mardi 5 juin 2018

PARTAGE DES EAUX

Pas encore née, déjà forméePassager d'un monde liquidePetit poisson, juste un frissonAnimée de gestes languidesOù est le haut, ma mère l'eau?Où est le bas dans ton silence?Dans la douceur de ton enclosJe suis un presque-rien qui danseEt tu me tiens au plus serréTon anneau d'or est bien ferméMon océan particulierMa chèreGeôlière C'est le doux partage des eauxQu'on garde au plus creux de ses osOù viennent boire les oiseauxDu rêveOn ne sait pas sur son îlotQu'on sera jeté par le flotBonheur qui d'un coup de ciseauS'achèvePartage des... [Lire la suite]

mardi 5 juin 2018

SÉRÉNITÉ...Extrait

 Parvenue au milieu de mes jours, je glane    cette vérité fraîche comme une fleur :    la vie a la douceur dorée du blé,    la haine est brève, immense l'amour.      Changeons le chant amer, à reflets de sang,    contre le chant souriant.    Les divines violettes s'épanouissent,    le vent se charge dans la vallée d'un parfum de miel.     .     GABRIELA MISTRAL       .
dimanche 20 mai 2018

MEMOIRE DES SUDS

A Dom Gabrielli     De l'oignon cru de l'huile d'olive du pain et une pincée de sel tel est ton repas aujourd'hui succulent en ces jours de disette et tu te souviensd'une colline devant Jérusalemoù un petit chevrier te souriaitassis sur un rocher sous le ciel radieux de Palestinetu te souviens du paysan crétois aux yeux bleu clairqui remplissait ton verre de rakiun jour de Pâque inondé de lumièreavec la mer éblouissante à perte de vuetu te souviens au bord d'un chemin de caillouxsous un... [Lire la suite]
lundi 2 avril 2018

LA GRÂCE DES ÂNES

 J’ai bien connu, en Sardaigne, ces adorables animaux. Ils ont le poil long comme les chèvres. Ils vivent en liberté dans la campagne, reviennent d’eux-mêmes à la maison comme les chiens. Les yeux bons, les lèvres rêveuses, ils restent immobiles des heures entières, distraits, paresseux, je ne sais. Il me semblait qu’ils fussent les créatures les plus vieilles de la terre, et que dans leur lenteur, leur indolence, sur leur croupe si pitoyable, pesât une grande fatigue de vivre. Ce vers de Saint-John Perse : l’éternité qui baille... [Lire la suite]
dimanche 25 mars 2018

LE RÊVE DE GRAMSCI...Extrait

Perdre notion de la douceur de l'amande écale éclatée Perdre notion de ce lexique où se prirent tous mes oiseaux quand faseillaient les feuilles quand chaque arbre était singulier dans sa façon de ciseler l'espace & sasser la lumière Oh les mots de ma préhistoire Oh cette cécité loin du livre initial J'ai laissé tous mes gestes dans la conscience d'hommes maigres & secs de pauvres traversant le plus clair des jours pour échanger des grains des mots ou pour prendre le thé le temps de ne rien dire écouter... [Lire la suite]
dimanche 25 mars 2018

RETROUVONS-NOUS...

Retrouvons-nous un peu comme au temps des badamiersd'avant le grand départvers l'autre monde Lorsque que nous vivions nos rêves ou de jeunes rêvesde piroguiers    de mangroves habitées qui  abreuvaient les racines du ciel Retrouvons-nous encorecomme du temps où nous pensions alliance  accord effleurant ainsi prématurément et sans faillir les rivages vierges de Sagesse Avant que ne brise   sans freinau coeur de l'âme l'arbitraire et ses lames dont le morfil sitôt... [Lire la suite]
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lundi 5 mars 2018

C'EST UN JOUR SILENCE...

C 'est un jour silence,un jour blanc sans nuance,un jour sans paroles, sans ambiance, sans présence. Juste la neige derrière les carreaux, supprimant la couleur , impose sa brillance . Ces éphémères couches de transparence qui nous basculent dans une froideur intense, et dans un monde nouveau ,se révèlent être la seule attirance. Le jour blanc vire à l'éclatant sous le ciel assombri . Derrière les carreaux le regard s'appuie, et s'enfuit au bout de la nuit. On se croirait seul sur une lune de fine porcelaine qui se se... [Lire la suite]
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vendredi 3 novembre 2017

L'ENFANCE LUCIDE...Extrait

Mes poches craquent de montagnesJe porte l’océanle vent et la douceurla violence des rougeset le tourment des eauxLa rumeur des courées et le cri des étoilesme pèsent dans les yeuxLe rire des chevaux et le poids d’une enfance meretiennent au paysJe n’irai pas bien loinDites à la lumière qu’elle ne m’attende pas. . ARLETTE CHAUMORCELin L’enfance lucide anthologieUnimuse, 1989   .     Oeuvre Philippe Charpentier    
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vendredi 3 novembre 2017

UNE CARTE POSTALE

Tu m’enverras une carte postale,De la douceur des eaux,De la chaleur des lumières !Ici,Le SoleilFera place à la Lune,La LuneAu nuage,Le nuageÀ la nuit,Envoie-moi une carte postale !Tu m’enverras cette lumière des nuits,Des profonds cratères des Vésuves !Tu m’enverras ce diamant des ténèbres,De la froideur des Igloos !Ici,Le SoleilFera place à la Lune,La LuneAu nuage,Le nuageÀ la nuit,Envoie-moi une carte postale !   .     FREDERIC PACERE TITINGARefrains sous le SahelÉditions L’Harmattan, 1976     . ... [Lire la suite]
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vendredi 27 octobre 2017

RECHERCHE

N’entre que dans la cathédrale des hommes qui doutent. C’est largement suffisant pour s’y perdre et trouver le sens d’une route. Tu trouveras en eux la flamme des silex, la caresse des corps en larmes, l’édifice indispensable des vieilles villes. Les ports n’existent que parce qu’il y a des océans. Là-haut n’est qu’une catastrophe de mensonges et d’à-peu-près. Préfère-lui la complexité des étoiles, le vertige des trous noirs, l’opiniâtreté des chercheurs de langues et la douceur nommée des longues soirées d’automne. Mais ne crache... [Lire la suite]
Posté par emmila à 09:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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