lundi 11 juin 2018

PUISQUE TU PARS...

Puisque l'ombre gagnePuisqu'il n'est pas de montagneAu-delà des vents plus haute que les marches de l'oubliPuisqu'il faut apprendreÀ défaut de le comprendreÀ rêver nos désirs et vivre des "Ainsi-soit-il"Et puisque tu pensesComme une intime évidenceQue parfois même tout donner n'est pas forcément suffirePuisque c'est ailleursQu'ira mieux battre ton cœurEt puisque nous t'aimons trop pour te retenirPuisque tu pars Que les vents te mènent où d'autres âmes plus bellesSauront t'aimer mieux que nousPuisque l'on ne peut... [Lire la suite]

lundi 28 mai 2018

ERNEST PEPIN..Extrait

Nous ne sommes pas venus en avionNi en bateau de croisièresNous sommes venus traînés par la houleHappés par les gouffresNous sommes venus comme des marchandisesDu bétail ou des machines humainesLes vagues et le vent escortaient notre douleurEt les requins voraces festoyaientEn goûtant notre chairNous avons tout oubliéLes rois et les dieuxMais nous n’avons pas oublié l’AfriqueEt depuis nous reconstruisons l’AfriqueNotre musique vient de l’AfriqueNotre cuisine vient de l’AfriqueTout l’humain en nous rappelle l’AfriqueL’Afrique... [Lire la suite]
vendredi 19 janvier 2018

SOLEILS DES GREVES...Extrait

Aucun motne dira jamaisla joie apaisée du passage Il y eut tant de douleurssur ces rives du monde Tant de bonheursmuets Pour un printempsqui ressusciteje donnerais l'étéet l'automneet l'hiveret toutes les saisons dénudéesde mon cœur Je couvrirais de renonculesles terres obscuresde nos nuits   .     JEAN LAVOUE Soleil des grèves, Calligrammes 1996 www.enfancedesarbres.com   .  
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samedi 26 août 2017

POEMES MORTELS...Extrait

Ces joies qui sont comme des douleurs N’en parlons plus laissons ce monde mort écouler ses ruisseaux De sang jusqu’à la mer Laissons la nuit monter et pénétrer le ciel De fulgurante nuit Monde obscur et maudit dont le poids me soulève Je vous charge des peurs, je vous charge des maux Et du feu qui me ronge Et je reste un vaincu au bord de ce présent Fatal et dépouillé de gloire et de révolte. Je meurs lentement de vivre entre moi-même Et la malédiction de ces jours inutiles.   . . .   JACQUES PREVEL .   . ... [Lire la suite]
samedi 26 novembre 2016

S'ABAISSER JUSQU'A L'HUMUS

 S'abaisser jusqu'à l'humus où se mêlentLarmes et rosées, sangs versésEt source inviolée, où les corps suppliciésretrouvent la douce argile,Humus prêt à recevoir frayeurs et douleurs,     Pour que tout ait une fin et que pourtant     rien ne soit perdu.S'abaisser jusqu'à l'humus où se logeLa promesse du souffle originel. Unique lieuDe transmutation où frayeurs et douleursSe découvrent paix et silence. Se joignent alorsPourri et nourri, ne font qu'un terme et germe.Lieu du choix : la voie de... [Lire la suite]
vendredi 4 novembre 2016

PHILIPPE JACCOTTET

On ne peut pas porter sur ses épaules tout le fardeau de la douleur du monde. Suffit (?) qu'on n'aggrave pas celui des proches et en soulage une petite part quand cela se peut. Suffit (?) qu'on essaie au moins de porter seul le sien. Mais on peut, mais sûrement on doit porter le non-fardeau des moindres éclaircies encore aperçues, le contre-fardeau des lueurs pour les encore vivants. .   PHILIPPE JACCOTTET   .   Photographie Nili Cohen Young
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samedi 2 mai 2015

ELLE NE SUFFIT PAS L'ELOQUENCE

Elle ne suffit pas l’éloquence.Mon cœur ce soir se balanceEt glisse au fil d’une paupièreLampion de misèreQui n’éclaire pas ma nuit.Homme noir mais non d’onyx,Homme couleur de dépitTitubant par le marais des petites haines,Tu voudraisComme une alouette son miroirUn soleil où mourir avec ta peine.Tu cherches mais trop inquietPour trouver ton Reposoir.Rien ne brilleNi les yeux, ni le fer, ni l’aimant anonymeQui libèrent de mille clousTes douleursOù l’essaim des mouches au vol boiteuxDes mouches qui n’ont qu’une aileAllument de piètres... [Lire la suite]
mardi 26 août 2014

POEMES MORTELS...Extrait

Ces joies qui sont comme des douleurs N’en parlons plus laissons ce monde mort écouler ses ruisseaux De sang jusqu’à la mer Laissons la nuit monter et pénétrer le ciel De fulgurante nuit Monde obscur et maudit dont le poids me soulève Je vous charge des peurs, je vous charge des maux Et du feu qui me ronge Et je reste un vaincu au bord de ce présent Fatal et dépouillé de gloire et de révolte. Je meurs lentement de vivre entre moi-même Et la malédiction de ces jours inutiles.   .   JACQUES PREVEL   .   ... [Lire la suite]
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dimanche 6 avril 2014

LES VITRES SOUFFLEES

Je ne suis qu’une fine partie de conscience. J’éprouve des joies impartageables et des douleurs qui me gâchent l’existence. Je colle aux parois du jour comme une araignée sur sa toile. Le jour se substitue à l’épouvante qui saisit ma conscience. La lumière est-elle là pour éclairer ? En vérité, mon handicap ne rencontre presque jamais l’idée que je me fais de lui. J’incube dans une passoire de lamentations où sursaute mon orgueil. Une fraîcheur bleue se cache sous les mots que l’espoir féconde. Je me dois d’incarner l’espoir... [Lire la suite]
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mercredi 22 janvier 2014

UNE SALVE D'AVENIR

Dans la nuit, Couleur de ma peau, ciment des mystères, Silence du soleil, démence des despotes Un rêve instable murmure les hauts faits de l’histoire Déplisse les cicatrices habitées par le temps Dans la nuit, Royaume des maudits, forteresse à jeun, Forêt de peurs et de pleurs Le goût de la lumière allumera-t-il la colère Brisera-t-il la tutelle de l’ignorance et de l’impudence ? Dans la nuit, Baptistère et suaire des prières, Terreau et tombeau des songes, L’étreinte de la douleur vient froisser une tapisserie défaite Elle effrite... [Lire la suite]