement - c'est l'odeur d'une blonde qui, lente, efface ses bas noirs.L'angoisse - c'est la congestion, comme une émeute violette, sur le bitume où bouge un soleil ahurissant.L'été - c'est l'ombre de la jarre qu'emperle son frais et cette parole qui... [Lire la suite]
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lundi 25 juin 2018

ETERNITE

En mémoire de Geoffrey Oryema   . Mes pieds sur ma savane inscriront des cheminsl'Aube douce éclate dans ma gorgeje peins la nuit pour que le jour soit éternité   .   TCHICAYA U'TAMSI   .          
lundi 25 juin 2018

LE VENT M'EMPORTE...

A Geoffrey Oryema   ... Le vent m’emporte avec le sable sans retourmais les lieux absolus où réside à jamaisl’ombre de mon enfance bravent le temps rongeurtant qu’un mur blanc marque d’un signe purla couture insensible qui lie la terre au cielet la ville vivante avec le champ des morts....Nous passons, nous sommes passés, et nos pas sont effacésRestent seuls quelques signes ineffaçablesque je trace en pleurant dans un lieu innommé.   .   JEAN AMROUCHE " Tunisie de la grâce ", extrait     .  
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dimanche 24 juin 2018

GEOFFREY ORYEMA...LAND OF ANAKA

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vendredi 22 juin 2018

GEOFFREY ORYEMA...HOMMAGE

Une des plus grandes voix ougandaise s'est éteinte aujourd'hui Geoffrey Oryema est parti vers le monde des étoiles.Il était un " passeur " de beauté, d'amitié et d'amour, le passeur d'espoir que nous avons vu sur une scène magique ... Un être de lumière .....Nous sommes bouleversés..Geoffrey était une belle âme, apprécié par tant et tant d'hommes et de femmes, pour ce talent exceptionnel qu'il possédait, les mélodies sublimes de douceur qu'il nous a, à tous, offertes; apprécié aussi pour ses combats et son humanité...Nous l'avions... [Lire la suite]
mardi 5 juin 2018

PARTAGE DES EAUX

Pas encore née, déjà forméePassager d'un monde liquidePetit poisson, juste un frissonAnimée de gestes languidesOù est le haut, ma mère l'eau?Où est le bas dans ton silence?Dans la douceur de ton enclosJe suis un presque-rien qui danseEt tu me tiens au plus serréTon anneau d'or est bien ferméMon océan particulierMa chèreGeôlière C'est le doux partage des eauxQu'on garde au plus creux de ses osOù viennent boire les oiseauxDu rêveOn ne sait pas sur son îlotQu'on sera jeté par le flotBonheur qui d'un coup de ciseauS'achèvePartage des... [Lire la suite]

mardi 5 juin 2018

SÉRÉNITÉ...Extrait

 Parvenue au milieu de mes jours, je glane    cette vérité fraîche comme une fleur :    la vie a la douceur dorée du blé,    la haine est brève, immense l'amour.      Changeons le chant amer, à reflets de sang,    contre le chant souriant.    Les divines violettes s'épanouissent,    le vent se charge dans la vallée d'un parfum de miel.     .     GABRIELA MISTRAL       .
dimanche 20 mai 2018

MEMOIRE DES SUDS

A Dom Gabrielli     De l'oignon cru de l'huile d'olive du pain et une pincée de sel tel est ton repas aujourd'hui succulent en ces jours de disette et tu te souviensd'une colline devant Jérusalemoù un petit chevrier te souriaitassis sur un rocher sous le ciel radieux de Palestinetu te souviens du paysan crétois aux yeux bleu clairqui remplissait ton verre de rakiun jour de Pâque inondé de lumièreavec la mer éblouissante à perte de vuetu te souviens au bord d'un chemin de caillouxsous un... [Lire la suite]
lundi 2 avril 2018

LA GRÂCE DES ÂNES

 J’ai bien connu, en Sardaigne, ces adorables animaux. Ils ont le poil long comme les chèvres. Ils vivent en liberté dans la campagne, reviennent d’eux-mêmes à la maison comme les chiens. Les yeux bons, les lèvres rêveuses, ils restent immobiles des heures entières, distraits, paresseux, je ne sais. Il me semblait qu’ils fussent les créatures les plus vieilles de la terre, et que dans leur lenteur, leur indolence, sur leur croupe si pitoyable, pesât une grande fatigue de vivre. Ce vers de Saint-John Perse : l’éternité qui baille... [Lire la suite]
dimanche 25 mars 2018

LE RÊVE DE GRAMSCI...Extrait

Perdre notion de la douceur de l'amande écale éclatée Perdre notion de ce lexique où se prirent tous mes oiseaux quand faseillaient les feuilles quand chaque arbre était singulier dans sa façon de ciseler l'espace & sasser la lumière Oh les mots de ma préhistoire Oh cette cécité loin du livre initial J'ai laissé tous mes gestes dans la conscience d'hommes maigres & secs de pauvres traversant le plus clair des jours pour échanger des grains des mots ou pour prendre le thé le temps de ne rien dire écouter... [Lire la suite]