dimanche 23 janvier 2022

ANNE MARGUERITE MILLELIRI...Extrait

Soeur de silence, aux quatre chemins les traces -- effacent : Visages encrés de sang noir, Visages pendus à l'arbre de la nuit, Visages d'orage aux yeux de chats-huants ; Soeurs de rage, dans la fange des heures ensevelies debout. Soeurs d'eau vive qui va son cours obscur ensanglanté de mots à naître. Douleur froide penchée sur le nid du ventre -- muette : Soeur de sans. . . . . . . ANNE MARGUERITE MILLELIRI . . . . Oeuvre Alexandre Calame  

lundi 19 avril 2021

PHOTOGRAPHIE N&B, 1954

  Tu ne sais plus(As-tu jamais su ?)Qui t’a assise sur le cheval de bois qui monte et qui descendQui a fait de grands signes du bras des sourires encourageantsDisant ton prénom, puis est partieAu moment où le monde s’est mis à tourner autour de toiOu bien toi au milieu de lui, tu te tenais bien droite,Que personne n’ait honte de toi,Malgré tout, dans le grand lac personne n’avait réussiA rattraper ton bateau avant qu’il ne coulePendant que tu pleurais Mon bateau mon petit bateau,Ou bien c’était une autre foisUn autre tour du... [Lire la suite]
mardi 29 décembre 2020

LA MEMOIRE DU SIECLE

Je mourrai de la même blessure au flanc que le siècle qui m'a vu naître des lignes de front me serviront de notes et les ossements sous la terre d'échelons vers la douleur partout dans le monde des mères attendent la cartographie de leurs deuils et que se complètent les atlas des écoliers je ne me souviens ni de vos vingt ans ni de vos terreurs ni de vos blessures ni de vos abattements comment le pourrais-je alors que du ventre à la gorge cette tranchée vive encore me traverse et que les... [Lire la suite]
dimanche 20 décembre 2020

FOUTU TANGO...Extrait - HOMMAGE

"C’est de la poésie comme je l'aime, crue et odorante en sortant du sous-bois, orfèvre et flexueuse lorsqu'elle travaille son cuir." M.Moreau . . Sans crier garele faiblea bousculé le fort le puissant vacille ainsi s'amorcela syncope Telle est elletel le tango pareil à la viechavirée à la fracturedu coude les crissont de douleurils glacentla hache s'est abattuebrutale sauve qui peut certitudes convictionshachées menuplace à l'angoisseplace au tango viennent les étourneaux toujours pareilils giclent d'entre deux... [Lire la suite]
jeudi 19 novembre 2020

THIERRY MATHIASIN...Extrait

Je veux des battements de vent, où les oiseaux rêvassent Des soleils buissonniers pour courtiser les nuages Des murmures de pétales épanouis sur les mornes Des mots aériens, libertins pour fleurir ta bouche Des eaux insoumises, des rives éblouies pour cueillir les jours où tu t'es donnée . La peau des pluies immobiles L'amour dont j'ai rêvé Deviné le cours infini Sans rien dire de plus Laissé aux caresses formuler Le poème qui cherchait un regard La... [Lire la suite]
mardi 28 avril 2020

MEMOIRES SANS VISAGES & AUTRES TEXTES...Extraits

La douleur minérale revientCruelle immobilitéS'arracher au lieu est impossibleLe regard incisifne suffit pas Oh! Choisir l'éphémère,la brume légère des départsVivre enfinmalgré le sang, les larmes,la mort tapie dans l'ombre     .     COLETTE GIBELIN Extrait de Vivante Pierre, in Mémoires sans visages & autres textes, éditions du Petit Véhicule     .   Oeuvre Salvador Dali
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dimanche 15 septembre 2019

ECKHART TOLLE

"La plus grande partie de la souffrance humaine est inutile. On se l'inflige à soi-même aussi longtemps que, à son insu, on laisse le mental prendre le contrôle de sa vie.La souffrance que vous créez dans le présent est toujours une forme de non-acceptation, de résistance inconsciente à ce qui est. Sur le plan de la pensée, la résistance est une forme de jugement. Sur le plan émotionnel,, c'est une forme de négativité. L'intensité de la souffrance dépend du degré de résistance au moment présent, et celle-ci, en retour, dépend du degré... [Lire la suite]
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mercredi 31 juillet 2019

ICI LA AILLEURS ET AUTRE PART

Que de douleur, que de souffrance, et ces petits, tout petits, cœurs palpitants que l'on a envie de cajoler, de bercer et consoler. Petits éclats de chair si tendre, entends-les pleurer leur sang si rouge, "et que la grenade est touchante dans nos effroyables jardins"(*). Un baptême et une bague, et au cou l’opulence de la mort et du noir. Une absence, une présence, un collier de souffrance. Dans la tête une voix qui tamise le silence, et le noir de la nuit dans le cœur de l’enfant qui se noie dans son sang. Une chemise... [Lire la suite]
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dimanche 3 mars 2019

ERNEST PEPIN...Extrait

Nous ne sommes pas venus en avionNi en bateau de croisièresNous sommes venus traînés par la houleHappés par les gouffresNous sommes venus comme des marchandisesDu bétail ou des machines humainesLes vagues et le vent escortaient notre douleurEt les requins voraces festoyaientEn goûtant notre chairNous avons tout oubliéLes rois et les dieuxMais nous n’avons pas oublié l’AfriqueEt depuis nous reconstruisons l’AfriqueNotre musique vient de l’AfriqueNotre cuisine vient de l’AfriqueTout l’humain en nous rappelle l’AfriqueL’Afrique... [Lire la suite]
dimanche 6 janvier 2019

CHARLES JULIET...Extrait

    La douleur incessantequi brûle les entraillesde ces huit cents millionsd'hommes de femmes et d'enfantsqui endurent les affres de la faimet surviventcomme ils peuventdans tant de villes et de contréessur les cinq continents   lèvres crevasséesregards éteintscorps décharnés   les forces qui manquents'épuisentparfois la mort   et l'autre faim   celle qui n'oses'avouerne trouve pasà s'assouvirnon moins lancinantenon moins acharnée à rongerque la première   celle qui tire l'êtrehors du... [Lire la suite]
Posté par emmila à 14:57 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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