lundi 26 décembre 2016

CENSÉMENT

Les figues, qui sont parmi les meilleurs fruits de la terre, (je les eusse à la pomme préférées dans le Jardin) mériteraient elles aussi leur place dans le Mythe, comme elles nous donnent une aussi infinie douceur. Autant les noix semblent contenir de la matière grise en hémisphères dits des cerneaux, proches du cerveau, non sans légers accidents du relief à leur surface, en écho distant de nous, de leur squelette captifs, autant la figue, plutôt évocatrice d’un ventre, renvoie difficilement l’image de la pensée : ses rondeurs de... [Lire la suite]

vendredi 23 décembre 2016

LE JARDIN SUSPENDU...Extrait

 Toujours les choses se dérobent et laissent le regard errer sur cette nappe de clarté dont la douceur n’est que l’approche de la pierre  pour de violentes noces imparfaites.  Et l’entaille demain à la mesure du corps entier,  de quel cri s’éveillera le chemin ? Sous les paupières d’amande glisse le fruit des larmes évaporées,  dur sommeil, long soleil de la besace des pauvres.     PIERRE-ALBERT JOURDAN       Oeuvre Joyce Gehl
vendredi 16 décembre 2016

LES LEVRES ET LA SOIF...Extraits

... un oiseau s’est posé aujourd’hui sur tes lèvres, comme si c’était un infime tremblement de paille ou de la poussière blanche, comme si c’était l’haleine d’un songe ou un charbon de neige, un oiseau s’est ainsi posé au bord du vide, au bord de la pensée, tout au bord du silence, tout au bord d’un poème entrouvert, … ce qu’on appelle un oiseau, ce n’est pas un oiseau, c’est un voile avec l’oiseau en dessous, c’est une prairie avec des insectes minuscules, de la rosée, du chant d’herbe et un voile au-dessus de tout ça, ... [Lire la suite]
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mardi 8 novembre 2016

JOËL GRENIER

"Le murmure de ses lèvres comme une brume légère pour taire les plaies. Le doux de son regard comme un voile de ouate pour cacher les blessures. Ses mots étaient des soleils rares qu'elle plantait dans le ciel quand il était chagrin.Elle était magicienne, princesse du silence au milieu des tourments et d'un geste discret, apaisait les vagues quand elles se faisaient grosses.Elle avait sur sa peau un drap de velours qu'elle baissait un peu quand on lui faisait la cour.J'attends l'hiver qui lui ressemble pour me réchauffer."   . ... [Lire la suite]
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jeudi 27 octobre 2016

BERNARD PERROY ... Extrait

Il y a cette lumière,sa blancheur sur le fleuveparmi les brumes,nous obligeant à fourragerplus au-dedansde nous-mêmespour y trouverla douceur d'un nom,d'un regard,d'un paysageavec ses lieu obscurset ses ravissements,ses ocres d'automnedont les nuancesavivent notre désir éperdude bonheur…   . BERNARD PERROY .  
mardi 18 octobre 2016

SI NOUS ALLIONS VERS LES PLAGES....Extrait

 Ne te retourne pas Le souvenir est devant toi Car ce printemps est advenuComme d'une étoile écorchée Dans la grande allée du royaumeÀ jamais perdu retrouvé                Douceur des larmes dans la chairEnfance aiguë   .   HELENE CADOU   .  
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mercredi 5 octobre 2016

RÊVES BLEUS

                                                             Je vampirise le bleu de l'azur, il coule dans mes veines telle une drogue douce . Mes rêves de petite fille étaient bleus . Ma grand mère me les souhaitait de cette couleur juste... [Lire la suite]
lundi 26 septembre 2016

À TOI QUI SAIS TENIR PAROLE

Toi, femme aux mains de poignante douceur, lèvres offertes comme fardées au pinceau rouge du vin des noces de Cana, je salue en ta chair la naissance du monde, toutes saveurs du sel, ton parfum de fourrure, l'appel sourd de la terre, sa promesse de source, son octroi de froment.Toi, femme qui inventes la prosodie de mes paroles, toi par qui mes songes prennent corps ; tu as flétri mes cauchemars dans tes flancs de longue houle.Avant toi, rien, jamais, ne m'avait suggéré que le poème est la pâture pour faire éloge ou récuser ; que sa... [Lire la suite]
mardi 20 septembre 2016

FERNAND VERHESEN...Extrait

Te voici dans l'air bleudes forêts intérieuresVivante aux courbes puresdu visibleUne étrange lumièreatteint le sol sauvagenous sommes dans l'amitiéd'un espace sans nomPrémices de douceurentre mes paumesSouffle soudain d'une abeilletout langage renaîtLes mots oublient leur absenceun visage s'éclaireDans la voix survenuele silence est sillages   .  FERNAND VERHESEN .
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mercredi 14 septembre 2016

ALLEGEANCE AU VENT

Allégeance au vent. Les peupliers du jardin, ce sont horloges à eau chiffrant nos instants et saisons, ce sont fuseaux à fuyant fil de vie. Quand la lune se fait puissante, leur feuillage frémit en petites mains d’ombre sur le pignon laiteux. Te voilà femme de soie grège, béante sous les doigts de caresse, femme de vals et de coteaux, de frondaisons et de lichens. Femme arabesque, luxuriante et luisante dans le petit jardin où, en marche à travers la douceur, tu regardes pleuvoir une pâleur sur les acanthes (hautes hampes... [Lire la suite]
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